Sans vouloir discuter par Jean Ferrand 2015-09-03 15:58:39 |
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Sans vouloir discuter sur le fond, on peut considérer que les fidèles orthodoxes, en fait séparés de l’Église romaine, restent sous le coup de la nécessité. En effet, ils pourraient mourir après n'importe quelle confession, même la plus ordinaire, après n'importe quelle communion. De ce fait ils sont toujours sous le coup de la nécessité. De même les mariages orthodoxes, s'ils étaient invalides, tous les couples orthodoxes vivraient en état d'adultère. Ce qui est impensable, surtout pour les innombrables fidèles qui subissent le schisme sans l'avoir voulu, ou même qui ne se sont jamais aperçus qu'ils vivaient en état de schisme. Qui se croient sincèrement dans la véritable Église du Christ.
A mon avis cet état de nécessite légitime tous les sacrements des schismatiques inconscients. De même celui des lefebvristes. J'ai toujours cru, non seulement à la validité, mais encore à la licéité des sacrements, chez les fidèles de la Fraternité Saint-Pie X. François, par son indult extraordinaire pour l'année sainte, semble bien me donner raison. Je ne vois pas l’Église en ce domaine revenir en arrière. Ce serait impensable.
On peut considérer qu'il y a plusieurs degrés dans la juridiction des évêques ou, en général, chez les ministres des Églises séparées. Une juridiction plénière et romaine dont bénéficient tous les fidèles, et les hiérarques, en pleine communion avec le siège de Pierre. Mais aussi une juridiction ordinaire que conservent même les prélats schismatiques, ne serait-ce qu'en vertu de cette nécessité dont nous venons de parler. La meilleure preuve, c'est que les mariages et les absolutions dans les églises orthodoxes ont toujours été considérés comme valides. Les hiérarques qui à l'origine ont commis le péché de schisme en sont peut-être (ou sûrement) responsables. Mais leurs fidèles n'en sont pas punis. De même que la validité de la succession apostolique est conservée, malgré le schisme, il reste un substrat de licéité canonique qui autorise la validité des sacrements, de tous les sacrements.
Il en de même pour les mariages chez les protestants, qui restent valides. Les ministres devant lesquels ils s'unissent ont forcément gardé une parcelle (suffisante pour l'objet) de juridiction ordinaire.
Un bloc aurifère détaché de la masse aurifère reste un bloc aurifère. Il emporte avec lui une parcelle de catholicité, non seulement sacramentelle (c'est hors de question) mais encore canonique.
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