Tout le monde devrait être d'accord sur le fait qu'une paroisse de grande métropole a (ou devrait) avoir plus de moyen au niveau musical qu'une petite chapelle de province. Ce fut toujours le cas.
Nous avons la chance, à Grenoble, d'avoir une chorale de +/- 20 choristes depuis des années (sur une paroisse d'environ 150 personnes, c'est un bon pourcentage !).
Tous les dimanches (même en été) : chant du propre intégral, 2 à 3 polyphonies, 1 cantique "classique" de sortie.
En revanche le mauvais goût musical se trouve aussi bien dans la grande église que la petite chapelle.
Dépend du chef de choeur, de sa connaissance et de son goût musical...
Et aussi de sa plus ou moins grande indépendance vis-à-vis du prêtre desservant, qui a lui aussi son propre goût en matière de musique liturgique...
Chanter les daubes composées pas Mgr Frisina demande quand même un certain niveau
Vrai si on veut le chanter comme il faut... Et dans ce cas, il n'est pas si moche d'une part, et fait toujours beaucoup d'effet sur l'assistance d'autre part (à tort peut-être...)
Je pense que la FSSPX n'accueille pas ces airs. En revanche on les trouve dans nombre de chapelles de l'ICRSP ou de la FSSP.
Là, je ne serais pas aussi affirmatif... Nous avons très rarement chanté cet "Anima christi", mais je ne sache pas que qui que ce soit ait été choqué lorsque nous l'avons fait...
Ces musiques se caractérisent pas leur côté sucré, sirupeux, avec des mélodies qui s'accrochent bien dans la tête et dont on ne peut se débarrasser, et qui plaisent à certains.
En phase avec vous, sauf que ces mélodies ne plaisent pas qu'à certains, mais à beaucoup !
Une musique enfin qu'aucun mélomane non croyant n'achèterait, et pour cause.
Je pense que vous vous avancez beaucoup...
La priorité serait certainement de revenir au principe que dans une messe, la priorité va au plain chant et à l'orgue et que la chansonnette n'y a pas sa place.
Là, vous avez 100% raison ! Nous sommes bien d'accord : en priorité de moyens et d'entraînement : le grégorien ; si possible ensuite, de la belle polyphonie...
D'où le besoin important de former des chantres dans les écoles
Mes fils ont pas mal appris à chanter dans les écoles où ils sont allés (Marlieux, La Péraudière, Saint-Michel), et mon "n° 5" déchiffre sans problème le Propre et le chante en entier avec les autres chantres tous les dimanches !
En revanche, il faudrait effectivement accentuer cette formation, y compris à la direction, pour s'assurer qu'il y ait moins de massacre du Propre dans beaucoup de chapelles...
Nous nous retrouvons sur le principal : priorité au plain-chant, seconde place pour la polyphonie "classique" si bien exécutée...
Mais contrairement à vous, je pense qu'il y a bien pire que l'"Anima Christi" de Frisina, même s'il est en effet sirupeux...
Déjà, cesser de chanter des chants en Français pendant la messe serait une belle amélioration...