Le texte par Paterculus 2022-12-03 01:09:21 |
|
Imprimer |
Merci pour cette indication.
Mais pourquoi dites-vous "curieux" ?
Sous-entendez-vous qu'on ait volontairement tu cette information ?
En tout cas voici le texte du passage concernant le rapport entre les femmes et le sacerdoce. J'y ajoute un petit commentaire.
De nombreuses femmes souffrent parce qu'elles ne peuvent pas être ordonnées prêtres. Que diriez-vous à une femme qui sert déjà dans la vie de l'Église, mais qui se sent encore appelée à devenir prêtre?
Il s'agit d'un problème théologique. Je crois que nous amputons l'essence de l'Église si nous considérons uniquement la voie de la dimension ministérielle dans la vie de l'Église. La voie n'est pas seulement celle du ministère ordonné. L'Église est femme, l'Église est une épouse. Nous n'avons pas développé une théologie de la femme qui reflète cela. La dimension ministérielle, peut-on dire, est celle de l'Église pétrinienne. Je fais maintenant référence à une certaine catégorie de théologiens. Le principe pétrinien est celui du ministère. Mais il y a un autre principe encore plus important, et dont nous ne parlons pas, c'est le principe marial, qui est le principe du féminin dans l'Église, de la femme dans l'Église, dans laquelle l'Église se reflète parce qu'elle est femme et épouse. Une Église qui ne connaîtrait que le principe pétrinien, serait une Église dont on pourrait penser qu'elle est réduite à sa dimension ministérielle, rien de plus. Au contraire, l'Église est bien plus qu'un ministère. C'est le peuple de Dieu tout entier. L'Église est femme, l'Église est épouse. Ainsi, la dignité de la femme est reflétée de cette manière. Et puis il y a une troisième voie: la voie administrative. La voie ministérielle, la voie ecclésiale - disons, mariale - et la voie administrative, qui n'est pas du domaine théologique, mais de normale administration. Et dans ce domaine, je crois que nous devons donner plus de place aux femmes. Ici au Vatican, tous les postes dans lesquels nous avons mis des femmes, fonctionnent mieux. Par exemple, dans le Conseil pour l'économie, il y a six cardinaux et six laïcs. Il y a deux ans, parmi ces six laïcs, j'ai nommé cinq femmes, et ce fut une révolution. Le vice-gouverneur du Vatican est une femme. Lorsqu'une femme entre en politique ou dirige des choses, elle s'en sort généralement mieux. De nombreuses économistes sont des femmes, et ces femmes renouvellent l'économie de manière constructive. Il y a donc trois principes, deux de nature théologique et un de nature administrative. Le principe pétrinien, relève de la dimension ministérielle, mais l'Église ne peut pas fonctionner sur cette seule base. Le principe marial, est celui de l'Église conjugale, l'Église-épouse, l'Église-femme. Et puis il y a le principe administratif, qui n'est pas théologique, mais celui de l'administration, de ce que l'on fait. Et pourquoi une femme ne peut-elle pas entrer dans le ministère ordonné? Parce que le principe pétrinien ne prévoit pas d'espace pour cela.
Oui, c'est vrai, nous devons être dans le principe marial, ce qui est plus important. La femme est plus, elle est comme l'Église qui est épouse et mère. Je pense que nous avons trop souvent échoué dans notre catéchèse en expliquant ces aspects. Nous nous sommes trop appuyés sur le principe administratif pour l'expliquer, ce qui, à long terme, ne fonctionne pas. C'est une explication très concise, mais ce qui est important, c'est de mettre l'accent sur les deux principes théologiques: le principe pétrinien et le principe marial, qui composent l'Église. En ce sens, le fait que la femme n'entre pas dans la vie ministérielle n'est pas une privation, non. La place de la femme est beaucoup plus importante, et c'est une considération que nous devons encore développer dans une catéchèse sur la femme en considérant le principe marial. Et en parlant de cela, sur le charisme des femmes, permettez-moi de partager une expérience personnelle. Lorsque vous allez ordonner un prêtre, vous demandez des informations aux personnes qui connaissent le candidat. Les meilleures informations que j'ai reçues, les plus correctes, je les ai reçues de mon frère évêque coadjuteur, de mes frères laïcs qui ne sont pas prêtres, ou de femmes. Elles sentent les choses d’une façon ecclésiale pour savoir si cet homme est apte ou non au sacerdoce. Une autre anecdote: un jour, j'ai demandé des informations sur un candidat au sacerdoce qui était vraiment brillant. J'ai demandé à ses professeurs, à ses camarades de classe et aussi aux personnes de la paroisse qu'il fréquentait. Et j'ai reçu un rapport négatif, écrit par une femme, disant: «Il est un danger, ce jeune homme ne travaillera pas!». Alors je l'ai appelée et lui ai demandé : «pourquoi dis-tu cela?» Elle a répondu: «je ne sais pas pourquoi, mais si c'était mon fils, je ne permettrais pas qu'on l'ordonne: il lui manque quelque chose». J'ai pris en compte sa suggestion et j'ai dit au candidat: «tu ne seras pas ordonné cette année: attendons un peu, encore». Trois mois plus tard, le jeune homme a fait une crise et est parti. Cette femme est une mère qui a vu le mystère de l'Église beaucoup plus clairement que nous les hommes. Par conséquent, l'avis d'une femme est très important, et la décision d'une femme est la meilleure.
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|