Si l'Etat et les communes ne payaient pas, les églises par JVJ 2021-11-21 10:50:21 |
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d'avant 1905 seraient vendues comme en Belgique, immondes comme beaucoup, fermées en masse par manque de crédit des catholiques.
Qu'on ne me parle pas des spoliations de la république, les modestes fondations seraient dépréciées de longue date et personne ne pourrait financer églises et presbytère sur les deniers des catholiques d'aujourd'hui. Un fidèle allant dans une chapelle éloignée mettrait-il un sou dans l'église de laquelle il relève ? Rien n'empêche vous et moi d'aider une commune, au demeurant !
Le maître-autel serait ordinairement détruit ou déplacé, les chaires supprimées, les tables de communion sciées et vendues...
Dans mon village ici, le boîtier de sonnerie des cloches est dans le confessionnal ! Et on ne peut sonner que le glas, les cordes des cloches que j'utilisais encore il y a peu ont été coupées, le sol est revêtu d'un vulgaire carrelage, l'ancien maître-autel a été avancé pour la caisse du bas et servir d'autel conciliaire, le tapis est une moquette en laine immonde, un meuble ikea est devant le choeur à droite pour servir la sono. Les bancs ont été supprimés, pas d'agenouilloir naturellement, aucun prie-Dieu à la ronde. Il doti traîner de mémoire un bouquet de fleurs sèches ou artificielles devant le reste d'une grille de communion. Et tout est à l'avenant ! Ce fut fait par des catholiques, la mairie et un prêtre mort dans les années 90.
Même remarque pour le mobilier et les ornements dans les sacristies qui seraient balancés, et c'est déjà souvent le cas. On peut rigoler quand certains diocèses lancent des inventaires (de biens qu'il ne leur appartient pas !), sans aucune compétence scientifique. "Trois chasubles, une verte, deux noires" ne veut rien dire.
La législation communale n'est pas même étudiée dans les séminaires, même le plus sérieux de France. On apprend cela sur le tas, sur le coin d'une table.
Dans des villages de 200 habitants quand il n'y a plus que deux familles pratiquantes et deux autres à peine concernées par le catholicisme, on trouve déjà du mal à fleurir la messe annuelle et à payer deux cierges.
Ce sont des dizaines de millions chaque année rien que pour les cathédrales.
Depuis soixante ans, les catholiques ont largement montré, grande partie du clergé et CDAS en tête, qu'ils voulaient supprimer et élaguer, mettre des statues au rebut, fixer des panneaux immondes, rarement nettoyer les bénitiers, ...
Quand on ne se sent pas héritier ou quand on y entretient la laideur par le bruit et un manque total de... sensibilité, quelque part, on ne mérite plus ces bâtiments.
Il y a une approche fonctionnaliste lamentable dénoncée dans un célèbre article de JM Leniaud. Ce truc ne sert pas, on détruit. Il n'y a qu'un seul Christ, donc un seul autel. Les chapelles peuvent accueillir les chaises et la sono, les arbres morts des derniers enfants du caté. Collégiale de Beaune comprise, visitée et haut lieu culturel, dans un état immonde à cause des catholiques et du clergé affectataire.
C'est souvent la loi républicaine et laïque qui protège du clergé et de certains catholiques, qui inventorie, qui restaure, qui étudie, qui protège.
A Notre-Dame, on sait que l'archevêque et ses amis veulent laisser une trace et un chemin pédagogique. L'Etat veillera à endiguer les revendications à la baisse. Les chapelles latérales et du déambulatoire sont dans un état parfait, comme les stalles. Donc, pas touche. Et les amis de Notre-Dame, heureusement indépendant de l'Eglise locale sauf le chanoine représentant l'archevêque, iront aussi de leur agitation scientifique pour calmer le jeu.
Pour un curé qui repeint une grille à ses frais, combien depuis le concile ont supprimé d'autorité chaire, statues et maître-autel. Cette détestation de soi relève du psy. Elle est assez catholique, avec la repentance et l'avenir toujours à la bouche, laissez les morts enterrer les morts (autant de phrases utilisées comme des sourates).
Pour le plaisir de le redire, les catholiques ne sont pas vus en France par les services de l'Etat (des gens formés et compétents au niveau des conservateurs, pour certains catholiques d'ailleurs) comme des personnes fiables, dignes de leur héritage... et propres.
Il suffit de voir bénitier, tapis de choeur ou de chapelles, panneaux, musique, poussière et même rats dans des cathédrales, pigeons, ... On se croit parfois dans les rues de Paris (abbatiale de Fécamp ou église de Caudebec en août, par exemple).
Parfois, un évêque vient inaugurer la réfection d'une église avec le conseil municipal composé de gens, désormais, sans pratique (ce qui n'était pas encore le cas par endroit il y a quinze ans).
Le chemin de croix a été descendu, les murs des chapelles passés à la peinture sans respecter les peintures XIXe s., le maître-autel a été vidé de ces cierges et du tabernacle, les bancs anciens ont été brûlés avec le confessionnal. Ah, quelle est jolie la nouvelle salle des fêtes communale ! Il y aura la messe une ou deux fois par an (les contribuables peuvent tiquer à l'idée de mettre de l'argent dans ce qui ne sert plus), plus de baptêmes puisqu'il n'y a plus d'enfants ou alors c'est centralisé, plus d'obsèques présidées par un clerc.
Ici modèle de bouquet sur le site du diocèse d'Amiens, la fameuse branche morte avec des cailloux. C'est carême. Manque une cagette. 
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