"resserrer les rangs" autour de qui et de quoi ? par Luc Perrin 2020-01-31 12:15:02 |
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Vous vous enfoncez un peu plus dans le déni. Par solidarité familiale si j'ai bien compris. Mais quand un proche se fourvoie, la charité est plutôt de l'aider à retrouver la raison non ?
Ou bien la citation donnée par Gereo, via Patrice de Plunkett, est fausse ?
Je la reprends :
Dom Louis-Marie écrit :
"Saint Benoît prévient les Savonarole, ceux qui partent en guerre contre les autorités légitimes, qu’ils risquent de faire plus de mal que de bien... Jalousies, conflits, médisances, scissions, désordres, voilà les conséquences des dissensions publiques… Sachons donc rester à notre place, et ne pas essayer de régler des situations de crise avec des médicaments aux effets secondaires dévastateurs. Pensons toujours aux plus petits."
Source : Lettre aux oblats n°108
Je ne vois pas comment on peut lire ceci autrement que comme un appel à "resserrer les rangs" autour de l'Amazone, de Pachamama, de l'abandon du célibat sacerdotal latin, de l'ordination de femmes prônées par certaines "autorités légitimes" allemandes, autrichiennes, brésiliennes, autour du "Qui suis-je pour le/la juger ?", autour des confidences sur la négation de la divinité de Jésus à Eugenio Scalfaro, sur le soutien à McCarrick ... le tout par des "autorités légitimes".
Désolé mais moi je ne resserre pas les rangs autour de cela, qui est illégitime, même si une "autorité légitime" le prône.
Cette idée est par ailleurs curieuse quand, partout dans l'Église avant comme après 2013, une masse de prêtres, religieux, religieuses, évêques et jusqu'à des cardinaux, j'ajoute une masse de théologiens et théologiennes, une myriade de laïcs et laïques n'ont cessé d'exprimé des critiques, moins pertinentes que les miennes, depuis des décennies et des décennies. Pourquoi seules les critiques du Pontife régnant et des autorités légitimes actuelles seraient-elles subitement condamnables ? Savonarole appelait au demeurant à plus de pureté et d'honnêteté, il est considéré comme proche de la sainteté par de nombreux auteurs ; l'autorité légitime du temps, Alexandre VI Borgia est restée dans l'histoire mais je ne souhaite à personne d'y figurer pour tous les crimes et abominations qu'on attribue à ce pape et à ses ... enfants.
Il faut surtout un toupet monumental pour tenir ce propos quand on est abbé d'un monastère fondé sur la dissidence héroïque d'un seul moine, dom Gérard Calvet qu'il m'a été donné de rencontrer et figure ô combien lumineuse. La simple décence, excusez-moi de vous froisser, aurait dû retenir la plume du Père abbé.
Il condamne par ces mots le fondateur et la fondation du monastère qu'il dirige aujourd'hui. Libre à vous de trouver cela "normal".
Vous avez le suffrage de Patrice de Plunkett : c'est tout dire !
ps. sauf erreur, un "oblat" est un laïc vivant à l'extérieur d'un monastère à l'époque contemporaine ; il s'est rattaché pour une règle de vie spirituelle, il participe à certaines retraites mais ne vit pas sous la juridiction permanente du Père abbé. L'oblat n'est pas identique au moine pour le droit canon. Le texte n'est donc pas prioritairement destiné ad intra comme je l'écrivais à bon droit.
Le Père abbé aurait pu proposer une méditation spirituelle plus d'actualité sur
Jérémie 1:16
"Je prononcerai mes jugements contre eux, à cause de toute leur méchanceté, parce qu'ils m'ont abandonné et ont offert de l'encens à d'autres dieux, et parce qu'ils se sont prosternés devant l'ouvrage de leurs mains."
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