jeter la pierre est facile par jejomau 2016-03-16 10:40:52 |
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Ce matin, Jean-Jacaques Bourdin a piqué une vraie crise quand une auditrice est intervenue pour lui dire que la sphère médiatique attaquait trop facilement l'Eglise.
Croyez-vous que les autorités judiciaires auraient laissé Mgr Barbarin "tranquille" si elles avaient repéré quelque chose d'anormal ? Pensez-vous qu'il n'a pas été interrogé ? Si justement, il le dit dans sa conférence en soulignant qu'elles ont été très correctes et qu'elles font bien leur travail.
Les journalistes CHERCHENT la peau d'un cardinal en s'érigeant procureurs. Alors qu'ils ne le sont pas ! Ce que remarque aussi l'avocat de Mgr Barbarin qui précise qu'il n'a encore jamais vu ça, qu'il n'a jamais vu ces mêmes journalistes demander la démission des recteurs d'académie...
Maintenant je crois qu'il faut distinguer deux choses.
La première réflexion
L'Eglise a pris de nouvelles dispositions très strictes qui permettent de sanctionner tous ces cas en les dénonçant à la Justice. C'est récent. Il y donc, à mon avis, toute une phase transitoire actuelle dans laquelle on va avoir à traiter des cas anciens qui refont surface ou qui font surface et qui sont à la limite des prescriptions... Ne pensez-vous pas qu'il est temps de reconnaître l'intention profonde et bonne de Mgr Barbarin et de la hiérarchie ecclésiastique aujourd'hui alors qu'ils seront dans un entre-deux en cherchant à gérer au mieux cette période transitoire quand ils héritent de dossiers que leurs prédécesseurs auraient dû traiter plutôt que de les accuser de "couvrir" des faits, ou de "pratiquer une omerta" (gros titres journalistiques actuels) ??? Mgr Barbarin dit lui-même qu'il s'en remet à la Justice s'il a peut-être agi avec négligence à certains moments sans avoir tout saisi tous les tenants de ces affaires... Mais pour l'instant je vois que la Justice le laisse libre. Serait-ce que celle-ci pratique aussi une "omerta" en complicité avec l'Eglise ?
La deuxième réflexion
On confond allègrement et facilement deux domaines. Il y a le domaine juridique. Le cas du pédophile qu'on découvre avec les prescriptions judiciaires qui courent. Je vois d'ailleurs en lisant de nombreux posts que cela occuppe une grande partie des propos.
Cependant, on lit d'autres posts où l'on voit plutôt des liseurs soucieux des aspects moraux. Dans la conférence de presse à Lourdes, Mgr Pontier souligne bien cet aspect en disant qu'il n'y a pas de prescription ici-bas sur ce qui été fait. Donc comment concilier les choses ? Que faire d'un prêtre qui eu une attitude malhonnete à un moment donné mais dont la prescription joue maintenant (ou bien qui a purgé sa peine) et qui n'est plus redevable sur le plan jurdiciaire ? Faut-il qu'il ait à nouveau une responsabilité dans une paroisse oui ou non ?
Ceux qui portent facilement l'accusation envers l'Eglise soulignent d'ailleurs avec malignité ces deux contradictions.
Ne faut-il donc pas que l'Eglise aille plus loin que l'institution judiciaire en prenant des sanctions définitives appropriées dans ces cas-là ?
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