Mais "pleine adhésion au chemin que l'Église universelle suit depuis des décennies dans le sillage du Concile Vatican II", ça peut vouloir dire à peu près tout ce qu'on veut, et tant que l'intéressé n'a pas démontré par des paroles ou des écrits ce qu'il entendait par là, vous ne pouvez faire de cette phrase une hérésie pertinace suffisante à elle seule à remettre en question l'occupant du siège de Pierre.
Cette affirmation ne fait pas grand honneur à votre intelligence, Monsieur.
Vous savez très bien que pour tout sédévacantiste et pour tout traditionaliste Vatican II enseigne des erreurs/hérésies, puisqu'il n'y a pas d'interprétation compatible avec la foi catholique des tristement fameux "points de rupture". Par conséquent, lui apporter un total soutien revient à perpétuer ces erreurs/hérésies.
Vatican II c’est aussi le principe et le « cœur théologique » de la crise actuelle dans l’Église. Il contient virtuellement « toute la crise ». C'est le principe, la racine, de la
religion Novus Ordo. Pas de concile, pas de messe du concile. Pas de concile, pas de François et des ces doctrines.
Enfin, vous ne répondez pas la question induite par mon post précédent : attendez-vous vraiment d'un nouveau pape que "sa première déclaration soit un discours fracassant jetant aux orties l'intégralité de Vatican II et des quatre pontificats précédents" ? Ou bien croyez-vous que la voix divine se fera entendre depuis un nuage sur toute la terre et portera "ex nube" condamnation de Vatican II et des pontificats précédents à défaut d'avoir une condamnation ex cathedra ?
Je sais que la moqueuse question n'est pas adressée à moi, mais je crois ne pas être loin de ce que pense Lycobates lui-même en vous disant que ce que j'attends personnellement, c'est que le Seigneur, directement ou par l'intermédiaire de son Vicaire, dise à la mer et aux vents de se calmer.
Le « pontificat » de Bergoglio a réveillé de nombreux cœurs sur la réalité de Vatican II et la crise actuelle. Qui sait, peut-être que d’autres « pontificats » de ce style auraient pu conduire à la conversion de secteurs de l’épiscopat et du cardinalat. L'attitude de François faisait des « miracles ».
Avec Léon XIV, le chemin vers la Résurrection semble plus tortueux et douloureux (toujours humainement parlant). Même un gramme d’ambiguïté (et il y en a bien plus ici) peut être un somnifère très puissant pour la vaste foule des demi-dormeurs.
Je ne me berce pas d'illusions et c'est bien la raison pour laquelle vous ne trouverez d'autre intervention de ma part concernant le nouveau pape que des considérations héraldiques sans réelle importance.
Vous faites mal, Monsieur, à ne pas vous bercer d'illusions. À mon avis, les gens qui ont des idées comme les vôtres peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Bien plus, ils peuvent nourrir de très légitimes espoirs de recevoir bientôt un large faculté de faire ce qu’ils veulent en matière liturgique, à condition d’approuver la
religion Novus Ordo. Ils verront briller les vêtements traditionnels dans les plus belles églises, tandis qu'ils adhéreront pleinement aux doctrines de Vatican II et à tout ce que Léon XIV voudra, sur cette base, enseigner en matière de foi et de morale au monde*. Il s'appelle
do ut des (de la part de 'Rome'), Monsieur **. Mais c'est que ces gens donnent, c'est beaucoup. C'est, objectivement, leur foi.
Bien cordialement
Marco Antonio
*Plus j’y pense, plus je suis convaincu que tout cela a été soigneusement planifié par les cardinaux les plus avertis et, qui sait, peut-être avec l’approbation des cardinaux conservateurs.
La rapidité de l'élection parle dans ce sens. Et tout semble trop soigneusement étudié.
Objectif : récupérer à la révolution les milieux que Bergoglio avait le plus durement frappés. Ce sont, après tout, les conservateurs et ceux qu'on appelle aux États-Unis les « semi-trads » (certainement pas les lefebvriens, très bien traités par Bergoglio, et les sédévacantistes, numériquement insignifiants et probablement considérés comme « irréductibles »). Trop de gens se réveillaient.
En bref, il ne s'agit pas d'une simple et attendue « réaction humaine » face à Bergoglio, mais d'une opération politique calculée. Ce qui me fait penser à de grandes concessions au monde conservateur et ex ecclesia Dei/summorum pontificum.
** Ce n’est pas nouveau, cela se produisait sous le même François, mais sa stratégie pour détruire la foi était directe et aggressive et avait rendu l’air suffocant pour ces gens.