Franco était respectueux du droit dynastique par N.M. 2026-07-16 12:57:17 |
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Don Alfonso était issu d'un mariage "inégal" (héritage des Habsbourg dans le droit dynastique espagnol). Par conséquent, au regard du droit de succession en vigueur sous l'ancienne monarchie, il n'était tout simplement pas dynaste en Espagne. Comme pour la descendance de l'archiduc François-Ferdinand et de Sophie Chotek.
Les choses ont évolué depuis. Selon les règles présentement en vigueur et qui s'appliqueront à la descendance de Felipe VI, il en aurait été autrement.
Notez d'ailleurs qu'Alphonse XIII avait abdiqué en exil, le 15 janvier 1941, en faveur de don Juan. Le titre de comte de Barcelone est d'ailleurs un titre de prince régnant. Quand à don Jaime, duc de Ségovie, il avait renoncé à la couronne, à la demande expresse de son père, en 1933, avant de contracter un mariage inégal. Durant ses années d'errance, et à partir de 1949, don Jaime revint sur ses renonciations - ce qui posa quelques problèmes d'ordre protocolaire lors du mariage de don Alfonso avec la petite-fille du Caudillo...
Vous noterez que Franco avait en un sens opté pour Juan-Carlos et son frère (l'autre Alfonso), au détriment de leurs cousins, dès les accords intervenus entre le Caudillo et le comte de Barcelone (1949 ?) pour l'éducation des jeunes princes en Espagne. Dès l'âge de 11 ans, pour ce qui regarde Juan-Carlos qui reçut, de par la volonté de son père et surtout de Franco, une éducation de futur roi.
Le futur duc de Cadix, qui avait finalement obtenu lui aussi de compléter en Espagne sa formation - au niveau universitaire et militaire -, mais ne reçut pas une éducation équivalente à celle de son cousin, était considéré avec intérêt dans certains milieux phalangistes, hostiles au comte de Barcelone et aux milieux du régime qui soutenaient l'option Juan-Carlos.
Pour être complet, il faudrait également évoquer, comme outsider, le prince Hugues de Bourbon-Parme - don Carlos-Ugo -, candidat d'une partie des carlistes, mais initiateur d'une gauchisation de son propre mouvement, et plusieurs fois expulsé d'Espagne par le régime.
Rappelons que si le comte de Barcelone, à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, avait tenu à se présenter, sur le plan international, comme une alternative "démocratique" au général Franco, il avait voulu s'engager dans le camp national lors de la guerre civile et avait courtisé le pouvoir franquiste dans ces années-là.
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