la collégialité telle que comprise par l'Eglise par jejomau 2011-11-22 11:20:24 |
|
Imprimer |
La vraie collégialité dans l'Eglise catholique, la voici :
« Le pouvoir de régir l’Église universelle réside d’abord dans le Souverain Pontife, puis dans le collège épiscopal qui lui est uni… Il peut être exercé soit, uniquement par le Souverain Pontife, soit solidairement par le Souverain Pontife et le Corps épiscopal : le pouvoir du Souverain Pontife uni au collège apostolique constituant non pas deux pouvoirs adéquatement distincts, mais un seul pouvoir suprême considéré d’une part dans la tête de l’Église enseignante, où il réside tout entier et comme dans sa source, d’autre part à la fois dans la tête et dans le corps de l’Église enseignante, auquel il se communique et dans lequel il trouve son sujet plein et intégral. » (cardinal Journet - "L’Église du Verbe incarné" - 3 éd., p. 531.)
Ainsi, la doctrine résumée par le cardinal Journet ci-dessus est également confirmée en ce sens par le R.P Calmel (Iinéraires n°92, avril 1965) de la sorte :
"Le pouvoir suprême, unique dans l’Église, existe à la fois dans le Pape et dans le collège uni au Pape. Mais il n’a pas dans le Pontife romain et dans le Corps épiscopal uni au Pape le même mode d’existence.
Dans le premier, il existe comme dans sa source et dans l’épiscopat uni à lui comme dans son terme. Aussi appartient-il au Pape personnellement et sans aucune dépendance par rapport à l’épiscopat tandis que l’épiscopat ne le détient que collectivement et en dépendance de sa tête:
le Pontife romain. Le Seigneur a voulu, écrivait saint Léon, que la charge d’annoncer la vérité « revint en telle manière à tous les apôtres qu’elle fut d’abord déposée dans le bienheureux Pierre, le premier d’entre eux ; et il veut que de Pierre, comme de sa tête, ses dons se-répandent dans le corps entier ». (Epist. I, PL LIV, c. 629.)
Ce pouvoir collégial n’appartient pas aux évêques pris isolément, ni même à des groupes d’évêques, il appartient à tout le Collège uni à sa tête. Aussi ne peut-il être exercé que par l’unanimité morale des évêques unis au Pape"
Le R.P. Calmel conclut de la sorte :
"Le pouvoir concédé au Collège uni à lui n’a pas pour fin de limiter son autorité souveraine, ou même de contrôler l’usage personnel qu’il en fait. Il est destiné à coopérer avec lui et dans sa dépendance à l’accomplissement de sa charge immense. Ce pouvoir ne confère pas aux évêques, même pris collectivement, un droit au co-gouvernement de l’Église universelle, mais c’est une aptitude et une capacité à être associés par le Pasteur suprême à l’exercice de son autorité souveraine, quand il le voudra et comme il le voudra"
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|