"La plupart des véritables dégâts se sont produits avant Vatican II" par Alex 2025-07-27 15:08:41 |
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La plupart des véritables dégâts se sont produits avant Vatican II. Mon aventure personnelle ne cesse de m’étonner : ces évêques, pour la plus grande partie, ont été mes condisciples à Rome, ils ont été formés de la même manière. Et voici que soudain je me retrouvais tout seul. Eux avaient changé, ils renonçaient à ce qu’ils avaient appris. Moi, je n’avais rien inventé de nouveau, je continuais. Le cardinal Garrone m’a même dit un jour : « On nous a trompés, au séminaire français de Rome. » Trompés sur quoi ? N’avait-il pas fait réciter des milliers de fois aux enfants de son catéchisme, avant le concile, l’acte de foi : « Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous avez révélées et que vous nous enseignez par votre Église, parce que vous ne pouvez ni vous tromper ni nous tromper » ? Comment tous ces évêques ont-ils pu se métamorphoser de la sorte ? J’y vois une explication : ils sont restés en France, ils se sont laissé infecter lentement. En Afrique j’étais protégé. Je suis rentré juste l’année du concile ; le mal était déjà fait. Vatican II n’a fait qu’ouvrir les vannes qui retenaient le flot destructeur. Et en un rien de temps, avant même la clôture de la quatrième session, c’était la débâcle. Tout ou presque allait être emporté et, pour commencer, la prière. (Lettre ouverte aux catholiques perplexes, p. 8)
… Parce que les catholiques en général dans les années 50 maintenaient extérieurement les apparences de la vraie religion mais intérieurement trop d’entre eux flirtaient avec les erreurs athées du monde moderne : le libéralisme (ce qui compte le plus dans la vie est la liberté), le subjectivisme (l’esprit et la volonté de l’homme doivent être libres de toute vérité objective ou de toute loi), l’indifférentisme (peu importe quelle est la religion d’un homme), et ainsi de suite. Ainsi les catholiques ayant la foi et ne voulant pas la perdre s’adaptaient peu à peu à ses erreurs. Ils allaient à la messe le dimanche, parfois il se confessaient, mais ils alimentaient leurs esprits de vils médias, et leur cœur supportaient difficilement certaines lois de l’Église, sur le mariage chez les laïcs, sur le célibat dans le clergé. Ainsi ils pouvaient conserver la foi mais ils voulaient de moins en moins nager contre le puissant courant du monde enchanteur et incroyant qui les entourait. Ils s’approchaient de plus en plus du bord de la falaise.
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