Critique elle-même bancale par Paterculus 2020-01-28 14:44:30 |
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(En italiques, les passages de la critique d'un auteur inconnu publiée par la FSSPX.)
Pour le passage suivant, on aimerait des références :
En effet, la théologie du sacerdoce a été admirablement mise en lumière lors du concile de Trente pour battre en brèche le protestantisme qui l’attaquait. Mais les modernistes rejettent cette doctrine tridentine et, au nom de l’œcuménisme, ont élaboré une nouvelle théologie du sacerdoce et de la messe qui a été sanctionnée par le concile Vatican II.
L’aspect sacramentel et l’aspect cultuel, qui sont des notes constitutives du presbytérat, sont désormais confiés à tout le Peuple de Dieu, revêtu du sacerdoce « commun ».
09 Mais vous, vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple destiné au salut, pour que vous annonciez les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.
05 de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, le prince des rois de la terre. À lui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,
06 qui a fait de nous un royaume et des prêtres pour son Dieu et Père, à lui, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. Amen.
L’Eglise tout entière étant chargée de l’évangélisation, le prêtre doit donc être considéré comme un ministre de ce Peuple, et sa fonction est de représenter le Christ-Tête. C’est la théologie de la nouvelle messe.
Dieu, le seul Saint, le seul Sanctificateur, a voulu s’associer des hommes comme collaborateurs et humbles serviteurs de cette œuvre de sanctification. Ainsi, par le ministère de l’évêque, Dieu consacre des prêtres qui participent de manière spéciale au sacerdoce du Christ, et agissent dans les célébrations sacrées comme ministres de celui qui, par son Esprit, exerce sans cesse pour nous, dans la liturgie, sa fonction sacerdotale [35]. Par le baptême, ils font entrer les hommes dans le Peuple de Dieu ; par le sacrement de pénitence, ils réconcilient les pécheurs avec Dieu et avec l’Église ; par l’onction des malades, ils soulagent ceux qui souffrent ; et, surtout, par la célébration de la messe, ils offrent sacramentellement le sacrifice du Christ. Et chaque fois qu’ils célèbrent un de ces sacrements – comme l’attestait déjà, aux premiers temps de l’Église, saint Ignace d’Antioche [36] – les prêtres sont, de diverses manières, hiérarchiquement en union avec l’évêque, assurant ainsi en quelque sorte sa présence dans chacune des communautés chrétiennes [37].
Les prêtres sont ministres du Christ Tête pour construire et édifier son Corps tout entier, l’Église, comme coopérateurs de l’ordre épiscopal : c’est à ce titre que le sacrement de l’ordre les configure au Christ Prêtre. Certes, par la consécration baptismale, ils ont déjà reçu, comme tous les chrétiens, le signe et le don d’une vocation et d’une grâce qui comportent pour eux la possibilité et l’exigence de tendre, malgré la faiblesse humaine [92] à la perfection dont parle le Seigneur : « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48). Mais cette perfection, les prêtres sont tenus de l’acquérir à un titre particulier : en recevant l’Ordre, ils ont été consacrés à Dieu d’une manière nouvelle pour être les instruments vivants du Christ Prêtre éternel, habilités à poursuivre au long du temps l’action admirable par laquelle, dans sa puissance souveraine, il a restauré la communauté chrétienne tout entière [93]. Dès lors qu’il tient à sa manière la place du Christ lui-même, tout prêtre est, de ce fait, doté d’une grâce particulière ; cette grâce le rend plus capable de tendre, par le service des hommes qui lui sont confiés et du Peuple de Dieu tout entier, vers la perfection de Celui qu’il représente ; c’est encore au moyen de cette grâce que sa faiblesse d’homme charnel se trouve guérie par la sainteté de Celui qui s’est fait pour nous le Grand Prêtre « saint, innocent, immaculé, séparé des pécheurs» (He 7, 26).
Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique, qui ont entre eux une différence essentielle et non seulement de degré, sont cependant ordonnés l’un à l’autre : l’un et l’autre, en effet, chacun selon son mode propre, participent de l’unique sacerdoce du Christ [16]. Celui qui a reçu le sacerdoce ministériel jouit d’un pouvoir sacré pour former et conduire le peuple sacerdotal, pour faire, dans le rôle du Christ, le sacrifice eucharistique et l’offrir à Dieu au nom du peuple tout entier ; les fidèles eux, de par le sacerdoce royal qui est le leur, concourent à l’offrande de l’Eucharistie [17] et exercent leur sacerdoce par la réception des sacrements, la prière et l’action de grâces, le témoignage d’une vie sainte, leur renoncement et leur charité effective.
Benoît XVI est tributaire de cette théologie, qu’il a élaborée et vécue, ce qui l’amène à des affirmations tout à fait regrettables. Ainsi refuse-t-il de considérer la Croix de Jésus comme un véritable sacrifice et par là-même comme un acte du culte. Le pape émérite écrit : « La crucifixion de Jésus n’est pas en elle-même un acte cultuel ». La raison qu’il en donne est dérisoire : « Les soldats romains qui l’exécutent ne sont pas des prêtres. Ils procèdent à une mise à mort, ils ne pensent absolument pas à poser un acte relevant du culte ».
La Croix de Jésus-Christ est l'acte d'amour radical dans lequel s'accomplit réellement la réconciliation entre Dieu et le monde marqué par le péché. C'est la raison pour laquelle cet événement, qui en lui-même n'est pas de type cultuel, représente la suprême adoration de Dieu. Dans la Croix, la ligne "catabatique" de la descente de Dieu et la ligne "anabatique" de l'offrande de l'humanité à Dieu deviennent un acte unique. Par la Croix, le corps du Christ devient le nouveau Temple lors de la résurrection. Dans la célébration de l'Eucharistie, l'Eglise et même l'humanité sont sans cesse attirées et impliquées dans ce processus. Dans la Croix du Christ, la critique du culte par les prophètes atteint définitivement son but. Pourtant un nouveau culte est en même temps institué. L'amour du Christ, qui est toujours présent dans l'Eucharistie, est le nouvel acte d'adoration.
Ainsi refuse-t-il de considérer la Croix de Jésus comme un véritable sacrifice et par là-même comme un acte du culte.
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