Erreur commune des lanceurs d'alerte par PEB 2018-08-30 17:10:22 |
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Les lanceurs d'alerte pèchent trop souvent sur ce point. Un bon aviseur se contente de rapporter les faits à l'autorité compétente (enquêteurs, administration publique &c.). Un lanceur d'alerte se drapera dans sa cape de super-héros justicier. Or, les poursuites ne lui appartiennent pas.
Dans le rapport des faits, il faut éviter les on-dit. Il vaut mieux constituer un dossier de fait ou de témoignage dont on est témoin direct: "J'ai constaté tel fait" ou, à défaut: "Untel a déclaré ceci à propos de cela." Ou alors, on se contente de collectionner les pièces à convictions.
Toutefois, la dénonciation publique dessert le plus souvent le chevalier blanc, qui y perd notamment la protection juridictionnelle ou journalistique. La lecture du dossier par un tiers pourra donner lieu à une contre-enquête qui ne pourra que favoriser la manifestation de la vérité.
Bref, toujours s'exprimer ad rem mais jamais ad hominem: "Tel fait peut être imputé à untel dans telle circonstance" et non pas "Un tel doit rendre des comptes."
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