Ces choses, ce n'est certes pas moi qui les complique. par Scrutator Sapientiæ 2016-07-16 14:12:15 |
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Bonjour et merci, Candidus.
1. Ces choses, ce n'est pas moi qui les complique.
Ces questionnements, ce n'est pas moi qui les crée.
Je me contente de rappeler leur existence, leurs origines, leurs conséquences, et d'inciter vivement qui voudra bien se laisser inciter à en connaître et à en comprendre la substance, ne serait-ce que pour pouvoir s'exprimer, à leur sujet, en connaissance de cause.
2. Vous me rappelez un peu les catholiques qui, en d'autres temps, disaient en substance qu'ils n'avaient pas besoin de lire Marx, Nietzsche, Freud, pour connaître la part de nocivité du marxisme, du nietzschéisme et du freudisme. Il est certain que cette attitude ne leur a pas toujours permis de comprendre pourquoi et comment ces courants ont été attractifs, y compris dans l'Eglise catholique.
Sous cet angle là, je suis bien plus sensible à la démarche
- de Raymond ARON, qui connaissait et comprenait Karl MARX plus et mieux que bien des marxistes, des communisants ou des communistes,
- de Michel ONFRAY, qui a lu tout ce qu'il était possible de lire, de Freud ou sur Freud, avant d'écrire son livre sur et contre Freud.
3. Je peux vous assurer que ce dont j'ai parlé, dans mon premier message, au sein de ce fil, n'est pas oiseux du tout, apporte énormément de choses, ET PERMET DE COMPRENDRE POURQUOI ET COMMENT LA MAYONNAISE DU MODERNISME D'AUJOURD'HUI A PRIS, au point de déboucher sur une pastorale qui s'éloigne de plus en plus des textes-mêmes de Vatican II, et qui éprouve de moins en moins le besoin, ou le désir, d'y faire référence, d'une manière un tant soit peu honnête et loyale, car le modernisme d'aujourd'hui constitue fréquemment l'instrument au moyen duquel on légitime l'herméneutique dans le contournement permanent, ou dans le dépassement perpétuel, qui est à l'oeuvre depuis déjà quelques décennies, au sein de l'Eglise catholique.
4. Ce qui précède ne m'empêche pas, bien au contraire, d'être en accord avec vous, sur les phrases 3 et 4 de votre message. J'envie votre concision qui vous permet de rappeler l'essentiel en deux phrases. Il règne aujourd'hui, en effet, une "mystique" de l'émancipation, mais aussi de l'égalisation, notamment interreligieuse, et de la fraternisation, plus unanimiste qu'oecuménique au sens strict du terme, et en un sens, sur la première composante de cette "mystique", il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
5. N'en doutez pas et croyez-moi : ce dont j'ai parlé, dans mon message précédent, évidemment pas parce que c'est moi qui en parle, est d'un extrême intérêt. Je peux comprendre que, par manque de goût ou par manque de temps, on ne puisse pas s'y consacrer, mais j'ai plus de mal à comprendre que l'on ne veuille pas s'y consacrer, en décrétant par principe que c'est compliqué, inutile, ou que cela nous éloigne de l'essentiel, qui est davantage d'ordre sacramentel ou spirituel, alors qu'il suffit de quelques livres, allez, j'avoue, de plusieurs livres, pour savoir à quoi s'en tenir, sur cette affaire.
6. Que voulez-vous, je suis un classique, en matière de stratégie : j'ai vraiment besoin de connaître ce que mon adversaire a en tête, pour mieux le connaître, mieux le comprendre, savoir dans quelle mesure, ou à quel point, il est un adversaire, et pour pouvoir, si nécessaire, mieux le combattre, ou en tout cas inciter à résister, encore mieux, à la tentation de s'en remettre ou de se soumettre à lui.
Bonne journée.
Scrutator.
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