Mgr Tournyol du Clos: l'exorcisme par les laïcs par Chicoutimi 2021-07-31 06:48:34 |
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Mgr Philippe Tournyol du Clos, un des premiers prêtres à avoir rejoint la Fraternité Saint-Pierre et qui est un spécialiste de l'exorcisme (il en avait été question ICI) a abordé la question du droit des laïcs à réciter l'Exorcisme de Léon XIII dans son livre ''Le combat avancé de l'Église'' (2004) qui est d'une grande actualité.
En somme, l'auteur affirme que tous les fidèles peuvent réciter cet exorcisme, mais à titre privé (et non pas au nom de l'Église). Une telle prière ne vise pas à délivrer le corps d'un possédé, mais à libérer l'Église. Il encourage également l'usage de la version longue de cet exorcisme (qui a malheureusement été mutilé) car cette version reflète davantage la gravité de la situation de l'Église dont le Pape Léon XIII avait pris connaissance dans sa vision.
Je vous livre donc des extraits du livre:
Peut-on dire l'exorcisme de Léon XIII?
‘’Une certaine confusion – une confusion voulue et entretenue – laisse entendre qu’on n’a pas le droit de dire l’exorcisme de Léon XIII, à moins d’être soi-même exorciste. Deux documents du Magistère sont avancés : Le Rituel Romain de Pie XI et la Lettre de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, signée du cardinal Ratzinger. (…)
Qu’en est-il exactement?
L’Exorcisme contre Satan et les anges apostats, encore appelé Exorcisme de Saint Michel ou Petit Exorcisme (c’est improprement qu’on nomme Petit Exorcisme la Prière à Saint Michel en usage après la messe basse, dans la liturgie latine réglée par le Missel Romain de 1962), a été promulgué le 18 mai 1890 par le pape Léon XIII qui en souhaita la plus large diffusion. Il fut rapidement inséré, en appendice, dans le Rituel Romain avec les dernières bénédictions. À cette occasion, la Sacré Congrégation de la Propagation de la Foi notifiait la concession d’une indulgence partielle de 300 jours et d’une indulgence plénière (dans certaines conditions) pour les évêques et les prêtres qui avaient légitimement ''l’autorité'' de le prononcer. Mais il n’était nullement question d’en restreindre l’usage. Selon le désir du Souverain Pontife tout le monde pouvait le dire.
Un rescrit du 9 mars 1899 de la Sacré Congrégation des Indulgences en remania la disposition et en écourta notoirement le texte. La concession d’indulgences n’était plus indiquée. Il était toujours placé en appendice, aucune rubrique ne limitant sa portée ou son emploi.
Bien que sa finalité ne fut pas d’exorciser les possédés, la nouvelle édition du Rituel Romain du pape Pie XI, en 1925, l’inclut dans le chapitre réservé aux Normes et au Rite pour exorciser les obsessi. Surtout, il était assorti d’une rubrique restrictive, étrangement calquée sur l’ancienne concession d’indulgence de 1890: ''Cet exorcisme peut être récité par les évêques et par les prêtres qui ont reçu de leur Ordinaire l’autorité pour le faire.'' De là à soutenir qu’il ne pouvait être prononcé que par les exorcistes, il n’y avait qu’un pas à franchir.
I. Comment interpréter la restriction du Rituel de 1925?
La rubrique du Rituel Romain se présentant comme une adaptation du Code de droit canonique, pour l’interpréter justement, il convient de se reporter au Code de 1917 (canon 1151-1153). Là, force est pour nous de constater que celui-ci ne fait aucune allusion à l’Exorcisme contre Satan et les anges apostats. Le code de 1983 n’en fera pas davantage mention (canon 1172): l’un et l’autre ne traitent que des exorcismes solennels sur les possédés (et pour celui de 1917, de ceux liés au baptême, aux bénédictions et aux consécrations). On ne peut donc pas soutenir que le Code de Droit Canon interdise l’usage de l’exorcisme de Léon XIII à ceux qui n’en ont pas reçu la permission explicite de l’Ordinaire. On se demande alors quel sens donner à la restriction introduite dans le Rituel Romain de 1925.
La réponse nous est fournie par le canoniste C. de Clerq qui nous invite à remarquer que le canon auquel la rubrique restrictive fait référence ne traite que ''de l’exorcisme liturgique, avec surplis et étole violette.'' En d’autres termes, les normes édictées n’entendent pas régir l’exorcisme privé (Traité de droit canonique publié sous la direction de R. Naz, 1935, t. II, no 480, p. 421).
La concession de ''l’autorité'' par l’Ordinaire donne à l’exorcisme sa qualité liturgique d’acte public régi par le droit. Sans cette ''autorité'', l’exorcisme n’est pas un sacramental au sens strict. Il n’est qu’une prière récitée en son nom propre où l’autorité de l’Église n’est ni invoquée, ni engagée. Tout un chacun peut donc dire l’exorcisme de Léon XIII et nul ne peut s’appuyer sur cette rubrique pour l’interdire, sans commettre un abus d’autorité.
II. Comment interpréter la Lettre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi du 29 septembre 1985?
(…) Une lecture superficielle laisse entendre qu’il s’agit d’une interdiction de l’usage du dit exorcisme par les fidèles. Une lecture plus attentive montre que tel n’est pas l’intention du législateur. Il s’agit d’un rappel des normes, on l’a dit; or la seule norme rappelée est le canon 1172 qui ne traite par de l’exorcisme de Léon XIII, mais concerne l’exorcisme sur les possédés. (…) [Le contenu de la lettre] ne signifie pas l’interdiction pour les fidèles de prier l’Exorcisme contre Satan et les anges apostats, mais l’interdiction pour les fidèles de prier cet exorcisme sur des possédés dans le cadre de réunions de prières, parce que cela appartient en propre au prêtre délégué par l’Ordinaire (can. 1172).
La nuance peut sembler infime; elle est de taille. Loin d’être une interprétation tendancieuse, c’est la seule façon d’expliquer ce texte avec cohérence. Dans le cadre du combat spirituel du chrétien contre les esprits mauvais, il lui est permis de prier l’exorcisme de Léon XIII, mais pas d’usurper une fonction ecclésiale et sacramentale.
Au reste, la fin de cette lettre concorde bien avec cette interprétation : ''L’exposé de ces normes ne doit cependant absolument pas détourner les fidèles de prier pour que, comme Jésus nous l’a enseigné, ils soient libérés du Malin (cf. Mt 6, 13). En outre, les pasteurs pourront utiliser l’occasion qui leur est offerte pour rappeler ce qu’enseigne la tradition de l’Église en ce qui concerne la fonction propre des sacrements et de l’intercession de la bienheureuse Vierge Marie, des anges et des saints, dans le combat spirituel des chrétiens contre les esprits mauvais.''
Si l’on veut se faire l’écho fidèle du document romain, pourquoi n’en cite-t-on jamais la conclusion?
S’il existait un document officiel condamnant explicitement l’usage de l’exorcisme de Léon XIII par les fidèles, il en aurait été ici fait mention. Or il n’en est rien. Tout simplement parce que cette condamnation n’existe pas.
Dans une conversation privée postérieure à cette date, répondant à la question d’un Abbé bénédictin, le Cardinal Ratzinger lui déclarait qu’il n’y avait aucune interdiction pour les laïcs à réciter cet exorcisme.
III. Les traductions approuvées à l’usage des fidèles
Le Pape Léon XIII, qui attachait une grande importance au culte de saint Michel, avait exprimé le désir de voir cet exorcisme largement diffusé. La volonté du Saint Père était de mettre une arme nouvelle entre les mains de tous les fidèles. Le grand nombre des traductions vernaculaires approuvées à leur usage fait non seulement écho à ce souhait, mais montre bien qu’on n’a jamais voulu en interdire l’usage.
Nous ne citerons que trois traductions françaises :
- Celle munie de l’imprimatur du cardinal Dubois, archevêque de Paris, en date du 15 juin 1922, qui stipule: ''les laïcs suppriment les mots placés entre crochets [et appuyés sur l’autorité sacrée de notre ministère]'' et la fait précéder d’un avertissement d’importance: ''Cette prière, composée pour mettre le démon en fuite peut préserver de grands maux la famille et la société si, en particulier, elle est récitée avec ferveur, même par les simples fidèles. On s’en servira, spécialement dans les cas où l’on peut supposer une action du démon, se manifestant: soit par la méchanceté des hommes, soit par des tentations, des maladies, des tempêtes, des calamités de toutes sortes'';
- Celle munie de l’imprimatur de l’évêque de Coutances et d’Avranches (dont dépend le Mont Saint Michel, où l’exorcisme sera abondamment diffusé), en date du 5 mars 1931, qui stipule aussi: ''(…) Composé pour mettre le démon en fuite, cette prière peut être récitée par les simples fidèles comme toute formule approuvée par l’autorité ecclésiastique'';
- Celle munie de l’imprimatur du P. Castel, vicaire général de Montpellier, en date du 23 septembre 1934 (…).
IV. Ce qu’en disent les ouvrages de doctrine
(…)
Non seulement il n’existe aucune interdiction à dire l’exorcisme de Saint Michel, mais il n’y a aucune contre-indication à le faire. Pour preuve : l’examen attentif, littéral et théologique des textes qui le composent. On y trouve même une confirmation pour sa récitation par tout prêtre à titre privé, grâce à la réserve stipulant: qui n’a pas reçu ''l’autorité'' omet de l’invoquer. Le prêtre n’accomplit pas un sacramental, un acte public et liturgique, mais seulement une prière à titre personnel. Cette solution permet d’éliminer toute ambiguïté sur le plan canonique.
Il n’y a non plus aucun obstacle à sa récitation par les simples fidèles. À leur endroit, deux points pourraient présenter une difficulté: le premier où il est question de l’autorité; on l’a déjà résolu: la difficulté s’estompe dans la mesure où ils n’invoquent pas ''l’autorité sacrée'' d’un ministère dont ils ne sont pas revêtus.
Le second concerne les ordres intimés au démon. Ont-ils le droit de le faire? Les passages où l’on ordonne au diable de s’en aller présentent-ils une difficulté? Pour répondre, il est important d’attirer l’attention sur le fait que cet exorcisme n’utilise pas la première personne du singulier employée par le prêtre qui, en action individuelle, confère un sacrement (''je te baptise''), ou encore par l’exorciste face aux possédés (''je t’exorcise''). Mais l’on use de la première personne du pluriel (''nous t’exorcisons'', ''nous t’adjurons''). Ce pluriel marque une différence radicale entre cette Prière et la forme sacramentale. Outre le fait évident qu’il montre qu’en le récitant, les fidèles participent à une action collective de l’Église, et même qu’ils sont, à ce titre, conviés à le réciter en commun.
Enfin, le texte lui-même ne devient pas théologiquement erroné lorsqu’il en est fait usage par les laïcs. Les injonctions qu’il met sur leurs lèvres et dans leur cœur ne sont qu’un développement en parfaite conformité avec les principes de la saine théologie et de ce que Notre-Seigneur nous a appris à faire dans les tentations: ordonner au démon de s’en aller : ''Vade, Satana!'' Don Amorth se plaît à répéter qu’un petit enfant de quatre ans peut le faire!
V. L’exorcisme mutilé
Les avatars de l’Exorcisme contre Satan et les anges apostats ne devaient pas s’arrêter là.
Il apparaît, en effet, que le texte de l’Exorcisme actuellement connu et largement répandu, diffère sur plusieurs points du texte original publié par Léon XIII en 1903, la dernière année de son pontificat. Cette différence ne concerne pas l’exorcisme lui-même, mais la Prière à Saint Michel qui le précède et, en quelque sorte, en désigne la ''cible''. Outre quelques interversions sans importance, on relève principalement deux omissions:
- La mention de ‘’Saint Joseph, époux de Marie’’ a été enlevée de l’oraison.
- La description saisissante d’un danger menaçant l’Église a aussi disparu. La voici:
''L’Église, épouse de l’Agneau immaculé, des ennemis très rusés l’ont saturée d’amertume et abreuvée de poison; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu’elle a de plus sacré. Là où a été établi le Siège du bienheureux Pierre et la Chaire de Vérité pour la lumière des nations, là ils ont posé le trône de l’abomination de leur impiété; de sorte qu’en frappant le Pasteur, ils puissent aussi disperser le troupeau.''
C’est la dénonciation de l’infiltration satanique dont l’Église est l’objet, ayant pour but de mener à terme son plan d’apostasie généralisée. Un peu plus loin, Léon XIII désigne l’adversaire dans l’exorcisme proprement dit: ''omnis satanica potestas, omnis congregatio et secta diabolica.'' Ces précisions – du jamais vu dans un exorcisme – visent manifestement le ‘’Pouvoir occulte’’ de la subversion qui attaque l’Église et le monde, les ‘’Sociétés secrètes’’, et en particulier la Franc-maçonnerie. Pour oser affirmer cela avec toute l’autorité de sa charge, il est manifeste que le pape Léon XIII fut divinement inspiré.
Ce que pourrait confirmer l’évocation que voici:
''Selon la version la plus largement acceptée de ce qui s’est passé le 13 octobre 1884, après que le pape Léon XIII eût terminé de célébrer la messe dans la chapelle vaticane, entouré par quelques cardinaux et membres du Vatican. Il s’arrêta soudainement au pied de l’autel. Il se tint là environ dix minutes, comme en extase, son visage blanc de lumière. Puis, partant immédiatement de la chapelle à son bureau, il composa la Prière à Saint Michel avec instructions pour qu’elle soit dite partout après chaque messe basse.
(…) Cette ''vision'' provoqua aussitôt, chez le Pasteur suprême (qui connaissait le Secret de La Salette), une vive réaction de défense qui se traduisit concrètement par deux actes:
- La prescription de la Prière à Saint Michel Archange, après chaque messe basse.
- La promulgation de l’Exorcisme contre Satan et les Anges apostats.
Pour en revenir à cet exorcisme, remarquons qu’il convenait que la signification de cette vision fût explicitée dans la grande prière à Saint Michel Archange qui le précède, au titre d’argument pressant pour conjurer le Protecteur de l’Église d’agit sur le champ (…).
L’on peut déduire plusieurs considérations importantes:
- Avec cet exorcisme, expressément composé contre le père du mensonge parvenu à s’infiltrer jusque dans la Chaire de Vérité, Léon XIII donnait à l’Église en grand péril le contre-poison adapté. Divinement averti, le Pape la prémunissait contre un danger imminent et souhaitait qu’il fût récité largement par tous, prêtres et fidèles.
- Cet exorcisme, tel qu’il fut promulgué, montre, ou plus précisément confirme que le Christ, notre Chef, veille sans cesse sur son Église par le pape qui est son Vicaire.
- Mais qui fut à l’origine de sa mutilation? La réponse semble évidente: ce sont les mêmes ''ennemis très rusés'' que désignait le Pape, et qu’il venait de condamner dans la Lettre encyclique Humanum Genus.
- Les mêmes ne sont-ils pas à l’origine de son abrogation de fait (c’est-à-dire de son abrogation implicite, par non-considération systématique et persistante) et de son interdiction abusive?
(…) C’est pourquoi l’impie mutilation, désignant ceux qui voulaient se dissimuler, dénonce – du temps même de saint Pie X – la subversion parvenue aux plus hautes instances. Qu’elle ne soit pas demeurée inactive depuis, c’est ce que le pape Paul VI confirmera le 29 juin 1972, pour la fête de saint Pierre et saint Paul, dans une phrase désormais célèbre: ''La fumée de Satan est entrée dans le Temple de Dieu'' (Dans un article de Stefano Maria PACI (Trente Jours, no 6, juin 2001) le P. Amorth évoque ''les légions de démons qui se sont installées au Vatican.'' Et précise : ''Je n’ai aucun doute sur le fait que le démon tente surtout les autorités de l’Église, comme il tente toutes les autorités, celles de la politique et de l’industrie'').
VI. L’exorcisme des derniers temps
Il est évident que l’exorcisme de Léon XIII s’inspire de l’exorcisme de Paul V. Mais il en diffère sur un point essentiel: sa finalité. Alors que le Grand Exorcisme visait d’abord à délivrer une personne, celui-ci vise d’abord à libérer l’Église: ''Sois déraciné et chassé de l’Église de Dieu.'' En d’autres termes, son point de mire n’est pas le corps physique de tel ou tel homme, mais le Corps mystique du Christ qui est l’Église. Il ne s’agit plus de délivrer un individu d’une possession corporelle, mais de sauver les âmes – et l’Église – de la persécution et de la trahison dont elles sont victimes.
(…) Il revient donc à ''l’Ange du Jugement'', au ''Chef des armées du Seigneur'', au ''Vainqueur de Satan'' de se dresser contre le Dragon, ''déguisé en ange de lumière'', bien décidé à jeter ses dernières forces contre la papauté pour avoir facilement raison ensuite de l’ensemble de l’Église. Dans le passage mutilé, le pape expliquait: ''de sorte que, le Pasteur une fois frappé, ils puissent disperser aussi le troupeau'', citant la prophétie de l’Ancien Testament ''Je frapperai le pasteur, et les brebis seront dispersées.''
On se souvient qu’interrogé sur ce temps de la fin, Notre-Seigneur avait solennellement prédit ''l’abomination de la désolation dans le lieu saint.'' L’exorcisme des derniers temps répond à cette profanation du Sanctuaire qui fait se lever Saint Michel.
Enfin, sans mettre en cause l’efficacité de la formule abrégée, nous pensons devoir présenter à nos lecteurs la version intégrale, tel qu’il fut inspiré au valeureux Pontife par l’Esprit de Vérité, afin de rayonner en tous lieux la terrible réalité que le diable avait provisoirement réussi à occulter. Réciter par le plus grand nombre possible de chrétiens, en particulier les prêtres et les chefs de familles, l’Exorcisme contre Satan et les anges apostats protégera l’Église contre les menées criminelles de ses très rusés ennemis.
Prophétique tout autant que providentiel. Nous sommes convaincus que la foi de ceux qui le réciteront avec ferveur leur permettra non seulement de démasquer (pour eux-mêmes et sans crainte de revanche) les ruses multiformes du serpent apostat, mais encore d’éprouver la puissance redoutable de cette prière donnée à notre temps pour le salut de l’Église tout entière. Prié, si possible chaque jour, cet exorcisme obtiendra, ''par l’intercession de la Très-Sainte Vierge Marie immaculée Mère de Dieu, de Saint Michel Archange, de Saint Joseph époux de Marie, des saints Apôtres Pierre et Paul et de tous les saints'', que le père du mensonge soit expulsé du ''lieu où fut institué le Siège du bienheureux Pierre et la Chaire de Vérité''.
Source: Mgr Tournyol du Clos, Le combat avancé de l'Église. Une approche pratique de l'exorcisme (avec Imprimatur de Mgr Michel Kassarji, évêque chaldéen de Beyrouth), Éditions de l'Archistratège, Beyrouth, 2004, pages 57-71.
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