Le célibat sacerdotal n'est pas qu'une question de discipline par jejomau 2015-12-02 17:39:16 |
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je ne rejoins pas Benoit XVI sur un Saint Pierre qui aurait été marié... En ai-je le droit ? Oui, vous le savez bien. Ce n'est pas comme ceux qui professent le polygénisme : là, il s'agit du Magistère. On ne me demande pas mon avis (ni le vôtre): on me demande d'obéir en ce qu'il s'agit d'une Vérité enseignée par Dieu Lui-Même. Dieu ne se trompe pas : par conséquent, il faudra que ce soit les scientifiques qui se fassent les dhimmis de la religion catholique car ce qu'enseigne ma FOI est ici Juste alors que ce qu'ils professent est une véritable erreur... que le temps démontrera comme telle !
Concernant le célibat et la Tradition de l'Eglise, voilà ce que dit Mgr Tony Anatrella (zénit):
Dans la Tradition de l’Église latine le célibat est intrinsèque au sacerdoce sur le mode de la relation nuptiale du Christ à l’Église. C’est pourquoi d’ailleurs la Congrégation pour l’éducation catholique a rappelé dans une Instruction (qui canoniquement oblige les Ordinaires) que l’Église ne peut pas appeler aux Ordres sacrés des personnes homosexuelles.
Quant au lien théologique entre sacerdoce et célibat, Paul VI l’a souligné dans son encyclique sur Le célibat sacerdotal (1967) et Jean-Paul II dans Pastores dabo vobis (1992). Benoît XVI soutenait qu’il existe « un lien ontologique entre le sacerdoce et le célibat » (12 mars 2010). Tel est le résultat de la Tradition ecclésiale que nul ne peut modifier structurellement.
Le cardinal Lustiger avait raison de d’affirmer que le sacerdoce est lié au charisme du célibat qui permet d’authentifier l’appel de Dieu. Une vérité qui est attestée dès l’origine du Christianisme. En effet l’exigence du célibat sacerdotal ne commence pas au 12ème siècle avec le concile de Latran, ni avec le concile de Trente (1545-1563), mais dès la période évangélique lorsque le Christ affirme que « certains se font eunuques pour le Royaume de Dieu ». Cette phrase laisse entendre que déjà à l’époque évangélique, des disciples s’identifiaient au mode de vie du Christ. Les études récentes en exégèse et en histoire ont renouvelé les idées que l’on se faisait sur le célibat : un récent congrès à Rome l’a bien montré. On ne peut plus présenter le célibat comme une simple « exigence disciplinaire » de l’Église. Car qui peut donner sa vie pour une règle ? On ne peut donner sa vie qu’à une personne ici en l’occurrence à Dieu et à son Église à l’image du Christ puisque le prêtre est ordonné et configuré in persona Christi.
À écouter les médias le célibat aurait été imposé par l’Église au 12ème siècle pour protéger les biens de l’Église. Des affirmations qui méconnaissent l’histoire puisque cette exigence a progressivement été vécue bien avant pour des raisons théologiques et spirituelles.
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Can. 27. Un évêque, ainsi que tout autre clerc, n'aura avec lui que sa soeur ou sa fille si elle est consacrée à Dieu ; il a été décidé qu'en aucune manière il n'aura avec lui une étrangère.
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Can. 33. Il a été décidé d'imposer l'interdiction absolu suivante aux évêques, aux presbytres et aux diacres, ainsi qu'aux clercs qui assurent le ministère : ils s'abstiendront de leurs épouses et n'engendreront pas d'enfants ; quiconque le fera, sera chassé du rang des clercs.
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