Le Vatican de Bergoglio: Siège de l'athéisme liquide par Chicoutimi 2022-09-08 05:56:46 |
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Le livre d’Andrea Cionci (Le Code Ratzinger) a été commenté par un philosophe: Diego Fusaro. Dans une entrevue accordée au Libero Quotidiano, il a livré des réflexions intéressantes. Il qualifie Bergoglio de «Gorbatchev de l’Église de Rome». Il a aussi déclaré que ''le Vatican de Bergoglio est aujourd’hui le siège de l’athéisme liquide'' et a reconnu que la sede impedita sera un jour officialisée, malgré l'existence d'une ''chape'' qui ''empêche la vérité d’émerger''. Voici donc quelques extraits qui ont été traduits par Benoît-et-moi:
Code Ratzinger: le commentaire d’un philosophe libre
07/09/2022
Question: Professeur, qu’est-ce qui vous a convaincu dans ce livre, plutôt l’aspect canonique ou l’aspect lié au «message» du Pape Benoît?
Réponse: (...) La thèse forte selon laquelle le Pontife est toujours Benoît, qui n’a pas fait un pas en arrière devant les loups, mais un pas de côté pour contrer les pouvoirs du nihilisme relativiste, est soutenue, en parfaite harmonie, par l’échafaudage de l’analyse de ses ''codes''.
Q. Pourtant, dans divers milieux catholiques traditionnels-conservateurs, on constate une certaine résistance à comprendre un tel scénario-choc – mais, en fait, décisif…
R. Il y a le fait que les puissances anti-chrétiennes n’arrivent jamais de manière déclarée, mais plutôt de manière presque indiscernable du Christ et de son Vicaire, comme le représente parfaitement la fresque de Signorelli dans la cathédrale d’Orvieto, où l’Antéchrist est presque identique à Jésus.
Je dirais cependant, avec Mark Twain, qu’ «il est plus facile de tromper les gens que de leur faire comprendre qu’ils ont été trompés». Beaucoup refusent d’admettre qu’ils ont été trompés par l’«élection» de Bergoglio, même s’ils ont une forte aversion pour ce que – en paraphrasant Nietszche – j’appellerais sa «théologie au marteau» qui implique la dissolution de la doctrine catholique. Comprendre le Code Ratzinger et la réalité de la Sede impedita nécessite un travail conceptuel et herméneutique que peu sont prêts à faire.
Q. Un pape qui n’est pas le pape : peut-on imaginer une imposture plus titanesque sur le plan historico-politique? L’illégitimité du «pape François» semble être la clé de voûte d’un système d’impostures plus vaste et plus général, qu’en pensez-vous?
R. Bergoglio est certainement l’une des pierres angulaires du nouvel ordre du capitalisme mondial et constitue un centre fondamental de diffusion de la pensée unique politiquement correcte qui devient ainsi également «théologiquement correcte». Je qualifierais Bergoglio de «Gorbatchev de l’Église de Rome» : pour la moderniser, il la détruit. L’Église doit être gardienne du depositum fidei, de la Parole du Christ, elle ne peut pas s’actualiser elle-même. Si elle s’ouvre au monde, elle se perd dans le monde: c’est ce qui s’est passé avec le Concile Vatican II. Le pape Ratzinger, à la tête de ce «petit reste» dont il parlait en 1969, tente de résister à la civilisation relativiste des marchés en s’appuyant sur la tradition philosophique et théologique catholique.
La tradition catholique, en revanche, trace une démarcation claire entre deux lignes de succession, la ligne papale, la sienne, et la ligne anti-papale de Bergoglio.
(...)
La résistance de Ratzinger est une résistance héroïque, et pour la reconnaître et la soutenir, il importe peu d’être croyant. Il peut y avoir des athées de l’indifférence qui portent des habits ecclésiastiques – ou même papaux, comme dans le cas de Bergoglio – et des laïcs en civil qui ont au contraire une forte vocation de vérité. Le Vatican de Bergoglio est aujourd’hui le siège de l’athéisme liquide : par cette expression, j’entends l’attitude de ceux qui disent que Dieu existe et se comportent ensuite comme s’il n’existait pas.
(...)
Q. Ceux qui ont lu le livre savent que la sede impedita sera un jour officialisée. Que se passera-t-il alors, à votre avis?
R. L’important est qu’il y ait quelqu’un qui soit prêt à forcer la vérité à émerger Il existe une chape, comme l’appelle Marcello Veneziani, qui empêche la vérité d’émerger. Cela ne se fera pas sans l’engagement de tous ceux qui aiment la vérité. Je pense que des publications comme le «Code Ratzinger» sont indispensables, c’est pourquoi j’ai essayé de donner une diffusion au livre. Je travaille moi-même à un texte sur la dissolution du christianisme, bien qu’à une échelle plus grande que l’histoire, pourtant centrale, de Bergoglio qui est responsable de cette évaporation. Le thème de ma recherche concerne l’inimitié entre la religion de la transcendance et le fanatisme de l’économie de marché : avec Bergoglio et sa théologie du néant, le christianisme s’évapore et laisse place à la pensée unique de la civilisation technomorphe.''
Source
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