Vous dites:
Mais son inconvénient est de faire de la liturgie traditionnelle de Rome une sorte de réserve d'Indiens, alors que cette liturgie est le patrimoine de tout Catholique romain.
Cela a toujours été mon Credo. La Messe traditionnelle est un trésor qu'on a pas le droit de garder pour soi.
Nous devrions considérer toujours comme objectif qu'elle devienne LA Messe de l'Eglise et pour cela la faire connaître dans les paroisses.
Nous devons certes la protéger à court terme par des outils législatifs mais surtout pas l'enfermer.
C'est dans ce sens que le cardinal De Hoyos avait souhaité "qu'il y ait en permanence une messe VOM dans chaque paroisse à côté du NOM"
Même si c'était un voeux pieux, l'idée était bien celle-là. Visibilité du VOM par tous et normalisation du rite. Dans l'interview de JP Meaugendre, celui-ci disait que les évêques ne connaissent pas le monde Tradi quand ils en parlent et légifèrent et qu'ils ne le recontrent jamais.
C'est la même chose pour la Messe VOM elle-même. Combien de fidèles NOM pensent encore qu'elle est interdite voire qu'elle n'existe plus?
A ceux qui diront que le VOM ne pourra pas être restauré universellement, je vous rejoins mais le processus serait le suivant (si j'étais pape):
1- Libéralisation (Motu proprio)
2- Normalisation (une messe dans chaque paroisse où c'est possible)
3- Visibilité et accoutumance des fidèles NOM (cf point 2)
4- Formation des séminaristes au VOM (la formation au NOM prend 5 minutes de toutes façons)
5- Mise à jour ORGANIQUE du VOM avec comme point de départ Sacrosantum Concilium (ce qui clouerait le bec aux idéologues de Vatican II)
6- Remplacement du VOM par le NOM comme rite romain universel, le NOM devenant un rite marginal.
7- Disparition biologique du NOM faute de paroissiens.