Mais "pleine adhésion au chemin que l'Église universelle suit depuis des décennies dans le sillage du Concile Vatican II", ça peut vouloir dire à peu près tout ce qu'on veut
Non, "pleine adhésion au ... Concile Vatican II" veut dire "pleine adhésion au ... Concile Vatican II", si les mots ont un sens.
votre jugement hâtif concernant le nouveau pape me semble "confortable" au sens où il vous dispense a priori d'analyser plus avant les positions de l'intéressé
Le jugement n'est pas hâtif dans la mesure où l'intéressé n'est pas un inconnu au bataillon moderniste. Il est loin d'être une ardoise vierge.
C'est une créature bergoglienne qui a présidé pendant deux ans à la politique de nominations d'évêques bergogliens, pour ne dire que ça.
Mais, rassurez-vous, je suis ouvert à des agréables surprises, si le jugement, quoique non hâtif, devait être revu et corrigé.
Mais je crois plutôt que les surprises seront d'un autre ordre, comme disait Candidus d'emblée : la crise continue.
attendez-vous vraiment d'un nouveau pape que "sa première déclaration soit un discours fracassant jetant aux orties l'intégralité de Vatican II et des quatre pontificats précédents" ?
Oui.
J'attends d'un nouveau Pape qu'il annonce d'emblée, au moins son intention, de ce faire; en annonçant p.ex. la création d'une commission cardinalice de théologiens avérés pour examiner l'orthodoxie des textes du conciliabule et la légitimité et la validité des sacrements réformés et du code de 1983. Ces travaux existent déjà en grande partie et pourront être repris et validés par l'autorité compétente dans des délais très raisonnables (quelques mois), par des constitutions apostoliques (du type Auctorem fidei).
Entretemps une multitude de réformes et mesures intermédiaires et temporaires pourrait être décidée par Motu proprio.
Par exemple la remise en pratique directe du code de 1917, avec un moyen de recours aussi direct au Saint Office ou la Pénitencerie ou un autre tribunal pour des cas de conscience (avec nos moyens de communication, cela peut se faire et se décider dans quelques heures),
par exemple l'interdiction de citer ou de faire valoir comme autorité les textes du conciliabule pendant que siège pour en juger la commission cardinalice,
par exemple l'interdiction immédiate d'user les livres des sacrements réformés et l'interdiction immédiate d'user les livres catholiques pour qui est ordonné ou sacré selon les nouveaux. Et je pourrais imaginer encore d'autres choses.
Tout cela entraînerait bien entendu un méga-schisme, mais qui n'est pas nouveau : il existe déjà maintenant dans les faits.
Il se consacrerait simplement par une formalisation visible, en nous réduisant probablement au 5% ou moins, avec une perte notable de biens meubles et immeubles, comme en France en 1905. Dans certains cas et certains pays il faudra recommencer à zéro.
Mais qu'est-ce que cela fait? Pensez à St Matthieu 16,26.
Si la chose est possible ? je l'ignore, mais le fait est qu'un jour (peut-être celui du Jugement Dernier) elle doit se faire et elle se fera.