Mardi Yves et j'ajoute un mea culpa par Aigle 2016-02-16 17:03:29 |
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Ce livre montre néanmoins que je me suis trompé sur un point.
Le pape François croit fermement à l'existence du péché. Il ne cherche pas à relativiser les péchés, et notamment ceux liés aux mœurs ou au vol. Je me suis trompé en affirmant il y a quelques temps que le pape tendait à substituer au pêché celui d'infraction pénale.
Mais il développe sur le péché une analyse propre (enfin à ce qu''il me semble). En gros, le péché est une blessure et le pécheur est une victime qui commet le mal un peu malgré lui. Exemple : une prostituée est triste de se prostituer et rêve de se marier en blanc à l'eglise. Donc il n'est pas vraiment coupable et c'est pourquoi il est facile de pardonner.
Le patron, le riche, lui n'est pas une victime mais agit en toute connaissance de cause. Donc il ne s'humilie pas devant Dieu, ne reconnaît pas sa faute et ne peut pas été pardonné. Si j'ai bien compris.
Je ne comprends pas un point : au début du livre le pape explique que la miséricorde de Dieu est infinie et plus grande que sa justice comme le montre le fils prodigue. Puis au milieu du livre il y a ces mots très durs, très cruels, sans pitié pour les riches. C'est un peu contradictoire.
Vous me direz que saint Jacques est dur contre les riches. C'est vrai mais il insiste beaucoup sur les œuvres . C'est à dire qu'il ne dit pas que le pauvre est sauvé sans effort.
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