Le dernier Concile n'est pas la cause mais une conséquence par PEB 2019-03-10 23:22:02 |
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En 1965, on était vingt ans après la capitulation des totalitarismes fascistes, et cinquante ans après la bataille de la Marne et de la prise du palais d'hiver. L’héritage passé fut rejeté parce que l'autorité s'était totalement dévoyée dans l'infamie de cette grande guerre de trente ans qui s'étala de 1914 à 1945. Beate Klarsfeld baffant un chancelier fédéral est bien un symbole criant de cette perte définitive de prestige des anciennes générations.
Si la transmission est impossible, comment maintenir la tradition vivante? Si la chaîne s'est rompue, comment garder le dépôt de la Foi? Si le message évangélique n'a plus de sens pour un monde préférant une vie hédoniste, à quoi bon sacrifier son existence, même en oblation d'allégresse au Nom du Seigneur?
Le Concile fut plutôt un genre d'administrateur judiciaire dont le but aurait été justement de proposer un plan de continuation d'activité. Le problème, c'est que les tentatives de séduction de nouvelles parts de marché ont fait long-feu. Pourquoi? Parce que précisément, elles ne pouvaient pas lutter contre les modes matérialistes qu'elles essayèrent de singer. Voir à ce sujet le film indépassable de Jean Yanne: Tout le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil.
Les milieux de Tradition, ou certains renouveaux charismatiques, sont justement les rares segments où un public restreint mais fidèle se sent encore membre d'une communauté forte et inspirée. Leur paradoxale liberté de ton et d'action a permis à ce petit reste de continuer à maintenir la présence d'un signe, signe de contradiction: évidemment.
Le risque, cependant, est de se laisser enfermer par la règle ou par le charisme présumé. Gare à ce mauvais levain de pharisien.
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