On peut trouver le Questionnaire concernant le Synode à venir sur le site du Vatican
Le questionnaire part d'emblée du principe qu'il faut pouvoir faciliter les cas de nullité :
37. Comment rendre plus accessibles et souples, si possible gratuites, les procédures de reconnaissance des cas de nullité ? (n° 48).
Il insiste aussi sur l'orientation doctrinale à donner concernant les adultérins pour qu'ils puissent éventuellement recevoir l'Eucharistie:
38. La pastorale sacramentelle à l’égard des divorcés remariés a besoin d’un approfondissement ultérieur, en évaluant la pratique orthodoxe et en tenant compte de « la distinction entre situation objective de péché et circonstances atténuantes » (n° 52). Quelles sont les perspectives au sein desquelles se situer ? Quelles avancées sont possibles ? Quelles suggestions pour remédier à des formes d’empêchement non dues ou non nécessaires ?
Sur ce point, on semble faire l'impasse sur le fait qu'il n'existe pas en réalité (
contrairement à ce qui est affirmé par les modernistes) de "re-mariage" possible chez les Orthodoxes. C'est Le cardinal Kasper qui s’était servi de cet exemple dans son discours précédant le Synode pour prétendre amener les couples adultérins à l'Eucharistie.
Ainsi, Il s’était référé à la pratique des Églises orthodoxes en ce qui concerne les seconds mariages pour soutenir que les catholiques divorcés et remariés devraient eux aussi avoir la possibilité de communier.
Toutefois il n’a pas prêté attention au fait que
les orthodoxes NE COMMUNIENT PAS lors du rite des seconds mariages, parce que ce qui est prévu dans le rite byzantin du mariage, ce n’est pas la communion, mais seulement l’échange de la coupe commune de vin, qui n’est pas du vin consacré.
Chez les orthodoxes, les deuxièmes et troisièmes mariages, à la différence du premier, sont célébrés selon un rite particulier, défini comme
“de type pénitentiel”. Étant donné que, dans le rite des seconds mariages, il manquait jadis le moment du couronnement des époux –
que la théologie orthodoxe considère comme le moment essentiel du mariage –
le SECOND MARIAGE N’EST DONC PAS UN SACREMENT mais, pour utiliser la terminologie latine, un « sacramentel », qui permet aux nouveaux époux de considérer que leur union est pleinement acceptée par la communauté ecclésiale. Le rite des seconds mariages s’applique également dans le cas d’époux restés veufs.
Le caractère non-sacramentel des seconds mariages trouve une confirmation dans le fait que la COMMUNION EUCHARISTIQUE A DISPARU des rites de mariage byzantins et qu’elle a été remplacée par la coupe, qui est considérée comme un symbole de la vie commune.
En réalité donc, les Orthodoxes respectent à la Lettre la Parole du Christ sur le sujet en reconnaissant l’indissolubilité du mariage et l’impossibilité de revenir dessus.
continuons...
Par ailleurs, le texte semble entériner avec une certaine facilité la reconnaissance d'un droit positif nouveau sur une catégorie de personnes... Un certain malaise autour de cette formulation... :L’attention pastorale envers les personnes ayant une tendance homosexuelle (nos 55-56)
L’attention pastorale envers les personnes ayant une tendance homosexuelle pose aujourd’hui de nouveaux défis, dus notamment à la manière avec laquelle leurs droits sont proposés au niveau social.
40. Comment la communauté chrétienne accorde-t-elle son attention pastorale aux familles dont certaines personnes en leur sein ont une tendance homosexuelle ? En évitant toute discrimination injuste, de quelle façon est-il possible de s’occuper des personnes dans ces situations à la lumière de l’Évangile ? Comment leur proposer les exigences de la volonté de Dieu sur leur situation ?
Par ailleurs, on se méfiera des mots suivants : "à la Lumière de l'Evangile" dont on sait tous parfaitement que pour les modernistes, ils remplaçent aisément les mots "à la Lumière de la Tradition" dès qu'il s'agit de toucher au dogme ou à la doctrine de l'Eglise fondée par le Seigneur.