Le droit divin par Jean Ferrand 2015-02-23 15:33:48 |
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Le droit divin, et révélé, s'arrête à la mort du dernier apôtre : en l’occurrence saint Siméon de Jérusalem mort martyr au début du second siècle. Je vois nulle part promulguée la charte du royaume de France dans l'évangile, ni dans les écrits des apôtres, ni même dans les traditions apostoliques orales, transmises par les anciens Pères de l’Église.
Par contre le royaume de France pourrait être dit providentiel depuis Clovis, ou même béni du ciel par des révélations privées, ne faisant pas partie du dogme de la foi, mais hautement approuvées, même par les pontifes romains. On pourrait en citer maints témoignages.
Le royaume de France, vous le savez, a connu plusieurs races. Par conséquent aucune d'entre elles ne peut se dire "de droit divin", même au titre d'une révélation privée (non canonique). Même aujourd'hui, vous le savez encore, il existe des divergences quant à la légitimité entre les descendants de nos rois (ou empereurs) et chacun se prétend plus légitime que l'autre.
Si les rois de France s'affirmaient de droit divin et par conséquent indépendants, même du Saint-Siège, ce n'était pas au titre de la révélation divine ni même d'une révélation privée. Ils voulaient dire simplement qu'ils étaient institués, comme tous les rois, ou princes de ce monde, par le droit naturel et en ce sens directement par Dieu, et non pas par un décret du Saint-Siège. Mais dans le droit ancien, ils n'en étaient pas moins soumis, quant à la conduite morale, au droit surnaturel et supérieur de l’Église. Si Philippe le Bel, par exemple, avait tendance à l'oublier, il fut sévèrement rappelé à l'ordre par Boniface VIII, dans la bulle Ausculta Fili, entre autres.
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