Les termes ne sont pas neutres par Jean-Paul PARFU 2021-01-25 10:35:37 |
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De "célébrer le Saint Sacrifice de la Messe" à "présider une eucharistie", il est évident qu'il y a une forte dérive sémantique et que cette dérive n'est pas dû au hasard, n'est pas innocente.
Un prélat peut, certes, présider une cérémonie sans pour autant célébrer la messe, comme c'est le cas, par exemple, chaque année à Chartres lors du pèlerinage. L'évêque de Chartres préside, mais ne célèbre pas. C'est un autre prêtre ou un autre évêque, qui est invité par le pèlerinage, qui célèbre la messe.
Mais là, il ne s'agit pas de cela. Il s'agit de passer d'une conception de la messe à une autre.
Dans la conception traditionnelle, le prêtre, et le prêtre seulement, célèbre un sacrifice auquel les fidèles s'associent. L'hostie est consacrée et le sacrifice est accomplie.
Dans la nouvelle conception, il n'y a plus de sacrifice, mais une assemblée qui se réunit autour d'un animateur, d'un "président", pour "faire Eglise" et partager le pain. C'est l'assemblée qui célèbre, mais sans réelle consécration et sans réel sacrifice. Au mieux, il y a une ambiguïté, car le "Nom", comme le disait Mgr Lefebvre, est un rite bâtard.
En un mot comme en cent, on a là toute la différence qui existe entre la conception catholique (célébrer) et la conception protestante (présider) de la messe.
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