En effet par azur 2019-08-11 14:18:03 |
|
Imprimer |
Personne n'en avait parlé!
Le début de la réponse de l'abbé de Tanoüarn à retrouver en page 20 de Monde & Vie 974:
Mgr Pontier, la CRC et le Concile
OÙ L'ON REPARLE DU CONCILE VATICAN II COMME POMME DE DISCORDE ET OÙ L'ON ENTEND PARLER A NOUVEAU DE LA CRC, LA CONTRE-RÉFORME CATHOLIQUE AU XXIE SIÈCLE... AU MOTIF QUE CE CONCILE, DANS LA LIGNE DE L'ABBÉ DE NANTES, SON FONDATEUR, LA CRC NE L'A TOUJOURS PAS ACCEPTÉ.
/// Par l'Abbé G. de Tanoüarn
Mgr Pontier. Archevêque de Marseille et président de la Conférence épiscopale jusqu'à la rentrée de septembre, a sans doute un côté un peu suicidaire, malgré son profil couleur murailles. Avant de partir, il a imaginé qu’il pourrait fermer définitivement le dossier de la Contre-Réforme Catholique, fondée naguère par l’abbé Georges de Nantes et dont les 120 religieux restent aujourd’hui fidèles à la pensée de leur fondateur disparu. La Congrégation pour la doctrine de la foi, qui est sans doute à l'origine de cet ultime rebondissement, a proposé un questionnaire, que chacun des 120 religieux devra remplir en rédigeant des réponses personnelles. Quelques semaines après l’expiration du délai qui lui était imparti, le frère Bonnet-Eymard, actuel supérieur et successeur de l'abbé de Nantes, offre aux abonnés de sa publication, Il est ressuscité, pour le numéro 200 de la revue, une mise au point qui paraît extrêmement solide à qui accepte de se plonger dans cette quinzaine de pages de théologie. Comme si l’esprit de l'abbé de Nantes revivait sous sa plume avec cette devise : la meilleure défense, c’est l'attaque. Je souhaite personnellement bien du plaisir à la Congrégation romaine, qui devra analyser ce long texte du point de vue de sa conformité à la foi catholique. Pas facile de trouver des hérésies dans tout cela ! Mgr Pontier a vraisemblablement eu les yeux plus gros que le ventre. Sans doute devra-t-il laisser cette polémique doctrinale à son successeur, Mgr de Moulins-Beaufort, fin théologien, qui avant de devenir le nouveau patron des évêques, avait en charge la Commission doctrinale de l’épiscopat français. D'ici là, au-delà des menaces et des insultes (le supérieur de la Congrégation des petits frères de Jésus et Marie n’a pas le droit sous la plume de Pontier à son titre religieux, pourtant bien modeste. On ne l'appelle jamais « frère » mais « Monsieur »), beaucoup d'eau risque encore de couler sous les ponts du statu quo. Ce n’est pas tant le problème disciplinaire que pose une congrégation sans prêtres qui est en jeu que la qualité doctrinale de la synthèse proposée par le frère Bonnet Eymard, au point qu’on ne voit pas trop quel théologien francophone dans l'Église conciliaire, à l'exception peut- être de certain vieux jésuite progressiste, serait aujourd'hui capable de répondre point par point à une telle mise en question.
Je voudrais donner un aperçu de cette théologie nantiste aux lecteurs de Monde & Vie. En tant que membre de l'Institut du Bon Pasteur, j'ai, avec mes confrères, reçu mission d'élaborer une « critique constructive » du concile (l'expression est dans nos statuts). J’ai, antérieurement à ce mandat romain, publié un livre sur cette question, Vatican II et l'Évangile. Le tirage papier est épuisé mais l’ouvrage est toujours disponible gratuitement sur Internet.
Aurions-nous obtenu ce droit à une constructive si Vatican II était réputé comme un concile dogmatique, comme tel infaillible ? Poser la question, c’est y répondre.
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|