De toute façon cette discussion est adjacente puisqu’il est question ici de la validité de l'ordination anglicane et en plus pour une femme. Évidemment, c'est non. Elle est invalide.
D'accord avec vous. Mon but n'était sûrement pas de faire dévier cette discussion !
Mon message portait sur la question de savoir si la ré-consécration d'un "évêque" anglican dans un rite catholique par un évêque janséniste ou schismatique oriental était valide, même sans ré-ordination presbytérale préalable.
Je ne le crois pas.
Elle serait en tout état de cause douteuse, et vous avez vous même rappelé à juste titre que le tutiorisme s'impose dans le domaine sacramentel et qu'un sacre douteux était à considérer comme un non-sacre.
Saint Léon diacre a-t-il été ordonné prêtre à son retour de Gaule avant d'être sacré évêque de Rome ? Vous ne pouvez pas le prouver. Il semble bien que non
Les sources historiques dont nous disponsons ne permettent pas de le prouver. Correct !
Je crois, avec l'opinion commune, que la dogmatique le prouve, et cela suffit.
Mais vous avez raison : nos données historiques ne le prouvent pas, mais ne le désapprouvent pas non plus. Les sources historiques autant que je voie ne s'opposent pas à supposer (et je le répète : la dogmatique, avec l'opinion commune, nous y oblige) qu'ordination et sacre (dans l'ordre correct) lui ont été conférés, peut-être au cours de la même cérémonie.
Je vois dans la forme essentielle du sacre, définie en tant que telle par le pape Pie XII en 1947 et en vigueur depuis des siècles dans l'Église latine, une preuve dogmatique supplémentaire : on voit mal dire l'évêque consécrateur "Accomplis dans ton prêtre la somme de ton ministère ...", si l'ordinand n'est pas d'abord prêtre. Ce serait un non-sens et forcément invalide.
Evidemment d'autres formes valides (définissant avec précision le caractère épiscopal, vis-à-vis du presbytéral ou diaconal : c'est un aspect important) peuvent ou ont pu être légitimement en vigueur en dehors du rite romain, mais en principe c'est notre forme du pontifical (
Comple in sacerdote tuo) que notamment les jansénistes ont utilisée, au moins jusque récemment.