Méditation sur la vie intérieure de la Très Sainte Vierge Marie avec M. Olier par ami de la Miséricorde 2022-01-05 22:26:52 |
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CHAPITRE IX. SOCIÉTÉ DE JÉSUS ET DE MARIE
Toutefois; voulant donner une sorte de satisfaction et de soulagement a jette portion de l'humanité du Sauveur, et lui faire passer avec quelque adoucissement la vie arrière de ce monde.
Dieu se rendit visible, en quelque façon, dans Marie et dans Joseph, pour converser sensiblement sous leur extérieur avec son Fils. Marie et Joseph étaient pour Jésus, victime d'expiation; une image de Dieu, dans laquelle il adorait sa providence temporelle, son amour envers lui et envers les hommes.
Le temple était bien pour Jésus un lieu de dévotion, parce qu'il y voyait une figure matérielle et morte de Dieu; mais en Marie et Joseph il voyait une figure vivante, spirituelle et divine de toutes ses grandeurs et de toutes ses perfections.
Quelle n'était donc pas la beauté intérieure de ces deux saintes personnes que Dieu avait fortifiées exprès de ses mains, pour le représenter lui-même à l'humanité souffrante de son Fils, et lui mettre toujours devant les yeux son vrai portrait et son image vivante dans le temps de son absence ! Ainsi la soumission de Jésus envers ses saints parents était fondée sur celle qu'il devait au Père éternel.
Néanmoins, malgré l'amour incompréhensible qu'il porte à sa Mère, malgré son obéissance religieuse à ses volontés, Jésus-Christ ne laisse paraître pour elle aucune faiblesse. Comme il vient réformer les défauts de nos coeurs, et nous donner le modèle d'une conduite parfaite, il évite, lorsqu'il travaille à l'oeuvre de son Père céleste, tout ce qui eût pu le faire soupçonner d'avoir, dans la personne de sa Mère, de l'attache à la chair et au sang.
Il se conduit à son égard de manière à servir d'exemple aux ouvriers évangéliques qu'il doit laisser dans son Église après lui; c'est ce qu'il fait paraître en restant secrètement au temple.
Il nous donne dans cette circonstance une instruction admirable de la manière dont nous devons agir envers nos parents en ce qui regarde les ordres de Dieu sur nous.
Quoiqu'il n'eût alors que douze ans, et qu'il fût encore sous la conduite extérieure de sa mère; quoique Marie fût la plus sainte mère qui ait été et qui sera jamais; quoiqu'il fût assuré qu'elle ne l'aurait pas détourné de faire la volonté de Dieu, et qu'au contraire elle l'aurait porté à l'accomplir dans toute son étendue et dans ses moindres circonstances, il ne voulut pas néanmoins lui découvrir son dessein, ni lui demander conseil sur ce qu'il avait à faire.
Par là il nous apprit que, dans les choses que Dieu demande de nous, il n'y a aucun conseil à prendre de nos parents, qui ne nous ayant pas été donnés de Dieu pour la conduite de notre âme, ne sont pas aussi les organes dont il veut se servir pour nous faire connaître ses volontés.
Source : Livres-mystiques.com
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