Les magiciens qui "mangeaient" des hommes n'ont-ils pas été réprouvés ? par Glycéra 2020-05-29 10:00:39 |
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Au Tibet, voir les récits d'Alexandra David-Néel, et dans d'autres endroits, il était de fait que certains "mangeaient" leur ennemi ou leur capture pour en acquérir la force.
Je ne ferais pas le détail de récits que je n'ai même pas pu poursuivre ...
L'Eglise a certainement eu vent de cela, et donné un avis ... pour le moins défavorable à l'exploitation du "matériau". Les sachants du Forum nosu le diront.
L'anthropophagie de Guillaumet dans les Andes n'avait pas le même concept. Et le Vatican ne condamna pas. (1)
Difficile de jauger cela quand on est au chaud et bien chez soi ...
Mais, quand il y a d'autres solutions, quand la survie pour le service (apporter le courrier pour Guillaumet) ne confirme pas une mission supérieure, pourquoi vouloir tordre peu ou prou la droiture des actes ?
Que je décide de survivre (=vivre plus que ce que la maladie semble proposer comme date supputée) juste pour durer plus, est-ce moral ? Est-ce divin ?
J'ai connu un homme avec une grande faiblesse, on vit un grave problème cardiaque ; on lui a proposé une opération lourde ; il a répondu :
- Je demande à ma femme, et puis je déciderai.
Son commentaire a été :
- J'ai vécu longtemps, chacun sait qu'il a une fin, qui est sa finalité, et le Seigneur sait ce qui est bon pour chacun. Pour moi c'est égal. Mais si ma femme préfère que je tente le risque, je le ferai pour elle.
Il le fit.
Opéré plus vite que prévu par suite d'imprévus dans l'agenda du chirurgien, cela fut le premier vendredi de l'année, = pour le Sacré-Coeur ; il rentra chez lui trois fois plus vite que tous les autres opérés de cette semaine là.
Parce qu'il entendait Dieu en lui ? Et qu'il Le laissait faire ?
Ce n'est pas l'Académie Pontificale qui aurait résolu son problème.
Alors, écouter en soi ?
Consulter ses proches familiaux ou spirituels.
Décider en soi.
Car là est la réponse divine !
Comme dit l'Académie citée : l'obligation n'est pas obligatoire...
Et je déteste chercher des dédouanements extérieurs.
La réponse est intérieure, là où Dieu habite.
Glycéra
très entière ...
(1) Extrait d'un article :
L'avion, réduit à une partie de sa carlingue, les ailes et la queue ayant été arrachées dans le choc contre les Rocheuses, servira de refuge précaire, à 3.900 mètres d'altitude, aux passagers blessés ou indemnes. En fait de vivres, ils disposaient de quelques barres de chocolat, de cinq nougats, de caramels, de dattes, de pruneaux secs, d'amandes salées et d'un petit pot de confiture.
On connaît la suite, parce que lorsque au terme de plus de deux mois d'expérience des limites les seize survivants furent retrouvés le 23 décembre, on apprit qu'ils avaient dû se résoudre, neuf jours après l'accident, à se nourrir des dépouilles de leurs morts. C'est Canessa, étudiant en médecine à l'époque, qui avait lancé l'idée: il y voyait la seule solution pour qu'ils ne manquent pas des substances nutritives indispensables. Ceux qui ne purent se résoudre à cette anthropophagie, de fait, ne résistèrent pas à l'épreuve.
Ce fait divers incroyable, une fois divulgué, fit instantanément le tour du monde. Même le Vatican s'en émut, qui publia un communiqué à l'époque accordant son «satisfecit» à la solution trouvée par ces naufragés de la Cordillère. Mais les survivants ont, dès leur retour, tenu à ce que le récit de leur expérience ne soit pas déformé. Ce sont eux qui, dès 1974, ont demandé au romancier anglais Piers Paul Read de relater leur histoire. Presque vingt ans plus tard, ils donnaient leur accord pour que Frank Marshall transpose ce best-seller au cinéma. Le film, «Alive», sort ces jours-ci sur les écrans européens. Ce qui explique que Fernando et Roberto accompagnent le réalisateur dans sa tournée de promotion.
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