Rassurez-vous, depuis que j'ai vu, quelque part aux années 70, la scène célèbre de La Grande Vadrouille à l'Hôtel du Globe à Meursault, je comprends ce que veut dire cette expression française.
Vous voyez que je connais vos classiques.
Mais ce n'est pas vrai.
Il n'est jamais permis de faire directement un mal pour procurer un bien. Fût-ce sauver une vie.
"Les circonstances", c'est la "Situationsethik", l'éthique de situation, condamnée par l'Église, et même par celui qui est, dans votre obédience (je vous taquine), "Saint Jean-Paul II" (dans "Veritatis splendor" excusez du peu).
"Les circonstances" ne peuvent nous apprendre rien du tout, dans le fond, la où le choix est de faire une action mauvaise en soi.
Le bienheureux (honni soit qui mal y pense) Innocent XI (bienheureux par le pape Pie XII, huhuhu) a fait condamner la proposition suivante en 1679:
Causa iusta utendi his amphibologiis est, quoties id necessarium aut utile est ad salutem corporis, honorem, res familiares tuendas, vel ad quemlibet alium virtutis actum, ita ut veritatis occultatio censeatur tunc expediens et studiosa.
Il peut y avoir des raisons justes d'user de ces amphibologies chaque fois que cela est nécessaire ou utile pour défendre sa vie, son honneur, ses biens, ou pour quelque autre acte de vertu, en sorte que la dissimulation de la vérité est alors censée utile et désirable.
Tout catholique se tiendra à cela.
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