Combien d'intervenants du FC en étaient ? par JVJ 2022-11-01 18:54:49 |
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Monsieur l'abbé Barthe peut témoigner qu'une jeune famille, assise sur les marches de la fontaine, le héla à la sortie du Panthéon avant de le féliciter chaudement pour son initiative, son courage, son sérieux et ses travaux.
Le Panthéon et St-Pierre sont à n'en pas douter de hauts lieux, comme la présence du président de la conférence épiscopale d'Italie (sur lequel je ne veux colporter les injures que de supposés tradis ou capétophiles opposés à l'A.F. d'heureuse mémoire sur le prétendant au trône de France, se plaisent à répandre).
Des prêtres souriants et solides, accessibles, font tellement plaisir. M. l'abbé se souviendra que je lui ai donné le chiffre accablant des séminaristes d'une rue toute proche, ce qu'il sembla découvrir.
Je craignais pour tout dire que Vigano ne se montre. Le cardinal Brandmuller fut bien courageux, mais il fut donc le seul cardinal à Rome pour assister à cette messe.
La dernière photo du blog mis en ligne montre une partie de la famille susdite aux vêpres, juste à gauche des fanons du pontife. Le papa et la maman sont en train de prendre des photos et pourraient donc fournir le contre-champ... On ne voit bien que l'enfant baptisé du nom du pape qui avait renoncé à sa charge trois mois plus tôt.
Une photo familiale autour de Mgr Bux est aussi partie très vite sur les téléphones de quelques amis...
Impression de voir au crépuscule ce qui restait de la tentative restaurationniste de Benoît XVI.
La chorale était magnifique et exceptionnelle. Le Panthéon n'était rempli qu'aux deux tiers et les corbeilles présentées à la fin de l'office n'ont pas été très remplies...
Je n'ai pas reconnu beaucoup de têtes pensantes du clergé français, pas plus que de laïcs médiatisés de la même nation. Je pensais que JM Guénois serait venu pour rendre compte, mais il était à Venise... J'ai vu fort peu de soutane dans ma semaine, sinon ce soir-là.
Il se murmurait dans les salons romains que le pape en personne était intervenu pour dégommer le célébrant prévu de la messe à St-Pierre : dingue d'autoritarisme. François est trop bon d'avoir toléré cette messe... Pour ma part, je ne veux plus entendre un clerc parler du pape régnant pour isoler deux phrases creuses ou anodines, histoire de citer le pape ou de faire croire qu'il est dans la continuité des deux précédents papes (!).
Des clercs me firent le compte rendu de la réunion du matin à l'Augustinianum, non sans me rappeler que ce lieu aux portes du pape avait loué quinze jours auparavant ses murs à un colloque de dentistes... J'avais signalé le récent beau colloque des 80 ans de Sources chrétiennes (sans donner un lien qui ne marchait pas pour moi...).
J'ai retrouvé des prêtres participants à ce pèlerinage à l'Orso 80, les laissant tranquilles et restant avec les miens...
Si le cher abbé F.H. me le demande (bravo pour vos échanges à ceux qui doivent tout au baron d'Empire Pinoteau dont j'ai annoncé ici la mort...), je puis lui dire combien j'ai pensé à la Lorraine en suivant la messe un soir à St-Nicolas des Lorrains en méditant sur les épitaphes à mes pieds, parlant de tel clerc du diocèse de Nancy... Les bancs ont été financés par les Wendel, avec croix de Lorraine. Le nouveau recteur était jusqu'en août le conseiller religieux de la Ière d'Orléans chez les Europe. J'ai aussi pensé à l'abbé F.H. en allant humer le calme et les miasmes de St-Anselme... Il y a aussi une inscription, unique, de Mgr de Forbin-Janson, à la prison Mamertine (photo disponible...).
J'ai vu sortir des clercs en soutane du Panthéon la nuit tombée, laissant la place aux hordes empêchées d'entrer depuis une heure et demie, peu avant la fermeture des portes, dans l'indifférence de la place pleine comme un oeuf. Drôle d'impression.
J'avais l'impression, malgré la clémence de ces journées romaines, que j'étais dans la Ville devenue fantôme, avec des hordes de touristes dans les églises (et le Panthéon, quel cirque en dehors de ces vêpres !), des confessionnaux relégués et totalement vides, un pape qui met mal à l'aise dans les conversations (que j'ai vu passer devant moi à 5 m dans sa voiture au pas, fenêtre ouverte...)... L'action catholique avait transformé le Gesu en bordel synodal avec conférencier prenant son café sur une table de communion. Je marchais dans des églises comme j'allais dans les musées ou au Palatin : les gens marchent au pas cadencé et forcé comme à la Sixtine, parlent à leur téléphone très fort, passent devant le Saint-Sacrement comme des balles, touchent portes et peintures, entrent habillés n'importe comment et avec casquette... A St-Louis le samedi, on ferme les portes pour un mariage et des baptêmes, sans donner d'horaires... C'est rude, mais je n'ai pas la solution.
Si mon point de vue intéresse, je puis ouvrir un nouveau fil sur Rome et l'écu nu du cardinal Vingt-Trois, sur le sentiment de malaise à la vue des armes du cardinal Barbarin à la Trinité des Monts, à la pensée de la tombe du cardinal Tauran à quelques mètres de mon Spritz (et si finalement Benoît XVI et tous avaient couvert sa vie intime ?)...
J'ai fait bisquer un journaliste rencontré (totalement par hasard !) chez un glacier à qui je disais avoir déjeuné le midi au même endroit qu'un évêque français (que je ne porte pas dans mon coeur) dont l'agenda n'indiquait pas sa présence romaine. Et toujours pour l'abbé F.H. : j'étais aussi à table à 3 mètres d'un ancien prévôt au patronyme martial que j'ai salué et avec lequel j'ai réactivé quelques souvenirs.
Je puis aussi faire saliver ceux, sans exception je pense par la force des choses, qui n'ont jamais pu prier et visiter la cellule - papale - de saint Pie V à Sainte-Sabine... Ou qui n'auraient jamais vu la galerie des portraits des maîtres généraux de l'Ordre des Prêcheurs...
Hier soir, repas devant la façade de la cathédrale de Gênes, fermée hélas trop tôt pour que je puisse prier sur la tombe du cardinal Siri et méditer sur le caractère très terrestre des conclaves (je laisse le Saint-Esprit très loin de l'Eglise de manière générale, et plus que jamais quand on voit les complicités épiscopales actuelles en France, même La Croix va finir par lâcher certaines mitres...).
Je rassure mes amis romains clercs : je me suis exceptionnellement relu. Il n'y aura pas moyen de vous identifier, alors que vous lisez manifestement le FC comme bien des évêques qui ne savent plus où s'informer ou se divertir...
J'ai retrouvé ce matin à la messe le bruit détestable bien français avant la messe et les têtes grises.
Je rentre d'un pays merveilleux pour apprendre que le vice-président de la CEF n'a toujours pas démissionné et que le très respectable archevêque de Lyon, d'origine haut-marnaise, a accepté une breloque de la république anti-catholique, comme le Père Guéneley. J'apprends aussi qu'on a trouvé en un éclair exceptionnel un successeur à l'excellent Mgr Ginoux. Mon retour en France commençait pourtant bien en découvrant la cathédrale impeccablement tenue de St-Jean de Maurienne (bravo à son curé !), avec les armes du pape et de l'archevêque (pourtant transféré à Metz !) sur le fronton, à la mode romaine...
Finalement, je préfère Rome. On y mange mieux et les Dominicains qui sortent de l'Angelicum n'ont pas honte de porter leur habit. Les rues sont aussi sales qu'à Paris, mais en moins bigarrées et avec fort peu de tenues islamiques.
La beauté, depuis l'Antiquité, nous assaille à chaque pas, ce qui n'est le cas qu'en Italie et en Grèce.
Il paraît que près de 30 nonciatures attendent leur nonce dans le monde et que l'épuration franciscaine est sévère à l'académie ecclésiastique (tout près du Panthéon, pour ceux qui, ignorant Rome, pensent que je m'éloigne du Panthéon...). La Minerve est hélas fermée pour longtemps dans sa nef, car le sous-sol du parvis a été déstabilisé par des travaux, comme à la cathédrale de Montauban.
Ceux qui sont soucieux d'éduquer leurs enfants ou les clercs qui respectent les enfants, savent combien c'est pour ces derniers une grâce que de péleriner dans ces conditions à Rome, avec des guides ecclésiastiques amis et de haut vol. Du point de vue spirituel et du point de vue historique (depuis le temple de Jupiter capitolin), surtout quand on a eu des cours exigeants de latin et d'italien dans son excellent collège sous contrat.
J'ai eu bien des pensées pour mes grands-parents qui, par exemple, n'ont jamais eu les moyens de sortir de France, et donc de pouvoir connaître la Ville. Tout le monde n'a pas d'ordinateur ou même de voiture... (petite piqûre de rappel au clergé qui balance l'argent par les fenêtres ou recrute des économes diocésains véreux ou incompétents).
Rome, c'est l'unique endroit au monde où l'on peut échanger dans un magasin une jeune dominicaine parisienne en guimpe qui travaille à la Secrétairie d'Etat. Les relations personnelles abattent les barrières très facilement. A Rome, on peut se retrouver devant la cellule du maître général d'un ordre ou saluer un cardinal, tandis qu'en France, croiser son évêque dans sa cathédrale ou obtenir une réponse à une question tient ordinairement de l'impossible.
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