Liberté... ou non ? par fidelis 2014-11-14 16:04:07 |
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J'admire et apprécie tous et chacun des arguments de cette discussion qui est, semble-t-il, à la base des problèmes actuels. Pourtant, il me semble (et c'est peut-être là une cause importante des impossibles [ré]conciliations) qu'il y a quelque peu un dialogue de sourds.
J'aimerais d'abord revenir à un principe qui me semble fondamental : Dieu a créé l'homme totalement libre, ce qui explique (et non excuse, que l'on ne s'y trompe pas) la faute originelle. Certains voudraient-ils, parce que, en matière religieuse, beaucoup d'hommes (en fait la grande majorité de l'humanité, et ce n'est pas nouveau!)sont effectivement dans l'erreur, leur restreindre cette liberté qui est le fondement de leur dignité d'enfants de Dieu; et comment ? Par la force du bras séculier ? Et lequel, puisque certains constatent qu'effectivement il n'y a plus aucun état catholique de par le monde. Par contre il y a beaucoup d'états ou de sociétés non catholiques qui restreignent la liberté des catholiques, voire les oppriment et les musellent au profit d'idéologies, religieuses ou non, qui profèrent effectivement un maximum d'erreur. A défaut du bras séculier, quel moyen y a-t-il ? Pogrum, terrorisme...? C'est criminel rien que d'y penser ! Au plan spirituel, si l'homme n'est pas libre de devenir (ou rester catholique), sa conversion est de peu de valeur ; or en fait, c'est une grâce divine, qui passe peut-être (sans doute) par des moyens humains, mais sûrement pas par la contrainte. Alors quelle importance de se braquer contre la liberté religieuse, à condition que cette liberté soit égale pour tous, c'est-à-dire en premier lieu pour les catholiques. Si par hasard, un jour la Providence permettra qu'un régime ou une société favorise le catholicisme, alors réjouissons nous, mais sans réclamer qu'elle opprime les non-catholiques, ce qui ne peut que les enraciner dans leur hostilité au catholicisme, et donc dans leurs erreurs. Plus grave et urgent me semble-t-il, et c'est là une responsabilité de tous et de chacun, depuis le souverain pontife en passant par les cardinaux, évêques et toute la hiérarchie, jusqu'aux "animateurs" laïques et autres genres de gourous auto-proclamés, et tous les fidèles prêts à gober n'importe quoi, ce qui est grave disais-je, est cette tendance généralisée de mettre les autres religions (évidemment fausses) sur le même plan que la religion catholique reçue des apôtres, en commençant par le judaïsme, l'islam, tous les protestantismes et tout le reste. Si les catholiques sont encouragés à ne considérer par leurs autorités légitimes, la Révélation et le Sacrifice de Notre Seigneur Jésus Christ que comme une "belle histoire" parmi tant d'autres, nul doute que leur zèle, qui pourrait être exemple pour ceux qui recherchent effectivement la Vérité, ne soit pas du tout convaincant.
Pour moi, le vrai danger n'est pas DH, mais Nostra Aetate, avec les apostasies d'Assise comme exemple d'application et toutes les politesses inter-religieuses au plus haut niveau.
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