De la tolérance du Prince à la déchéance morale de l'Etat par PEB 2016-05-04 00:30:27 |
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Autrefois, le Prince chrétien faisait preuve de tolérance pragmatique vis-à-vis des minorités religieuses à condition qu'elles ne troublent pas l'ordre public et restent à l'écart de la délibération des affaires communes. A part ça, elles pouvaient prétendre jouir paisiblement d'une liberté pratique, y compris au for externe (mais de droit privé). Celui-ci consiste essentiellement à disposer pour les siens de la liberté de culte et de lieux de culte et d'enseignement cultuel. Ces structures n'étaient évidemment pas ouvertes plus que ça sur la place publique. On restait donc dans un cercle privé.
Cependant depuis le siècle dernier, le principe étatique est devenu comme suspect dans la défense des libertés fondamentales. Ce n'est plus en ces termes qu'il faut regarder le lien entre les puissances publiques et l’Église. Je ne pense pas qu'il faille imputer une théorie de l’État à la Révélation évangélique. En refusant de départager les héritages, en proclamant que Son Royaume n'est pas de ce monde, Notre-Seigneur a clairement refuser de fonder une quelconque réalité temporelle.
En revanche, l'organisation chrétienne de la société, qui n'a rien à voir avec un messianisme séculier, produit naturellement ses bienfaits. Mais ce n'est pas en suivant un schéma préétabli mais un développement organique de la raison et de la charité. Aujourd'hui, pourtant, la société moderne devient un obstacle à la liberté chrétienne. C'est là la vraie question de DH.
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