lles sont sévèrement limitées par le code de rubriques de 1960.
N'étant pas chez moi, je n'ai pas devant moi le missel roncallien de 1962, qui se trouve dans l'enfer de ma bibliothèque personnelle (un très bel exemplaire de l'édition typique, il faut le dire, neuf car inutilisé), mais je vous crois sur parole. Cela s'inscrit dans la logique jansénisante (pistorisante si vous voulez) des fauteurs de ce missel, de "simplifier" le plus possible, notamment de diminuer les mémoires et de limiter, si possible, les oraisons à une seule par messe.
Les oraisons impérées, faut-il le préciser, n'existent plus aujourd'hui, elles sont un acte de juridiction, à moins qu'il n'y en ait une qui subsiste d'avant la révolution de "Vatican II" ; elles émanent du Souverain Pontife pour toute l'Église, ou de l'Ordinaire du lieu pour sa juridiction. Ces dernières sont obligatoires pour tout le clergé (séculier et régulier) dans ce diocèse, ainsi que pour les prêtres en passage. Les sacristies affichaient l'oraison pour ces cas.
On distingue les impérées simples et les impérées
pro re gravi (ce qui serait de mise dans notre cas). On pourrait détailler les jours de fêtes où l'oraison impérée est omise, mais ces détails sont inutiles aujourd'hui.
On les disait après les oraisons prescrites, et elles prennent la place de la troisième oraison
ad libitum, s'il y en a une. Si l'impérée est pour un défunt, il faut la dire, comme toujours les oraisons pour les défunts, en avant-dernier lieu.
On peut avoir jusqu'à deux oraisons impérées par messe ; dans ce cas l'oraison
pro re gravi a précédence, s'il n'y en a pas, ou les deux impérées sont
pro re gravi, on suit l'ordre des litanies (pour les oraisons de mystères ou des Saints), ou l'ordre des messes ou oraisons votives du missel (pour les oraisons votives).
Bref, c'est plutôt simple, mais nous avons perdu l'habitude.