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Et si nous étions marqués par les drames et fautes de nos aïeux ? Les visions d'Anne-Catherine Emmerich le suggérent.
par Polydamas 2021-04-27 16:50:01
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On connaît, bien sûr, Anne-Catherine Emmerich, dont les stigmates et les visions de la Passion sont fameuses. On connait un peu moins ses visions des Évangiles. Et pour ceux qui les ont lues, peu ont vu qu'elle évoquait parfois des phénomènes se rapprochant de ce que la psychologie a appelé la « psychogénéalogie », à savoir l'étude de la transmission des traumatismes et des péchés aux descendants. En gros, il s'agit du même principe que le péché originel, mais en plus mesuré : des traumatismes, drames et problèmes vécus au présent seraient en fait des manifestations de charges héritées par des drames et/ou des fautes vécues par des aïeux parfois très éloignés dans le temps. C'est ce qu'on appelle les « charges transgénérationnelles ».

La psychologie a inauguré ce champ en 1988 avec les travaux d'Anne Ancelin-Schutzenberger, et son livre « Aïe, mes aïeux », avec des cas tout à fait troublants qui, depuis, s'accumulent. Par ailleurs, depuis une dizaine d'années, le domaine génétique semble confirmer le phénomène par une de ses sous-branches, l'épigénétique, et le principe d'hérédité des caractères acquis (Lamarck). C'est compliqué, tout le monde n'est pas d'accord, les débats sont nombreux, beaucoup d'expériences sont en jeu mais si le phénomène était confirmé génétiquement, cela donnerait trois plans distincts sur lequel les traumatismes seraient transmis : le spirituel, le psychologique et le génétique. Le mécanisme général serait que la marque causée par un traumatisme soit transmise aux descendants sur les plans génétique, psychologique et spirituelle.

Rappelons ces passages suivants dans la Bible tout à fait évocateurs, qui vont dans ce sens.

Jérémie, chapitre 31 :
27. Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où j'ensemencerai la maison d'Israël et la maison de Juda d'une semence d'hommes et d'une semence de bêtes.
28. Et comme j'ai veillé sur eux pour arracher, abattre, détruire, ruiner et faire du mal, ainsi je veillerai sur eux pour bâtir et pour planter, dit l'Eternel.
29. En ces jours-là, on ne dira plus: les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées.
30. Mais chacun mourra pour sa propre iniquité; tout homme qui mangera des raisins verts, ses dents en seront agacées.
31. Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle...

Ezéchiel au chapitre 18 est plus direct :
2. Pourquoi dites-vous ce proverbe dans le pays d’Israël: les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées?
3. Je suis vivant! dit le Seigneur, l’Éternel, vous n’aurez plus lieu de dire ce proverbe en Israël.
Précisons que si le Tout-Puissant demande des explications, il dit qu'il n'y aura plus lieu d'affirmer ce lien avec le Messie, mais qu'il ne donne pas les conditions de libération de ces charges pour cela.

Enfin, dans l’Évangile, au chapitre IX de St Jean, on constate très clairement que l'idée était dans l'air même si le Christ n'en parle pas en tant que telle :
1. En passant, Jésus vit un homme aveugle de naissance.
2. Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? »
3. Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui.
4. Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.
5. Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »

Venons-en à Emmerich.
Elle évoque largement ce phénomène dans les visions suivantes. Il est remarquable de voir la cohérence entre ces visions et ce qu’indiquent les livres de psychogénéalogie.

Alors, oui, je sais, on n'est pas sûr de Brentano (l'écrivain qui a recueilli ses visions), Emmerich n'est pas l'Evangile, c'est entendu, prenons ce qu'elle dit avec des pincettes, évidemment, mais quand la science et la psychologie semblent confirmer les constats de la psychogénéalogie et indirectement de cette mystique, il y a lieu de se poser des questions sur la réalité du phénomène. Ajoutons que Brentano était probablement complètement ignorant de ce type de problématique à l'époque.

Serions-nous marqués sans le savoir par la vie et surtout les drames de nos aïeux ?

Les tomes sont ici ceux des Visions d'Anne Catherine Emmerich aux éditions Téqui.


Tome II :

Ils conduisirent ensuite Jésus à la synagogue, où une grande partie des Juifs se rassembla. Elle avait trois étages superposés. Les femmes se tenaient à l'arrière-plan. Ils commencèrent par des prières et des chants adressés à Dieu, pour indiquer qu'ils considéraient comme fait en son honneur tout ce que ferait Jésus. Il parla des promesses divines et de la manière dont elles s'étaient succédées et accomplies. Il parla aussi de la grâce, dit comment la grâce acquise à un homme par les mérites de ses ancêtres ne se perdait pourtant pas, lors même qu'il ne méritait pas lui-même de la recevoir, mais était donnée à quelque autre qui en était plus digne. Il parla encore d'un acte méritoire de leurs aïeux, accompli dans cette ville à une époque si reculée qu'ils n'en avaient presque plus connaissance, mais qui leur profitait encore. Ils avaient autrefois donné asile à des étrangers chassés de leur pays.

(...)

Lorsque Jésus eut congédié l'homme de Capharnaum, il guérit encore plusieurs malades qu'on avait amenés dans une cour de la maison. Il y avait là plusieurs possédés, mais non de la pire espèce. On conduisait souvent des possédés à ses instructions : quand ils arrivaient, ils faisaient grand bruit et se démenaient terriblement : mais Jésus leur ordonnait de se tenir tranquilles, et ils devenaient très calmes ; puis au bout d'un certain temps ils paraissaient ne pouvoir plus se maîtriser, et ils recommençaient à entrer en convulsions : alors Jésus leur faisait signe de la main et ils se calmaient de nouveau. Après l"instruction il commandait à Satan de se retirer, sur quoi ordinairement ils tombaient comme sans connaissance pendant quelques instants, puis se réveillaient tout joyeux, le remerciaient, et ne savaient plus rien de ce qui leur était arrivé. Ceux-là sont des gens dont la possession n'est pas d'une mauvaise nature, qui sont possédés sans qu'il y ait de leur faute. Je ne puis pas expliquer cela clairement, mais j'ai vu distinctement cette fois et d'autre fois encore, comment il arrive que près d'un méchant homme qui reste épargné par l'effet de la miséricorde et de la longanimité divine, souvent Satan prend possession d'un homme innocent et faible qui est parent du premier. Il semble que celui-là prenne à sa charge une partie du châtiment dû à l'autre. Je ne puis m'expliquer très clairement sur ce point : cela tient à la relation qui existe entre nous tous comme membres d'un seul et même corps ; et c'est comme lorsqu'un membre sain contracte, en vertu d'un rapport intime et mystérieux, une maladie qui a pour cause les péchés d'un autre membre. Il y avait ici des possédés de cette espèce. Ceux dont la possession est d'une mauvaise nature, sont beaucoup plus effrayants et coopèrent avec Satan : les autres sont purement passifs ; dans l'intervalle des accès, ils sont bons et pieux.

Tome III :

Jésus enseigna encore d'une façon très belle et très touchante. Je me souviens clairement qu'il parla des péchés des ancêtres et de la part qui nous en revient, et qu'il rectifia quelques-unes des idées de ses auditeurs. Il se servit une fois de cette expression : « Vos pères ont mangé du raisin vert, et vos dents en ont été agacées. »

(...)

Les femmes pénitentes venaient après les hommes, leurs offrandes étaient reçues par les prêtres et elles faisaient appeler les prêtres auxquels elles confessaient leurs fautes derrière un grillage. Les Juifs s'accusaient de diverses violations de leurs observances et aussi de leurs péchés contre les dix commandements. Il y avait dans leur confession quelque chose de singulier que je ne sais pas bien expliquer. Ils s'y accusaient des péchés de leurs ancêtres et parlaient d'une âme souillée par le péché qu'ils avaient reçue de ceux-ci et d'une âme sainte qu'ils avaient reçue de Dieu; il semblait qu'ils parlassent de deux âmes.

Les docteurs disaient aussi quelque chose à ce sujet : cela consistait à peu près à dire « Que leur âme pécheresse ne demeure pas en nous et que notre âme sainte demeure en nous. » C'était un discours où il était question d'un mélange, d'une union et d'une séparation d'âmes saintes et d'âmes pécheresses, dont je ne me rends plus bien compte. Mais Jésus après cela enseigna tout autrement à ce sujet : il dit qu'il n'en devait plus être ainsi, que leurs âmes pécheresses ne devaient plus être en nous ; et c'était une instruction touchante, car elle indiquait qu'il devait, lui, satisfaire pour toutes les âmes. Je le comprenais ainsi, mais les Juifs d'alors ne le comprenaient pas. Ils s'accusaient ainsi des péchés de leurs ancêtres : ils semblaient avoir l'assurance que des maux de toute espèce en résultaient pour eux, et croire qu'eux-mêmes se trouvaient par là dans l'habitude du péché.

Tome IV :

Ils se prosternèrent devant Jésus et se roulèrent à ses pieds avec leur enfant, transportés de joie et sanglotant. Jésus s’entretint en particulier avec le père et lui dit qu’une faute dont son père s’était rendu coupable pesait sur lui. Cet homme demanda à Jésus si le châtiment s’étendrait jusqu’à la quatrième génération. Jésus lui répondit que s’il l’expiait par la pénitence, cette faute pourrait être effacée.

(...)

Jésus lut dans les Ecritures un passage d’Ezéchiel touchant l’autel du nouveau temple et les chapitres de l’Exode qui traitent des vêtements sacerdotaux, de la consécration des prêtres et des sacrifices. (Ezéch., XLIII, 10-27 ; Exod., ch. XXVII-XXX.) Mais pour la consolation particulière de ces pauvres gens, il dit aussi qu’on ne devait plus se servir, dans Israël, de cette locution proverbiale : « Nos pères ont mangé des raisins verts et leurs enfants en ont eu les dents agacées ». Il leur dit que quiconque accueillait la parole de Dieu qui lui était annoncée, faisait pénitence, et recevait le baptême, n’était plus chargé des fautes de ses pères. Cela réjouit infiniment ses auditeurs.

(...)

L’homme qui avait attendu Jésus pendant deux jours, vint le trouver ici. Il se jeta à ses pieds et dit qu’il était le serviteur d’un homme de Cadès. Son maître suppliait Jésus de venir guérir son petit garçon qui avait la lèpre et qui était possédé d’un démon muet. Cet homme était un serviteur très fidèle et il exprima la douleur de son maître en homme qui prenait une grande part. Jésus lui répondit qu’il ne pouvait pas aller avec lui, qu’il fallait pourtant venir en aide à ce petit garçon, car c’était un enfant innocent.
Il dit au serviteur qu’il fallait que son maître se couchât sur son fils les bras étendus et fît une certaine prière ; qu’alors la lèpre se retirerait de lui : que lui, le serviteur, devait après cela s’étendre à son tour sur l’enfant et lui souffler dans la bouche : qu’alors une vapeur bleuâtre sortirait de l’enfant qui recouvrerait la faculté de parler. J’ai oublié ce qu’il lui dit de plus, mais j’ai vu le père et le serviteur guérir l’enfant de la manière indiquée.
L’ordre était donné au père et au serviteur de s’étendre sur l’enfant malade pour certaines raisons cachées dont je ne me souviens plus bien clairement. Cet enfant n’était pas né d’une union légitime ; il semblait qu’il fût le fils du serviteur et de la femme de son maître, sans que celui-ci le sût. Mais Jésus le savait. Chacun d’eux devait prendre une dette de l’enfant. Je ne puis pas expliquer cela clairement, non plus que la manière mystérieuse dont cela se fit.

Tome V :

Ils étaient surtout troublés par la crainte que la malédiction de leurs femmes ne tombât sur les enfants, innocents d’ailleurs, nés de leurs relations adultères, et demandèrent si cette malédiction pouvait être conjurée et effacée. Jésus s’étendit beaucoup sur ce sujet, dit que cette malédiction avait des effets terribles en ce qui touchait la génération, qu’elle s’incarnait en quelque sorte et ne pouvait être effacée que par beaucoup de charité et de clémence de la part de celui qui l’avait lancée et par le repentir et la pénitence de la part de celui qui l’avait provoquée ; que la malédiction frappait la génération d’une façon toute particulière et aussi qu’elle devait être retirée devant le prêtre, lequel devait alors donner sa bénédiction.
Il donna plusieurs autres enseignements sur ce sujet et dit que cette malédiction se perpétuait pendant plusieurs générations. Il ajouta qu’elle ne s’étendait pas jusqu’à l’âme, car le Père tout-puissant a dit : « Toutes les âmes sont à moi », mais qu’elle frappait le corps et les biens temporels. Or, le corps étant la demeure et l’instrument de l’âme, il en résultait pour celle-ci de grandes misères et de grandes tribulations, ajoutées au fardeau déjà si lourd qu’elle avait à porter pour son propre compte.
Je vis à cette occasion beaucoup de choses touchant l’état des enfants illégitimes, adultères et maudits, et touchant l’action prolongée de la malédiction non effacée sur les rejetons de ceux ceux qu’elle avait frappés ; mais je ne puis plus bien raconter cela. La malédiction agit de diverses manières, suivant l’intention de celui qui l’a lancée et aussi suivant la nature des enfants eux-mêmes.
Beaucoup d’épilepsies et de possessions tirent de là leur origine.



Bref, la communion des saints n'est pas un vain mot, nous sommes tous dans le même bateau. La solution est toujours la même : accueillir la parole de Dieu, recevoir les sacrements et faire pénitence. Malheureusement, la prière et la cérébralité ne suffisent pas, la pénitence et le corps doivent également être impliqués. Croire au Christ n'est visiblement pas suffisant pour se libérer de ces charges, malgré ce qu'on lit en Ezéchiel, il faut également s'impliquer physiquement. Et je dirais, en bon obsessionnel, que savoir de quels ancêtres il s'agit par un travail psy dédié est encore mieux, car cela permet de cibler les efforts.

Ça faisait un moment que je n'étais pas passé sur le forum. Comme vous voyez, je n'ai pas perdu mon temps. ^^

     

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              "Chacun est coupable pour tout et tous" - Dostoïeveski par Candidus  (2021-04-28 11:44:39)
                  Vous ne parlez pas de la même chose par Jean-Paul PARFU  (2021-04-28 12:20:29)
                      Ben oui, et peut-être que le roi est lié au pendu, justement... par Polydamas  (2021-04-28 14:31:12)
      A tempérer quand même par ceci : par Gereo  (2021-04-28 00:59:56)
          La note doctrinale des évêques en 2007 par Gereo  (2021-04-28 01:10:39)
              Alors, après lecture par Polydamas  (2021-04-28 20:32:22)
          Oui, il y a un risque... par Polydamas  (2021-04-28 09:51:34)
              C'est de la foutaise ! par Jean-Paul PARFU  (2021-04-28 10:33:08)
                  Malheureusement, ce n'est pas un argument. par Polydamas  (2021-04-28 11:05:28)
                      Origine spirituelle ? par Glycéra  (2021-04-28 11:14:35)
                      Il est impératif de bien séparer science et foi par Eudoxie  (2021-04-28 11:29:56)
                          Je pense que tout le monde est d'accord avec vous par Polydamas  (2021-04-28 13:02:40)
                              Lisez-moi par Eudoxie  (2021-04-28 13:09:28)
                                  Vous parlez de gourous, pas de psychothérapeutes reconnus par Polydamas  (2021-04-28 14:07:48)
                                      Les scientifiques ont leur mot à dire par Eudoxie  (2021-04-28 17:20:42)
                                          Je connais bien le monde de la psychothérapie par Polydamas  (2021-04-28 17:47:26)
                                              Ne faites pas semblant par Eudoxie  (2021-04-28 18:53:14)
                                                  Je vous répète, c'est non. par Polydamas  (2021-04-28 20:45:36)
                                                      Et ce type de travail par Polydamas  (2021-04-28 20:59:39)
                          Ah ! Fondamentalement hilarant ! par Ptitlu  (2021-04-29 07:18:14)
                              Ad hominem par Luc de Montalte  (2021-04-29 15:12:28)
                                  Allez-y, alors... par Polydamas  (2021-04-29 18:51:04)
          Les sources que vous citez sont boîteuses par Glycéra  (2021-04-28 10:39:26)
      Une solution simple, sans risque : par Eudoxie  (2021-04-28 11:00:40)
          Secret de famille ? par Glycéra  (2021-04-28 11:08:03)
              Disons que... par Eudoxie  (2021-04-28 11:21:49)
                  Exactement ! par Glycéra  (2021-04-28 11:31:28)
                      Une petite précision : par Eudoxie  (2021-04-28 11:39:57)
                          Sans oublier que Joseph s'est tu, et Marie aussi, même devant lui par Glycéra  (2021-04-28 11:46:09)
                          Le catéchisme selon dame Eudoxie (Saint Thomas c'est has been) par Ptitlu  (2021-04-29 07:28:48)
      Un autre rappel: nous ne sommes pas dans la tragédie grecque. par Eudoxie  (2021-04-28 13:07:50)
          Vous vous méprenez par Polydamas  (2021-04-28 14:22:55)
              Non par Eudoxie  (2021-04-28 17:27:15)
      des prédispositions, pas des déterminismes par Fran6  (2021-04-28 23:21:45)
          Puisque vous parlez technique génétique par Polydamas  (2021-04-29 09:43:30)
              hum ;) par Fran6  (2021-04-29 12:19:32)
                  Oui, tout à fait... par Polydamas  (2021-04-29 18:37:16)
          Merci pour cette approche par Eudoxie  (2021-04-29 09:48:59)
              merci par Fran6  (2021-04-29 12:22:04)
          Merci pour ces précisions par Eonix  (2021-04-29 14:12:00)
              Non, ça n'est qu'une adaptation par Polydamas  (2021-04-29 18:46:03)
                  Pour Fran6 et vous. par Eonix  (2021-04-29 20:13:27)
                  Il y a une faiblesse par Eonix  (2021-04-30 06:46:24)


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