Un abbé parisien a mis en garde ce matin contre cet acteur par JVJ 2022-06-26 11:35:16 |
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en disant qu'il venait d'avoir des obsèques civiles, qu'il était un grand séducteur (avec des femmes), qu'il a joué un rôle dans "Z" qui stigmatisait le régime grec des colonels. Pour toutes ces raisons, il ne faut pas regarder des films dans lesquels joue cet homme, d'autant qu'il a été recommandé par Laurent Dandrieu, (grand) critique de cinéma de Valeurs actuelles.
Même si Rebatet a tenu une chronique de cinéma dans Val'Ac', cela ne compte plus !
(j'ajoute pourtant que M. Dandrieu est traditionnaliste et l'un des journalistes les plus cultivés de France...).
L'abbé fulmine aussi contre le détournement scandaleux du mot "Credo".
L'abbé autorise seulement à regarder Trintignant lorsqu'il joue le rôle injustement décrié de Sepulveda, car il n'est pas dit que les Indiens et tout ce qui vient d'Amérique (jusqu'à l'élection du pape comprise) aient une âme. Il est toujours bon de rappeler que l'esclavage avait aussi ses vertus économiques et que le fouet donné aux esclaves sert uniquement à donner du rythme à ces fainéants, avant l'apparition de la techno.
Wikipedia dit en trois lignes que Trintignant était "de gauche" et anar de gauche, proche en sa jeunesse du PCF. Pour avoir regardé un documentaire sur lui cette semaine sur Arte en soirée, je puis attester que Trintignant se disait à la fin de sa vie très très à gauche. Disons que les acteurs de droite ou conservateur ou anarchiste de droite se taisent sur leurs convictions, par manque de courage, par politesse ou pour faire carrière dans le cinéma depuis 1945. Il est toujours de bon ton dans la """culture""" de se déclarer "de-gauche", comme s'en moque l'excellent Lucchini, même pour ceux qui ne le seraient pas. On peut faire la comparaison dans l'Eglise, même si de nos jours et depuis un certain temps, "droite" est un concept fumeux et impossible à définir, je sais.
On rêve d'un débat comme à Valladolid ou à Medina del Campo deux siècles avant, entre un partisan du motu proprio de François et un opposant. Et en latin.
Si l'index existait encore, pour les films et les acteurs, Trintignant serait sur la liste ! Et son ancienne bonne amie, Bardot, évidemment. Cachez ce sein...
Il faudrait aussi certainement farfouiller dans les vies privées pour traquer les divorcés, les séparés et les dames qui ont avorté, ceux qui sont passés par le PCF, les Juifs... Wikipedia aiderait d'ailleurs dans cette délation et ce souci de la pureté.
Je ne crois pas que le temps où le curé censurait de simples baisers soit à regretter aujourd'hui (cf. Cinema Paradiso, avec Agnese Nano pour Meneau soit dit en passant et l'immense Noiret, à noter deux passages qu'un ado ne peut pas regarder, dans la première version ou la version longue : je ne parle pas des baisers à l'écran ou des acteurs, même ces deux passages me gênent...).
Les paroisses étaient à la pointe du cinéma dans nos campagnes dans l'après-guerre, même dans le cadre du catéchisme (à Dijon ce fut un Dominicain respecté de tous les milieux, à tel point que le couvent transforma après le concile leur église en salle de cinéma pendant deux ans!).
Les parents, s'ils connaissent un peu le cinéma (antérieur à 1990...), savent ce qu'il faut faire pour proposer à leurs enfants. Les miens ont une liste longue comme le bras qui les oblige à attendre leurs 18 ans, comme je dis pour simplifier. Cela les frustre, c'est la vie. La nudité (des femmes) est ce qui coince souvent, même pour quelques minutes, ou la violence. Et c'est très bien ainsi. Mais les adultes, mon dieu !, sont bien assez grands pour discerner sans avoir besoin de l'avis de M. l'abbé (qui souvent ne connaît rien au cinéma) ou de la revue locale. On peut regarder "L'avocat de la terreur" sans devenir d'extrême gauche et poser des bombes dans la foulée, ou "Meurtre dans un jardin anglais" sans vouloir coucher avec la mère et la fille en milieu protestant...
Si ceux qui ont la bonté de me lire ont déjà vu dix fois "The hours", véritable méditation sur le temps et les vies compliquées, avec la sublime musique de Philip Glass (de la mauvaise religion...), je suis preneur de vos noms ! Vive Virginia Woolf !
Je ne remercierai jamais assez ceux qui m'ont donné les liens ici sur le film "Le visiteur" (visite apostolique (!) d'un monastère après le concile). Il y a une ambiance à nul autre pareil. Dix crans au-dessus de la daube nommée "Le nom de la rose"... (où un franciscain prend plaisir avec une femme et l'abandonne à la dernière minute du film, où un moine est homosexuel comme c'est bizarre..., où le rire est condamné par Aristote et un abbé à demi-fou, où l'on détruit des oeuvres malfaisantes, où l'on voit le contraste pourtant vrai entre la plèbe et les ors d'un monastère ... bref l'index !).
Un jeune prêtre en soutane de mon diocèse cite souvent des films dans ses homélies, mais je suis perdu, car sa filmographie commence aux années 2000...
Sepulveda
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