N'oublions pas que par Jean Ferrand 2013-08-19 17:29:39 |
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N'oublions pas que le temple samaritain du mont Garizim n'existait plus depuis longtemps. En effet, il avait été détruit par Jean Hyrcan vers 108 av. J.C. La samaritaine, dans l'évangile de Jean, n'en parle plus que pour mémoire : "Nos pères ont adoré sur cette montagne." (Jn 4, 20).
Daniel-Rops nous apprend dans "Jésus en son temps" (page 234) qu'il y avait en Galilée une ville lévitique nommée Kadès où les lépreux pouvaient faire constater leur guérison et être ainsi réintégrés dans la société religieuse comme civile de leur temps, participer au culte, fréquenter de nouveau la synagogue. J'avoue que je n'ai trouvé nulle part confirmation de ce renseignement.
Qu'un samaritain soit mêlé à des juifs, cela n'avait rien d'étonnant dans cette région limitrophe, sans doute un peu sauvage, de la Galilée et de la Samarie. Dans le malheur on fait cause commune, et l'on n'allait pas s'exclure entre exclus.
Que Jésus les renvoie tous se montrer aux prêtres, soit à Kadès, soit - mieux - à Jérusalem, il ne fait qu'appliquer la Torah et il demande aux lépreux un acte de foi, en considérant le miracle comme acquis. Ils sont guéris par provision, si je puis dire. Jésus ne fait pas de distinction entre le samaritain et les autres, et c'est normal : il lui donnait ainsi l'occasion providentielle de réintégrer la communauté israëlite. Il n'allait pas, une fois guéri, se trouver séparé de ses compagnons de misère.
Mais c'est le samaritain qui se distingue tout seul par sa foi et par son enthousiasme. Se voyant guéri, il ne peut que revenir sur ses pas pour rendre gloire à Dieu, et dire merci. Il en est hautement félicité.
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