J'en ai parlé ... par Lycobates 2015-09-11 13:29:55 |
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très brièvement, il est vrai, ICI.
Je pourrais y revenir, à l'occasion, pour développer.
Aussi faut-il distinguer bréviaire et missel.
J'ai peu parlé du bréviaire, et beaucoup du missel, même si certaines questions (comme le calendrier) se recoupent pour les deux.
Le réforme du bréviaire est conséquente en 1911, celle du missel minimale (surtout questions de calendrier et de précédence de dimanches/fêtes). Le bréviaire concerne le clergé et les monastères. Le missel concerne tout le monde, et en conséquence ultime, touche au sacrement.
Concernant 1911 il n'y a par conséquent aucune vraie comparaison avec ce qui s'est fait, pour le missel, depuis 1955 (Semaine Sainte) et surtout 1965-1969 et ultra. C'est d'un tout autre ordre.
Contrairement à ce que l'on pourrait peut-être penser par mes messages répétitifs, je ne suis pas un "fétichiste" des rubriques de 1911/13.
Mais pour moi, pour des raisons que je ne développerai pas ici mais que vous connaissez, la norme s'arrête en 1958.
Or, il est avéré qu'il y a un fil rouge depuis les travaux de la fameuse commission Bugnini à partir de 1948, en passant par la réforme de la Semaine Sainte (répétition générale pour le NOM, on en a parlé ICI) et le missel (de transition, provisoire) de 1962, jusqu'au NOM de 1969. C'est un développement "organique".
C'est pour cela que je maintiens que quand on refuse le NOM, par principe théologique, non par esthétisme ou traditionalisme, il faut commencer son refus au début de ce fil rouge, et pas en cours de route sous prétexte que certaines étapes se sont encore faites sous le pape Pie XII (à son corps défendant ou pas).
Si le Pape revenait, il serait effaré - je ne crois pas me tromper - par ce qui s'est produit à partir des réformes qu'il a autorisées. Je parie qu'il serait le premier à les casser. Il serait aussi le seul à pouvoir faire cesser la cessatio legis actuelle.
Et puisque nous sommes en défaut d'autorité (d'après ma conviction et celles d'autres) nous devons nous contenter d'une solution provisoire, ad hoc, qui implique d'une part, par tutiorisme, le refus de ce qui a mené, vu de nos yeux d'aujourd'hui, à la catastrophe depuis 1965, donc tout ce qui émane de la commission de 1948, et d'autre part le maintien de tout, dans la mesure du possible, ce qui se faisait juste avant ce processus, donc l'édition typique de 1920 pour le missel.
D'où mon "fixisme" comme on l'a appelé, d'avant 1955, essentiellement pragmatique.
C'est loin d'être la situation idéale, j'en suis bien conscient.
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