Les deux premières citations de Gaudium et Spes sont fausses.
Vais je me faire un défenseur de Vatican II ? Non, mais un minimum d'honnêteté s'impose et une recherche rapide dans le texte donne ceci:
tout d'abord le sujet de gaudium et Spes :
« C'est en effet l'homme qu'il s'agit de sauver, la société humaine qu'il faut renouveler. C'est donc l'homme, l'homme considéré dans son unité et sa totalité, l'homme, corps et âme, cœur et conscience, pensée et volonté, qui constituera l'axe de tout notre exposé. »
Rien à dire.
Et en effet le mot "Homme" apparait 356 fois dans ce document sur 37 752 mots.
« L’homme est la seule créature de Dieu créée pour elle-même » dixit Bourbon
Voici le texte:
« (…) l'amour de Dieu et du prochain est le premier et le plus grand commandement. L’Écriture, pour sa part, enseigne que l'amour de Dieu est inséparable de l'amour du prochain : « ... tout autre commandement se résume en cette parole: tu aimeras le prochain comme toi même... La charité est donc la loi dans sa plénitude » (Rom. 13, 9-10; cf. 1 Jean 4, 20). Il est bien évident que cela est d'une extrême importance pour des hommes de plus en plus dépendants les uns des autres et dans un monde sans cesse plus unifié.
§ 3. Allons plus loin: quand le Seigneur Jésus prie le Père pour que " tous soient un..., comme nous nous sommes un ". (Jean 17, 21-22), Il ouvre des perspectives inaccessibles à la raison et Il nous suggère qu'il y a une certaine ressemblance entre l'union des Personnes divines et celle des fils de Dieu dans la vérité et dans l'amour. Cette ressemblance montre bien que l'homme, seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même, ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même (2). »
« L’homme est le centre et le sommet de toutes choses » dixit Bourbon
Voici le texte :
(L'homme à l'image de Dieu)
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§ 1. Croyants et incroyants sont généralement d'accord sur ce point:
tout sur terre doit être ordonné à l'homme comme à son centre et à son sommet.
§ 2. Mais qu'est-ce que l'homme? Sur lui-même, il a proposé et propose encore des opinions multiples, diverses et même opposées, suivant lesquelles, souvent, ou bien il s'exalte lui-même comme une norme absolue, ou bien il se rabaisse jusqu'au désespoir : d'où ses doutes et ses angoisses. Ces difficultés, l'Église les ressent à fond. Instruite par la Révélation divine, elle peut y apporter une réponse, où se trouve dessinée la condition véritable de l'homme, où sont mises au clair ses faiblesses, mais où peuvent en même temps être justement reconnues sa dignité et sa vocation.
§ 3. La Bible en effet enseigne que l'homme a été créé "à l'image de Dieu", capable de connaître et d'aimer son Créateur, qu'il a été constitué seigneur de toutes les créatures terrestres (1), pour les dominer et pour s'en servir, en glorifiant Dieu (2). " Qu'est donc l'homme, pour que tu te souviennes de lui? Ou le fils de l'homme pour que tu te soucies de lui? A peine le fis-tu moindre qu'un dieu, le couronnant de gloire et de splendeur: tu l'établis sur l'œuvre de tes mains, tout fut mis par toi sous ses pieds " (Ps. 8, 5-7).
§ 4. Mais Dieu n'a pas créé l'homme solitaire: dès l'origine, « Il les créa homme et femme » (Gen. 1, 27). Cette société de l'homme et de la femme est l'expression première de la communion des personnes. Car l'homme, de par sa nature profonde, est un être social, et, sans relations avec autrui, il ne peut ni vivre ni épanouir ses qualités.
§ 5. C'est pourquoi Dieu, lisons-nous encore dans la Bible, " regarda tout ce qu'Il avait fait et le jugea très bon " (Gen. 1, 3 1).
Le péché
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§ 1. Etabli par Dieu dans un état de justice, l'homme, séduit par le Malin, dès le début de l'histoire, a abusé de sa liberté, en se dressant contre Dieu et en désirant parvenir à sa fin hors de Dieu. Ayant connu Dieu, « ils ne lui ont pas rendu gloire comme à un Dieu (... ) mais leur coeur inintelligent s'est enténébré », et ils ont servi la créature de préférence au Créateur (3). Ce que la Révélation divine nous découvre ainsi, notre propre expérience le confirme. Car l'homme, s'il regarde au-dedans de son coeur, se découvre enclin aussi au mal, submergé de multiples maux qui ne peuvent provenir de son Créateur, qui est bon. Refusant souvent de reconnaître Dieu comme son principe, l'homme a, par le fait même, brisé l'ordre qui l'orientait à sa fin dernière, et, en même temps, il a rompu toute harmonie, soit par rapport à lui-même, soit par rapport aux autres hommes et à toute la création.
§ 2. C'est donc en lui-même que l'homme est divisé. Voici que toute la vie des hommes, individuelle et collective, se manifeste comme une lutte, combien dramatique, entre le bien et le mal, entre la lumière et les ténèbres. Bien plus, voici que l'homme se découvre incapable par lui-même de vaincre effectivement les assauts du mal; et ainsi chacun se sent comme chargé de chaînes. Mais le Seigneur en personne est venu pour restaurer l'homme dans sa liberté et sa force, le rénovant intérieurement, et jetant dehors le prince de ce monde (cf. Jean 12, 31), qui le retenait dans l'esclavage du péché (4). Quant au péché, il amoindrit l'homme lui-même en l'empêchant d'atteindre sa plénitude.
§ 3. Dans la lumière de cette Révélation, la sublimité de la vocation humaine, comme la profonde misère de l'homme, dont tous font l'expérience, trouvent leur signification ultime.
Etc.
Après de telles falsifications dans le préambule de cet article, est il nécessaire de lire la suite ???