Je ne savais pas que les séminaristes parisiens connaissaient une telle misère.
Can. 249 - Le Programme de la formation sacerdotale pourvoira à ce que les séminaristes ne soient pas seulement instruits avec soin de leur langue maternelle, mais aussi sachent bien la langue latine, et qu'ils aient des connaissances suffisantes des langues étrangères dont la pratique paraît nécessaire ou utile à leur formation ou à l'exercice du ministère pastoral.
"Sachent bien la langue latine" ne traduit pas parfaitement l'expression latine "linguam latinam bene calleant", car 'callere' signifie 'maîtriser'. Toutefois je ne partage pas l'analyse parue dans la revue Latinitas en 1983, qui estimait que 'bene' vient renforcer 'callere'. Ce dernier mot, ainsi traduit par maîtriser, exprime quelque chose d'absolu, ce qu'on y rajoute ne peut que l'amoindrir. Je suggère donc qu'on lise "qu'ils aient une bonne maîtrise de la langue latine".
Et vous avez raison de dire qu'il faut commencer par le latin, avant d'aborder le grec. Cette langue biblique est très facilement déchiffrable par quiconque connaît le latin et possède une édition bilingue du Nouveau Testament.
Bref, je me demande si les séminaristes parisiens, et les paroissiens auxquels ils seront envoyés, n'ont pas de sérieuses raisons de protester...
Votre dévoué Paterculus
PS. Sixte a raison, dans sa réponse à vote message, de souligner (mais je le fais à ma façon) que les clercs ayant supprimé le latin de la liturgie ont été des "idiots utiles" (pour citer le cardinal-archevêque de Paris) à ceux qui veulent "faire du passé table rase".
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