Dès l'annonce, fin 2010, de la journée d'Assise en 2011. par Scrutator Sapientiæ 2022-03-03 07:39:56 |
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Bonjour Luc Perrin,
Beaucoup ont commencé à se poser des questions sur le pontificat de Benoît XVI à partir de l'annonce, en décembre 2010, par Benoît XVI lui-même, de la journée qui a eu lieu à Assise, et à laquelle il a participé, en octobre 2011.
De là découle une interrogation légitime sur le degré de complétude, de sincérité ou de véracité de l'exposé des motifs relatif à la démission de Benoît XVI, dans la mesure où l'on peut penser que Benoît XVI a commencé à être dans l'obligation de ne plus être ratzingérien au moins un peu plus de deux ans avant sa démission.
En outre, on ne remédie pas à une chimère, présente au sein ou autour du Concile Vatican II, au moyen d'une autre chimère, présente à l'intérieur ou à proximité de l'herméneutique du renouveau dans la continuité.
Benoît XVI en a pris conscience, ou s'en est aperçu, et comme il a subi par ailleurs des pressions externes, notamment financières et judiciaires, et internes, de moins en moins supportables, il est compréhensible, sinon légitimable, qu'il ait fini par s'en aller.
A partir de là, une question s'impose : comment se fait-il qu'aussi peu de catholiques aient conscience du caractère pleinement anormal, voire tout à fait suspect, de la situation dans laquelle nous sommes, depuis février-mars 2013 ? A t'on déjà entendu un journaliste catholique expliquer que cette situation a la signification suivante : une institution, à savoir la papauté, sinon l'Eglise elle-même, n'est plus maîtresse d'elle-même, ou ne s'appartient plus, ce qui est déjà arrivé, dans l'histoire de l'Eglise, mais dans un contexte culturel et historique qui n'était pas de même nature ?
Bonne journée.
Scrutator.
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