Chronique de carême : L’émerveillement ! par Davidoff2 2023-04-10 08:55:24 |
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Il s’agit de la dernière chronique de carême, mais lorsque j’ai voulut la poster, dans la nuit de mercredi à jeudi, le forum était verrouillé, alors je ne la poste qu’aujourd’hui, il s’agit donc d’un chronique de post-carême écrite durant le carême...
« On » (en général), aimons bien parler de ce qui va mal ou de ce qui ne va pas, mais aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de ce qui va très bien. Là en relisant je me dis qu’il est urgent de poster, parce qu’on est plus du tout le bon jour pour l’émerveillement, quoique… comme expliqué à la fin… on entre dans le Plan du Salut qui est d’une certaine manière merveilleux. Vous verrez bien dans le texte, je peux m’émerveiller du monde que les humains ont réussi à faire sans Dieu, des progrès techniques ou astronomique, mais la véritable Merveille Céleste c’est les 3 prochains jours, c’est plus mystique, moins facile à contempler et admirer comme quelque chose de merveilleux, car pour en arriver à cette victoire, il y a tant de souffrances.
Mais pour voir exactement où on en est aujourd’hui, il faut s’éloigner un peu du prêt à penser actuel, de ces gens ignares qui croient que l’Église a débattu sur la présence ou non de l’âme chez la femme, que Galilée a été emprisonné pour avoir maintenu que la terre était ronde, des choses que mes enfants entendent même à l’école de la part de profs, qui sont sensés être instruits.
Donc il faut s’éloigner de tout ça, admettre que Christophe Colomb savait parfaitement que la terre était ronde, il a fait toutes les grandes universités et cherché des financements chez les rois et les princes, et dans ces milieux, 100 ans avant la naissance de Galilée, tout le monde savait que la terre était ronde depuis Aristote, mais si Aristote avait estimé la circonférence terrestre à 60’000 kilomètres (trop), il avait une théorie fausse sur le cosmos. 200 ans plus tard, vers – 250, Archimède calcule la circonférence terrestre à 47’250 km, mais Cléomède s’aperçoit d’une erreur par rapport aux mesures à Syrte et Alexandrie par rapport au soleil, et Ératosthène corrige le calcul d’Archimède en tenant compte des observations de Cléomède pour en arriver à une circonférence de 40’000 km. La réalité d’aujourd’hui, c’est très précisément 40’075 kilomètres.
Galilée c’est autre chose, il se pose des questions en 1604 car en octobre, une super-nova a explosé dans le ciel, et une étoile qui apparaît puis disparaît, c’est assez incongru pour un type qui a inventé une lunette astronomique, donc il cherche, et il s’ensuit tout un imbroglio jusqu’en 1633, date de la condamnation. Le pape, qui l’aimait bien et voulait le protéger, lui a commandé un livre impartial entre les théories Aristotélicienne en cours en ce temps là (la terre est le centre du monde/univers, et tout tourne autour), contre les théories de Copernic (qui était mort plus de vingt ans avant la naissance de Galilée), mais au lieu d’un dialogue neutre entre les deux théories, Galilée choisit d’écrire un plaidoyer pour défendre l’héliocentrisme avec pour seule preuve les marées. Il l’avait d’ailleurs dit au pape Urbain XIII, mais qui avait trouvé cette preuve trop floue pour asséner son opinion, raison pour laquelle il lui avait demandé d’écrire un livre de dialogue entre les deux écoles. Galilée a fait mine que oui pour présenter finalement un texte à sens unique, le pape ne pouvait plus que condamner. La vraie preuve qu’il fallait n’est arrivée que 100 ans après le procès, en 1728, c’est James Bradley qui l’a découvert scientifiquement et incontestablement : L’aberration de la lumière qui prouve que la terre tourne autour du soleil. 13 ans plus tard le pape Benoît XIV lève l’index sur tous les livres qui traitent d’héliocentrisme et quelques années plus tard, la Congrégation de l’Index (oui oui), confirme qu’il n’y a plus d’index en ce domaine.
Alors tout ceci est très complexe, et si on veut tout savoir il faut lire beaucoup, mais dire à l’école que Galilée a été condamné pour avoir maintenu que la terre était ronde, c’est dingue…
Donc il faut s’extraire de toute cette ignorance crasse, prendre de la hauteur, voire l’histoire, et savoir où nous en sommes.
Cette introduction m’apparaissait nécessaire pour la suite, car la suite c’est la découverte du monde. J’ai lu les carnets de bord de la plupart des grands capitaine d’autrefois, et celui de Christophe Colomb n’est pas triste. Il a une horloge de marine et un sextant, donc il a les moyens de savoir où il est, mais il ne faut pas oublier que de tous temps, il y a eu des ignorants. Et là, sur les navires, autrefois, soit tu étais un navigant (capitaine, second, lieutenant, aspirant), soit tu faisais partie de forces armées pour attaquer après accostage (Cortez), soit tu as des connaissances particulières en botanique pour répertorier les nouvelles espèces, ou autre discipline scientifique, soit t’es un abruti qu’on a trouvé à la sortie d’une taverne, qu’on lui a fait signer un contrat pour 3 ans de mer, il va bosser dur, mais dans 3 ans, il aura tout l’argent qu’il aura besoin pour désaltérer sa soif insatiable…
Et parmi ces gens qui constitue la majorité de l’équipage, eh bien oui, il y en a de ceux qui croyaient qu’ils allaient arriver au bord du monde et tomber. Christophe Colomb n’en finissait pas d’expliquer, de rassurer, de donner des exemples, mais les types avaient réellement les foins, on en est arrivé à la limite de la mutinerie, et Christophe a dû leur promettre un truc, sinon il passait par dessus bord et les types faisaient demi-tour. Donc il leur promet une distance (et donc un temps de navigation), qui les fera arriver aux Indes dans quelques jours… Christophe sait que la terre est beaucoup plus grande que ça, il a étudié, mais il est obligé de faire une promesse, il la fait et prie pour trouver quelque chose sur cette distance…
Hispagnola et pas les Indes ? On s’en fout, on va dire que c’est les Indes, l’équipage n’en a rien à cirer du lieu, il est sauvé et Christophe Colomb est devenu un dieu tout à coup, vice-roi du nouveau monde… Heureusement qu’il y avait les Caraïbes et au pire l’Amérique centrale juste derrière, parce que sans Amérique, s’il avait fallut traverser encore tout le Pacifique avant de trouver quelque chose, c’était très mal embouché son histoire…
Puis Magellan..., mais on était si puissants qu’en général, un coup de semonce par canon à blanc calmait tout le monde sur les pirogues, et lorsque Magellan a voulut faire la guerre au prince des Philippines sud, il se pointe sur la plage avec quelques chaloupes car les récifs interdisaient aux navires d’approcher. Il se retrouve avec les gars de sa chaloupe contre 2000 barbares ignorants mais bien entraîné à la guerre. « Pas de problème, on a des mousquets, on en abat quelques uns et les autres seront suffisamment impressionnés par le bruit et la fumée et leurs copains qui tombent raides morts à la suite du bruit, vous verrez, ils vont abdiquer avant même de savoir ce qui leur arrive ! »
Seulement que les sauvages n’ont pas réagit comme prévu et ils ont attaqués avant même de laisser Magellan faire son numéro, il a été abattu à peine le pied posé sur la plage, et les chaloupes ont fait demi-tour. Mais finalement c’est quand-même grâce à lui que les Philippines sont catholiques aujourd’hui.
A la fin, on découvre des terres qui viennent d’être découvertes mais dont la nouvelle n’est pas encore arrivée en Europe. Par exemple, Tahiti a été découverte par le lieutenant britannique Samuel Wallis qui accoste le 19 juin 1767 dans la baie de Matavai. Wallis baptise l’île « Île du Roi George ». Au début ça ne se passe pas très bien avec les autochtones, dès le 21 juin il y a des tensions, puis les relations se détériorent du 24 au 26 juin, date à laquelle les pirogues tentent de prendre le navire à l’abordage, soit pour s’approprier les objets métalliques du navire, soit par crainte d’une installation durable des Anglais. Là on est au-delà des coups de semonce alors Wallis passe à la vitesse supérieure, il fait charger les canons avec de la mitraille (dans des canons, la mitraille c’est des billes), et là, en une salve, ça fait des centaines de morts, jusque sur les collines alentours où les types s’étaient amassés pour protester contre le bâtiment anglais. Résultat : les habitants déposent des offrandes aux anglais, manifestant ainsi leur volonté de paix ou de soumission. Après cet épisode, Samuel Wallis eut des relations cordiales avec la cheffe Oberea (Purea) et resta sur l’île jusqu’au 27 juillet 1767. Il a pu faire savoir au roi de Tahiti qu’il venait de l’autre côté du monde, où le roi Georges régnait sur des territoires si vastes que son île, pourtant grande, n’est qu’un confetti en rapport, et il y a surtout les offrandes du roi Georges, des caisses de quincaillerie. Eh oui, pendant que l’horlogerie Suisse prenait son essor d’un côté du monde, des gens n’en étaient pas encore à l’âge ni du bronze ni d’aucun autre métal. Donc lorsqu’on dit que « ça ne vaut pas un clou », eh bien je peux vous dire que pour des peuplades qui ne connaissent pas les métaux, si vous arrivez avec un marteau et une poignée de clous, vous avez le gîte, le couvert et la femme pour tout le temps du séjour, et si vous avez la bonne idée de rajouter une scie ou un miroir (les miroirs faisaient grand effet), eh bien vous aurez droit à tout ce que vous voulez, y compris le nombre de vahinés dont vous estimerez avoir besoin.
Mais voilà que le 2 avril de l’année suivante, alors que Wallis n’est pas encore entré en Angleterre et que personne n’a l’info, Louis-Antoine de Bougainville accoste dans la baie de Matavai (la même que Wallis), et qu’il rebaptise l’île sous l’appellation de « Nouvelle-Cythère », en hommage à l’accueil chaleureux et à la douceur des mœurs tahitiennes. Ça a donné ensuite l’histoire du bon sauvage de Rousseau, … mais si Wallis n’avait pas fait un tombereau de morts en une salve avec tous les canons du bâtiment, Bougainville aurait sans doute reçu un autre accueil.
Si Bougainville parle ainsi dans son carnet de bord « accueil chaleureux et douceur des mœurs », les capitaines anglais suivants ont été plus explicites : Les bonnes femmes étaient déjà à poil sur la plage, prête à accueillir n’importe quel marin qui voudra bien d’elle. Pour le pochtron de Southampton qui a été ramassé à la sortie d’une taverne pour brosser, savonner et laver le pont du bateau, et qui a plus d’un an de voyage derrière lui, quand il voit ça, et le pouvoir d’achat que lui donne quelques clous, il fait quoi ?… Bref, à partir de Wallis, Tahiti a été la hantise des capitaines, et ça s’est terminé par une catastrophe avec le Bounty exactement 20 ans après la découverte de l’île. Les gars ne voulaient plus repartir, y compris le second qui avait choisi une femme par là-bas, mais obligé, ils sont repartis lorsque le botaniste eux fini de faire pousser mille plans d’arbre à pain pour nourrir les esclaves (dans les Antilles je crois), c’était la mission du bateau et ça a prit assez de temps pour que les marins deviennent sentimentaux. Bref, ils sont repartit, se sont mutiné, ont mis le capitaine et ses fidèles dans une chaloupe, les ont laissé au milieu du Pacifique, ont passé les pousses d’arbres à pain par les fenêtres de la cabine qu’ils occupaient (ils avaient besoin de lumière et occupaient la meilleure cabine), et ensuite ils sont retourné à Tahiti. Mais le roi de Tahiti était suspicieux et ne croyait pas à leur histoire qu’ils avaient croisé un autre navire et blablabla…, alors quand il a compris l’embrouille, il leur a dit de prendre les bonnes femmes qu’ils voulaient et de décamper de son île pour ne plus jamais y revenir. Le roi ne voulait surtout pas d’histoires avec le si puissant roi Georges, alors c’est ce qu’ont fait les mutins, ils ont erré par les flots du Pacifique et ont fini par trouver une île inconnue. Après avoir récupéré tout ce qui était nécessaire, ils ont brûlé le Bounty (le navire) pour ne jamais être repéré. Ils ont fini par réussir à fabriquer un alambic et de l’alcool et on fini par tous s’entre-tuer jusqu’au dernier après avoir fait des enfants à ces tahitiennes. 20 ans plus tard, lorsqu’un baleinier américain découvrit l’île pour de vrai, il s’attendait à voir des sauvages, mais non, des jeunes qui parlaient parfaitement l’anglais et un seul mutin rescapé de toute cette histoire, les USA n’existaient même pas lors de sa disparition.
Bref, après le passage de Bougainville, on se retrouve avec une île qui a trois nom et trois rois : Le roi de Tahiti, l’île du Roi Georges (censée appartenir au roi d’Angleterre), et la « Nouvelle-Cythère », sensée appartenir au roi de France, un certain Louis, le roi de Tahiti ne savait plus où donner de la tête avec tous ces rois lointains...
Mais pour des voyages pareils, c’était 3 ans de boulot, de manque de vitamines, de scorbut, d’humidité, de cap Horn, de froid, de tempêtes, etc.
Aujourd’hui, je passe le col du Simplon en voiture en plein hiver, il neige et il y a des murs de 3 mètres de neige de chaque coté de la route, j’arrive à Malpensa (Milan) à 20h00, je décolle à 21h00, et je me réveille le matin à 08h00 sur une île dans ce genre en plein été. En une nuit on passe de l’hémisphère nord (hiver), à l’hémisphère sud (été), sans devoir travailler, ni être botaniste, ni capitaine, 800 balles et Fly-Emirates t’emmènes où tu veux dans le monde. Pas les moyens pour la business ou la 1ère ? Franchement, même si tu es dans la bétaillère derrière, il y a une télévision personnelle, des écouteurs, on peut choisir des films, se distraire, on reçoit à manger et à boire, un couverture si on est trop frisquet pour la clim, bref, quand on connaît les histoires des explorateurs, peut-on ne pas s’émerveiller de faire un voyage pareil dans des conditions pareilles aujourd’hui ? Moi je suis émerveillé, tout simplement, on se déplace plus rapidement que la moitié de la vitesse de la rotation terrestre, on change de fuseau horaire, et si on va assez loin on change même de jour, on peut même suivre la progression de l’avion sur l’écran. Et pour les vahinés c’est pareil, on leur a juste expliqué le taux de change entre un clou et un euro, c’est pas tellement plus compliqué. Non, en réalité c’est très difficile à dire si les tahitiens y ont gagné au change avec le fer, les choses industrialisées et l’argent. Le capitaine Cook donnait tout ce que les gens voulaient sauf les armes, il était très ferme là-dessus, et lorsqu’un tahitien eu volé un mousquet, le roi bloqua l’île et lança à la poursuite du voleur ses plus fins limiers qui connaissaient parfaitement les lieux, et en deux jours, ils lui ramenèrent le mousquet. Je ne souviens plus quel sort le roi ou Cook réserva au coupable. Mais aujourd’hui, depuis l’inauguration de l’aéroport international, j’ai l’impression que la Polynésie est plutôt faite pour les touristes que pour les polynésiens, qui sont un peu laissés pour compte et dans des conditions difficiles, tandis qu’avant, ils avaient tout à profusion, mais d’un point de vue chrétien, ils connaissent le message de Dieu, en général, tout le monde sait pourquoi on est en 2023. Avant l’aéroport, on leur a collé une sorte de cliché sur la tête qui a dépendu des circonstances de l’époque, et économiquement, je trouve que nous, découvreurs, nous n’avons été que moyens.
Si on veut rester sur le côté merveilleux oui, ces îles sont des merveilles de la création, des gens sont prêt à faire le tour du monde pour les voir, mais d’autres gens sont aussi prêt à venir de très loin dans mon coin. J’ai aussi suivit l’évolution de l’industrialisation, et je sais que grâce aux touristes anglais, on a eu un train dans la vallée dès la fin du 19ème siècle qui montait jusqu’à une station de ski (construite exprès pour les anglais). Mais avant 1870, de là où j’habite, il aurait fallut tout de même compter une journée de diligence pour arriver jusqu’à un train, peut-être vers Montreux, et ensuite ça ne devait pas aller bien vite mais ça devait être plus confortable.
J’ai un ami qui habite Lausanne, c’est à 100 kilomètres de chez moi, et je sais que si j’étais né il n’y a très peu de temps à l’échelle de l’histoire de l’humanité, disons au milieu du 19ème siècle, avec ce moyen extraordinaire qu’ils ont fait venir jusque au bout du lac Léman, en trois changements de chevaux dans des relais postaux, j’y suis, au train, et ensuite ce n’est qu’une question d’heure pour arriver à Lausanne, mais quand-même à tout compter, fallait bien une journée de voyage. On arrivait couvert de poussière, la route était cahoteuse et pas goudronnée, poussiéreuse, il faisait froid ou chaud… Là je peux passer un coup de fil à mon ami à 18h00 : « Salut, t’as quelque chose ce soir ? Non ? T’as envie de manger un morceau, je passe à Lausanne, on mange sur les quais, et après on boit un dernier verre chez toi, ça joue ? Oui ? Bon, j’arrive dans une heure, dépend la circulation ! » Et à 20h00, je me parque devant le resto de la marina de Lausanne, on mange un morceau sur le lac avec vue sur un pays du quartz monde déjà de l’autre côté du lac, on passe une bonne soirée, il est minuit, je vais retourner à la maison, alors je fends le noir de la nuit à 130km/h, il n’y a pas un tremblement, je ne suis même pas à 2000 tours minutes, autant dire au ralentit pour un moteur à essence, mais quelles que soient les conditions extérieures, je peux régler la température exacte que je désire, aucune poussière ni désagrément ni nid de poule sur l’autoroute, je peux même décider d’écouter un orchestre symphonique si le cœur m’en dit, les phares balaient à 200 ou 250 mètres à l’avant, rien à voir avec la loupiotte du cocher, et je ne sais pas pour vous, mais moi je trouve ça merveilleux, non ?
Au 19ème siècle, un voyage pareil m’aurait coûté très cher et il m’aurait fallut deux jours allez-retour et sans doute un jour pour me remettre du voyage, et là on est dans un salon qui se déplace extrêmement rapidement, même si j’ai l’impression à juste titre qu’à ce rythme, je suis vraiment très très prudent… au niveau du prix net, c’est juste 16 litres d’essence (donc une trentaine d’euros). Un des meilleurs spécialistes du climat est Jean-Marc Jancovici, c’est l’inventeur de la balance carbone, mais il est totalement sceptique sur les énergies alternatives (éoliennes et solaire) et coûteuses. Il dit que la richesse actuelle ne dépend que de l’énergie disponible. Un litre d’essence est l’énergie que vont dépenser 5 alpinistes pour monter et redescendre le Mont-Blanc, les seules deux aciéries françaises dépensent l’énergie de 20 millions de bras humains. Ça veut dire que si on supprime l’énergie (fossile et nucléaire principalement), la France a besoin de l’énergie de TOUS les travailleurs du privé pour faire tourner ces deux aciéries. Donc là je déplace 2 tonnes pour aller à 100 kilomètre manger un morceau, passer une bonne soirée avec un ami, 16 litres d’essence, c’est prodigieux ! Pour les voitures électriques avec des batteries qui font entre 500 et 800 kilos, il préconise de leur livrer aussi les 50 tonnes de terres polluées pour trouver les matériaux utiles à leur fabrication. Si un type accepte 6 à 7 camion de chantier remplis de terre polluée devant chez lui pour avoir sa voiture électrique alors oui, pourquoi pas, c’est sûrement une bonne idée. Et arrêtons avec un peu avec nos culpabilisations écologiques, tout le parc automobile mondial pollue autant que 15 porte-containaires géants qui fonctionnent à l’huile lourde. Il y a actuellement 85 porte-container géant qui sillonnent les mers, sans compter les super-tanker, alors si l’état voulait réellement lutter efficacement contre la pollution, il s’occuperait de faire avancer des cargo à l’essence ou au diesel (beaucoup plus puissants que l’huile lourde), mais ça coûts plus cher, et tous ces cargos battent pavillon panaméen pour ne pas payer d’impôts… Je veux dire, il y a des pays comme la France, l’Allemagne, les USA, face au Panama… et on arriverait pas à leur faire entendre raison ?
Bien sûr que oui, mais personne n’a envie de décarboner ces navires, ça coûterait et ça ne rapporterait pas tellement de taxe, les armateurs sont plus malins que les automobilistes. Du coup, si on veut remplir les caisses de l’état en faisant semblant de lutter contre la pollution, on emmerde TOUS les gens normaux et on laisse polluer les quelques brebis galeuses qui polluent vraiment. C’est pour cela que je n’éprouve aucune mauvaise conscience de griller 16 litres d’essence pour faire Lausanne-retour, et je peux me laisser complètement aller à mes rêvasseries.
Revenons ainsi à l’émerveillement, donc je est dans un salon mobile où je règle la température, la vitesse, la musique, mais je est aussi en sécurité, j’ai un verrouillage centralisé de l’intérieur, tandis que le cocher était nettement plus exposé aux bandits. Et voilà, Lausanne allez-retour sans même avoir besoin de réfléchir à organiser quoique ce soit.
Ça c’est juste quelque chose de merveilleux pour moi, tandis que le plaisir, c’est l’Allemagne, chaque année lorsqu’on va dans le pays de ma femme. A force, je connais l’autoroute par cœur et je la fait toujours de nuit et en semaine. Je sais que de Lindau à Munich je peux rouler au tempomat à 170km en priant mon chapelet, l’autoroute est droite ou en grandes et longues courbes, mais à 200 si je suis concentré, la voiture passera chaque courbe sans aucun problème. Et quand on passe Munich et qu’on se retrouve sur la 5 pistes, là il n’y a plus de limites. Même les gamins s’y mettent : Vas-y papa, et ils ont les yeux fixés sur le compteur… Ce qui est bien en Allemagne, c’est que tu peux doubler à 200 km/h une patrouille de police qui roule à 130 (vitesse conseillée), tu te sens coupable, donc tu regardes quand-même dans le rétro, les flics ne bronchent pas, et là tu te dis : Mais oui que bien sûr, foin de culpabilité mal placée, on est en Allemagne, c’est autorisé !!! (et c’est sécure en pleine nuit avec des autoroutes droites et vides).
Mais là on gravite à des allures 10 fois plus rapide que celle du cocher avec son meilleur attelage, à en perdre son chapeau et éteindre sa pipe...
Ceci dit, ici il s’agit de cas particuliers, mais il m’arrive souvent d’arrêter ma voiture pour capter un beau paysage, c’est très important pour moi. Quand je vois un beau paysage que j’ai envie de le conserver, je dois m’y plonger quelques minutes, et pour cela je ne peux pas conduire, mais c’est aussi de l’émerveillement.
Parfois je prends des photos de ce que je vois pour le montrer aux autres qui ne font pas attention à ces choses, mais même en cas de bonne réaction, ça reste : Ah oui c’est très beau (fini terminé on passe à autre chose). Personnellement, je n’ai pas besoin d’appareil photo, je peux capter une image, il me faut parfois quelques minutes et parfois c’est juste une image flash, et je peux la classer comme image intéressante et la ressortir des années après d’un tiroir de mon cerveau. Si je prends la peine de faire des photos et que je vois que les gens n’arrivent plus à s’émerveiller, eh bien je ne prends plus de photos et je garde ces images et ces moments pour moi.
Une fois il y avait un trou dans le brouillard, on voyait les montagnes au-dessus, mais la plaine était masquée par le brouillard et la brume sauf sur le village de Bramois, là il y a un trou et le soleil passe à travers pour illuminer ce village dans cet environnement fantomatique. Je suis sur une route plus haut, pas encore au-dessus des brouillards, mais 20 mètres plus haut, il fait sans doute beau. Mais pour cette image, je m’arrête, je la prend en photo, et quand je vois les réactions « ah ouais sympa... », je me dis que bah, les gens ne s’intéressent plus tellement au merveilleux.
Aujourd’hui, il faut de l’adrénaline, un parc d’attraction qui se contenterait de vouloir émerveiller les gens ne fonctionnerait pas, c’est très regrettable.
Je ne sais pas comment mettre des photos sur ce forum pour illustrer, mais si on est observateur, on peut voir le doigt de Dieu partout, dans toute la création, même les jolies vahiné en connaissant la véritable histoire de leur accueil si chaleureux.
Cependant, dans notre monde, Dieu est devenu insuffisant pour beaucoup de gens, alors des hommes fabriquent des choses qui vont émerveiller d’autres gens, et là aussi, je m’y laisse prendre. Dans ma chronique de présentation, j’ai fait plusieurs allusions à l’horlogerie, et je peux affirmer que j’ai vu des choses qui ne se font nulle part ailleurs dans le monde. On pense que les machines peuvent tout faire, mais ce n’est pas le cas. J’ai vu une vis que ni moi ni ma femme ne pouvions dire qu’il s’agissait d’une vis. En la regardant sur le papier, ma femme s’est risquée à répondre : « Un point d’interrogation ? » Alors la dame nous a invité à regarder dans la lunette, et c’était une vis. Pour visser ce genre de vis sans riper (sinon il faut recommencer, aucun défaut n’est toléré à ce niveau), il faut la vallée de Joux, un coin perdu avec un lac à 1000 mètres d’altitude, et ceux qui étaient des paysans l’été et horloger l’hiver au 19ème siècle, savent faire des choses là-bas qui ne se font nulle part ailleurs dans le monde. Et même si on englobe toute la haute horlogerie mondiale c’est quoi ? Quelques centaines de pièces au Japon avec Crédor + 6’000 pièces en Allemagne à Glasshütte, et encore, ils ont autant d’horlogers pour faire leur 6’000 pièces qu’Audemars Piguet dans la vallée de Joux pour en faire 50’000. Et les allemands commandent le boîtier, le cadran, les aiguilles, et les bracelets acier en Suisse… Alors oui, là-aussi il y a de l’émerveillement, quand on fabrique des objets avec une marge de tolérance de 2 microns, environ 30 à 50 fois plus fin qu’un cheveux, et que ça fonctionne, c’est exceptionnel.
Mais aujourd’hui ça ne va pas, parce que les gens ont des téléphones portables avec des protections aimantées, et s’ils posent leur montre trop proche de l’aimant de leur téléphone, ils magnétisent le spiral qui se colle et cesse de battre, il faut donc le dé-magnétiser (ça prend 5 minutes, mais c’est trop demandé), il y a donc eu des consortiums de marques qui se sont alliés pour faire de nouveaux spirals amagnétiques, certains y sont arrivé seuls, d’autres en groupe, aujourd’hui, une dizaine de sociétés dans le monde fabriquent des spirals, même si Nivarox, qui était le seul fabricant de spirals en 2000, reste le fournisseur du 95 % de l’horlogerie Suisse (en spiral amagnétique actuellement).
Cependant, toute la construction d’une montre est de l’ordre du merveilleux, quand on arrive à fourrer 350 pièces métallique dans 2 cm² et qui bougent, qui donnent l’heure, la date, le jour, le mois, le chrono, les phase de la lune, l’heure par sonnerie Westminster ou tout ce que vous voulez, sans pille ni électronique, et qui est fait pour durer des centaines d’années, on est vraiment aux antipodes de la société du jetable. J’ai vu une montre Vacheron Constantin de 1755 fonctionner en 2022, et lorsque ma femme invite cette jeune fille qui vient à la messe à la chapelle parce qu’elle passe des examens ou des concours de violon, et qui s’entraîne tellement sur son instrument…, alors quand elle m’explique qu’il a été fabriqué par un luthier en 1735, avant la naissance de Mozart, je trouve que c’est fantastique et merveilleux lorsqu’elle joue là-dessus pour la première communion de mon petit dernier. Il y a des objets ainsi, ils n’ont pas d’âmes, mais ceux qui les ont fabriqué y ont mit beaucoup de la leur.
Mais en horlogerie, tout est toujours question d’esthétique, à la base, tout est toujours question d’esthétique, vous pouvez sortir le truc le plus compliqué possible, s’il n’est pas esthétique, il ne marchera pas. Ce n’est pas les goûts et les couleurs, c’est objectif, si vous éventez parfaitement un jeu de carte à 360 degrés, et que vous enlevez 3 cartes à un endroit, vous voyez très bien que vous avez cassé l’esthétique, quels que soient vos goûts.
Pour en revenir au roi Georges, il avait un navire, un cuirassé plus précisément, qui s’appelait le Royal Oak (le Chène Royal en français), et un génie du design a visité ce bâtiment et est resté scotché devant un hublot octogonal, boulonné par huit boulons, et cette forme lui est restée en tête. Alors quand une grande marque Suisse lui a demandé une idée pour une montre sport en acier et étanche, il a pensé à cette forme, je pense que l’association cuirassé/métal ; étanche/navire ; sport / hublot octogonal, et en une nuit, il a dessiné ce qui est convenu aujourd’hui d’admettre qu’il s’agit-là de la plus belle montre de l’histoire horlogère.
Mais une fois qu’on tient la forme, on peut pousser les prouesses techniques jusqu’à n’importe quelle extrémité.
Je ne sais pas mettre de photo sur le forum mais je vais voir si en la collant sur la page word ça passe aussi sur le forum, c’est la Royal Oak du 50ème anniversaire (créer en 1972) :
Ici vous vous demandez sans doute comment ils ont fait pour visser des vis hexagonales dans des trous hexagonaux ? Ce n’est que des boulons (comme sur le navire), des écrous, les vis sont au dos pour tenir le tout ensemble sous pression et ainsi créer l’étanchéité...
Voilà, c’était un exemple d’une montre où il y eu un avant et un après, on appelle cela de la disruption, et dans le monde horloger, la Royal Oak est la montre de disruption par excellence, on est passé de montres de haute horlogerie fragiles, pas étanches, en or ou en platine à une montre sport avec bracelet intégré étanche, solide, et difficilement égalable esthétiquement. Techniquement, Audemars Piguet a prit la tête des trois grandes marques de haute horlogerie Suisse. Je trouve que ça fait partie des choses qui enchantent la vie, des merveilles faites de main d’homme. Pareil pour l’art, mais sur l’art, ce sera beaucoup plus difficile de donner un point de vue esthétique que sur un produit manufacturé de série. Avec l’art, on entre réellement dans les goûts et les couleurs, et j’ai beaucoup de peine à savoir si les artistes modernes sont nuls, ou bien s’ils ont perdu le sens du beau, ou bien ils font exprès pour provoquer une émotion d’incompréhension, ou bien ils sont devenu trop flemmards pour sculpter du marbre ? Ou c’est moi qui n’y comprend plus rien ? Difficile à dire…
Mais si je pouvais m’émerveiller des prouesses des explorateurs d’autrefois, je suis également en admiration de ce qu’ont fait les explorateurs modernes. Gagarin, John Glenn, Neil Armstrong et Buzz Aldrin, des cow-boy de l’espace. Pour Gagarine c’était simple, ils ont accroché une boite de conserve pressurisée au sommet d’un missile balistique et ont envoyé le tout en l’air en attendant de voir s’il arriverait à redescendre. Ceux des missions Apollo semblaient mieux organisés mais en réalité pareil, l’aventure, et l’enjeu était tellement important au temps des deux blocs qu’on ne faisait même plus de cas de certains nazis. Il faut s’intéresser un peu aux gens aussi, Wernher Von Braun qui sort de son bunker tout en étant filmé avec son bras dans le plâtre et son porte documents, tout sourire, il est capturé par les américains, il sait que le business va continuer (c’était le concepteur des fusées-vecteur V2 que les allemands balançaient sur Londres), et du fait de son savoir, il a été directement impliqué dans l’armée américaine, et ensuite dans les programmes spatiaux dès le traumatisme de Spoutnik. Dans les années 60 il a créé les lanceurs Saturn, les vecteurs les plus puissants que le monde n’avait jamais vu, capables de soulever 12 rames de TGV. Avec l’enjeu de la lune, Von Braun était l’un des rares à avoir une ligne directe avec Kennedy. Au niveau des personnages, il y a aussi Neil le bosseur, et Buzz le fanfaron. Buzz, le seul qui se soit permis de dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas après l’incendie et les morts d’Apollo 1, et à la conférence de presse, quand on leur demande ce qu’ils emmènent sur la lune, Buzz a tous les bijoux de sa femme et d’autres trucs (il sait que ça va valoir un paquet), et Neil répond : Si je pouvais prendre plus de choses, je prendrais plus de carburant (très sensé mais chiant).
Finalement, un astronaute qui a marché sur la lune n’est qu’un militaire américain avec une retraite de 2’500 dollars par mois, alors lorsqu’un astronaute d’Apollo 15 met en vente sa montre personnelle portée sur la lune, elle part à 3 millions (c’était en 2016 il me semble). Et pour l’Omega Speedmaster de dotation qui a sauvé la mise d’Apollo 11 : système électronique en panne dans le module lunaire, Neil a accroché sa montre (mécanique) sur le tableau de bord, et c’est Buzz qui avait l’heure et le chrono sur la lune, et Apollo 13 où tout était en panne, ils ont réussi à se remettre d’aplomb pour rentrer dans l’atmosphère avec une poussée très précise (nécessitant un chronométrage), et ça a passé raclette, là-aussi, grâce à une vieille technologie mécanique. Donc l’électronique oui, très bien, c’est formidable, mais n’empêche que ces gens ont été sur la lune avec un ordinateur dont la mémoire était de 2000 mots. Aujourd’hui, n’importe quel demeuré à un ordinateur un million de fois plus puissant dans sa poche, c’est un smartphone. Eux, perdus dans l’espace ou sur la lune ont eu besoin de montres qui se remontaient mécaniquement, à la main, sous peine de tomber en panne à la fin de la réserve de marche : 42 heures… Si tu remontes ta montre chaque jour, elle fonctionnera, et leur sauva la vie dans ces circonstances. Et pour celles de Neil ou de Buzz, Omega leur offrira n’importe quel prix pour les mettre dans son musée.
Avec internet a aussi prit essor les théories du complot. Même les bolchéviques ont félicités les américains, et là il y a une sorte de bloggeur ou de youtubeur qui se fait filmer et s’avance vers Buzz Aldrin qui est vieux, il devait avoir 85 ans et venait donner une conférence, et le type il lui dit : « Vous répondez quoi à ceux qui disent que vous n’êtes jamais allé sur la lune, qu’en réalité vous avez été à Hollywood et que c’est Stanley Kubrik a réalisé le film ? »
Là on voit le vieux Buzz qui envoie un crochet du droite au malotru, voilà la réponse qu’il donne à ceux qui disent qu’ils sont parti à Hollywood ! Et il a bien raison, inutile d’argumenter.
Et l’émerveillement s’arrête là, on ne peut pas passer d’un monde où on rêve d’explorer les galaxies et les frontières de l’infini à un monde qui n’a finalement produit que des bidules.
On avait de grands rêves dans les années 70-80, il n’y a qu’à voir les films qui sont sortis, Retour vers le Futur montre ce qu’on pensait que serait le monde 30 ans après 1985, en 2015, des voitures volantes, des overboard (des planches à roulettes sans roulettes, en lévitation), des habits qui s’ajustent et sèchent tous seuls, plein de choses, mais pas de smartphones, et un soir, on buvait un verre avec un ami au buffet de la gare de Lausanne et il me dit : « Mais comment ça se fait que les gens ne prient plus ? » On était sur la terrasse, et je lui dis : « Ben regarde les gens, tous les gens, ils ont autre chose à faire », et c’était vrai, tout le monde autour de cette gare avait ses yeux captés par le petit écran de leur smartphone, c’est d’ailleurs pour ça que je n’en ai pas, contrairement à beaucoup de monde. Si vous voulez savoir, une grande banque internationale qui observe les marchés a estimé que le trois-quart de la population mondiale possédait un smartphone (mais c’est un autre sujet).
Donc pour moi, il y a beaucoup de progrès qui sont merveilleux, des choses simples, mais plus personne n’y prête garde (un véhicule à moteur à explosion ou un ascensceur par exemple), tandis que les progrès dans le monde de l’électronique n’est pas forcément merveilleux, il faut garder une distance raisonnable, un ordi fixe pour les écritures et les nouvelles et les recherches, et c’est tout, pas d’ordi portable, pas de smartphone, juste un téléphone portatif. La masse d’information qu’il y a sur le web est prodigieuse, d’une certaine manière, la création du web est magnifique, mais il y a des vrais gens derrière chaque écran qui y mettent ce que l’humanité charrie de pire et de meilleur, donc c’est difficile d’émerveiller un type comme moi avec cette technologie, c’est trop abstrait comparé au monde réel et réellement merveilleux.
Je termine là car j’ai commencé avec une chronique de carême sexuelle et on m’a dit que c’était pas le bon moment, et là je sens que le jeudi Saint arrive, en réalité il est déjà là, et le merveilleux, c’est difficile de faire coïncider avec la Passion, qui est un Sacrifice Merveilleux de la part de Dieu pour nous, mais il y a tellement de souffrances, tellement de sang, de déchirements, pour arriver à la victoire finale, porter tous les péchés des hommes pour les Sauver, et là Satan est ko.
Mais que le chemin est ardu pour mériter cette couronne, gloire à Jésus-Christ pour Son Sacrifice pour nous !
Je copie-colle ci-dessous une observation du merveilleux de la création mais déjà décrite dans ma chronique de présentation, copié-collé :
Pour moi, il est impensable de dormir dans une cabane de montage à 3000 mètres d’altitude et de ne pas sortir la nuit, parce qu’à cette altitude, par ciel découvert, c’est un spectacle. Là-haut, il n’y a aucune lumière parasite, l’atmosphère est légère, alors je pose mon sac par terre, et je me couche en posant ma tête dessus, et là : Houaouuu ! Avec la lune, les rochers sont sombres, noirs, les montagnes ont un sacrée teinte, avec la roche et les glaciers, tout prend une teinte quasi métallique, c’est totalement différent de la journée, et tout est calme, on entend ce glacier craquer alors que la journée tout semble très statique. La nuit on ne le voit pas bouger, mais on l’entend bouger. Sans lune, c’est encore plus beau, on ne voit plus les montagnes ni les alentours, non, là on plonge complètement dans les étoiles, la voie lactée qui sépare le ciel en deux, c’est magnifique. Alors Bertand me suis, on s’installe et je lui montre. Il faut laisser une dizaine de minutes d’observation, et ensuite, lorsqu’on s’est imprégné de cette magnificence totalement gigantesque, je peux lui parler un peu, lui désigner Saturne et Jupier, quelques constellation, l’étoile polaire avec la grande et la petite ourse, Cassiopée…
Parfois, un alpiniste normal sort de la cabane, on entend la porte, puis on entend pisser par terre, fermeture éclair, porte, et fini, il est reparti dormir sans rien voir.
Ça c’est juste un échantillon de la magnificence et de la grandeur de Dieu, mais les gens ne le voient plus. Maintenant il y a le réseaux Starlink d’Elon Musk, des milliers de satellites pour un internet mondial, même dans les zones les plus reculées, et gratuit, embêtant pour ceux qui font de la photo-télescope, mais si c’est ce que veut le monde… ben le voilà, magnifique non ?
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