Votre remarque ne porte pas sur le fond de la question.
Il me semble que les questions de passeports ou d'appartenance culturelle ou linguistique n'entrent pas en jeu dès qu'il s'agit de se soumettre à une jugement de l'Église catholique.
Étroitesse d'esprit ou pas.
En 1900 le pape Léon XIII a réformé de fond en comble la législation de l’Index et balayé beaucoup d’oeuvres (au nombre de quelque 700) qui y figuraient souvent pour des raisons conjoncturelles.
Pas Les misérables.
On est donc amené à penser que leur maintien en 1900, 1929, 1938 et 1948 (avec des actualisations jusqu’en 1961, mais qui ne concernent pas Hugo) se justifie par des raisons de morale et de doctrine, et que leur inclusion dans la liste ne fut pas simplement conjoncturelle. Et c'est à l'autorité compétente, pas à nous, même instruits, d'en juger.
Lorsqu'il s'agit d'ouvrages littéraires comme ici, éventuellement de grande valeur éducative, pourquoi pas, on fait (faisait) pour les collèges ou lycées des éditions qui comportent des extraits choisis et qui faisaient l'objet d'un imprimatur (parfois tacite, quand on faisait foi au compilateur ou éditeur). J'en possède plusieurs, d'éditeurs allemands et français.
Pour les universités les enseignants et étudiants de cette partie de la littérature reçoivent (recevaient) une licence de leur Ordinaire ou directement du Siège apostolique (comme ce fut le cas de feu mon père, à l'époque) pour étudier des ouvrages interdits. Cela se faisait couramment et le document arrivait en général sans trop de bureaucratie.
Aujourd'hui, dans un tel cas, à défaut d'Ordinaire p.ex., mettons le cas, on devrait et pourrait la présumer.
Par ailleurs j'ignorais à ce jour que "le nombre des adaptations cinématographiques et l'impact de la comédie musicale" dénotaient en soi "un monument de la littérature universelle".
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