Brève réponse à vos points 2 et 7, les béatitudes et l'incrédulité... par le torrentiel 2013-01-20 18:30:36 |
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Cher scrutator et merci pour la profondeur de votre message, en particulier de vos remarques surle non sens de l'épreuve qui doit faire sens (comment en trouver le chemin spirituel, comment réfléchir sur le malheur ? Questions difficiles, mais qu'on ne saurait évacuer d'un:
"Le scandale du mal est inexplicable", car cette réponse est de la paresse intellectuelle et métaphysique, telle qu'il en existe dans un certain athéisme, pour reprendre vos propos de tout à l'heure),
2. La différence entre cet amour-là, cette Lumière-làet cette Paternité-là par rapport à l'amour ou l'amitié purement sensuels, les lumières philosophiques, libertines ou mondaines, et la paternité humaine, si faillible, me paraît se ramener à la différence entre le bonheur ressenti et les béatitudes, qui assument l'absence de sentiment du bonheur en étant placées dans un accompli qui relève du futur, et en faisant culminer cette différence dans les paroles de Marie à Sainte bernadeth de Lourdes -sainte dont les réparties personnelles et inspirées sont à l'égal de celles de Jeanne d'arc ("Esprit-saint, quand vous parlez")-:
"Je ne vous promets pas le bonheur en ce monde, mais dans l'autre".
7. Je suis séduit par votre distinction entre l'incrédulité et l'incroyance, mais je vous ferai tout de même observer:
1. que c'est Jean-Paul II qui parle d'un "péché d'incrédulité", qu'il rapproche et identifie quasiment au péché contre le Saint-esprit;
2. qu'à mon sens, l'incroyance demeure une relation, contrairement à l'incrédulité, qui ne veut pas se rendre à ce que l'abbé de tanoüarn appelle "l'évidence de dieu";
3. cette évidence est double:
a) elle est réceptivité à "Dieu, sensible au coeur";
b) mais elle est également observation des clins d'yeux de la Providence, du merveilleux dans notre vie, des merveilles de dieu qui confirment la foi, dispersées partout comme des semences de révélation, interprétables, y compris par la science, pour que l'homme puisse retrouver le chemin de la foi.
La Foi demande donc une aptitude émotionnelle et un sens de l'observation capables de s'émerveiller.
J'étais réticent à la lecture de votre tryptique: "réflexion-émotion-relation. Je suis un peu fâché avec ce dernier terme, car il noie souvent le poisson quand on ne trouve plus rien à dire. Mais si on place, paradoxalement, la relation dans le champ de la science, compte tenu que la science est une relation de l'observateur à ce qu'il voit, et qu'il peut observer avec émerveillement pour en donner une interprétation croyante, je pense que ce terme de relation acquiert une signification beaucoup plus solide, dans le même sens où l'esprit-saint consolide l'amour que se vouent le Père et le fils en hypostases divines, où, pour ainsi dire, Il personnifie le Père et le fils tout en donnant à la création d'être animée, en complément de la Pensée du Père et de la Parole du fils, qui l'ont mise en désir et Lumière.
Je vous remercie de m'avoir donné l'occasion d'approfondir ces quelques points luminescents
Le torrentiel
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