Résistance et sédévacantisme par Ennemond 2015-06-03 22:58:46 |
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Plusieurs signes montrent tout de même que ces sites et la mouvance résistante en général flirtent grandement avec le sédévacantisme :
- Il n’y a absolument aucune déférence à l’égard du Souverain Pontife sur ces sites, aucun appel à prier pour lui (alors qu’en réalité il en a grandement besoin) et tout geste de déférence à l’égard de sa fonction de vicaire du Christ, combien même on aurait formulé des différends, est jugé comme un acte de terrible compromission avec le mal. Il y a en revanche une volonté claire et répétée de rompre toute relation avec lui. Il y a 40 ans, Mgr Lefebvre s’indignait qu’on lui ait retiré officiellement la régularité canonique et affirmait qu’il y avait là un abus d’autorité. Quarante ans plus tard, certains refusent à tout prix et par principe de pouvoir recouvrir cette élémentaire justice due à tout catholique.
- Il semble dans ces conditions que le seul argument pour ne pas être sédévacantiste repose sur le fait que Mgr Lefebvre ait jugé mauvais de l’être et que ce n’est donc pas très porteur.
- Certains prêtres de ces mouvances disent qu’il ne faut pas faire la distinction entre les sédévacantistes et ceux qui ne le sont pas et qu’il faut accepter les tenants des deux thèses.
- Plusieurs prêtres se réclamant de cette mouvance, notamment germanophones, ont versé dans le sédévacantisme alors que leur départ était salué par les mouvements dits de résistance. C’est le cas de l’abbé Trauner qui s’est immédiatement dit « sédévacantiste pratique » dans une déclaration audiovisuelle.
- La thèse (ou le sophisme) qui consiste à faire de l’Église conciliaire une structure distincte de l’Église catholique est un dangereux vecteur conduisant vers le sédévacantisme. Elle laisse diffuser l’idée que le pape régnant serait le chef de l’Église conciliaire, c’est-à-dire le chef d’une autre Église, laissant clairement planer le doute sur le fait qu’il est le pasteur légitime de l’Église catholique. On accepte généralement de dire que le pape est le pape. On lit moins le fait qu'il est le pasteur légitime de l'Eglise. Parler "de Notre Saint-Père le pape" comme le fit Mgr Lefebvre pour parler de Jean-Paul II dans le sermon des sacres semble en revanche complètement exclu.
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