En 1962, on cherchait surtout à se distraire... par PEB 2015-01-14 13:27:12 |
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20 ans après la guerre, dans la frénésie de l'après-guerre, on revivait des années folles. L'Indochine et l'Algérie étaient derrière nous. Le mal insidieux était tapis dans l'ombre...
Mais une jeunesse allait se lever. C'est elle qui, en la personne de Beate Klarsfeld, alla gifler le chancelier allemand pour protester contre son passé nazi militant. C'était l'année 1968 qui est celle du procès des jeunes contre leurs pères et grands-pères.
Plus fondamentalement, 1945 était l'année de la rupture dans le chaos des ruines fumantes de Berlin. Lorsque l'on déclare criminel contre l'humanité un gouvernement et un régime entier, peut-on encore faire confiance à la puissance publique? Les enfants nés cette année glorieuse n'ont fait que consommer cette rupture.
Que peut-on recevoir d'un lignage fasciste ou traître collabo (ou jugé comme tel)? C'est là que le fil de la tradition s'est rompu. Les fils renient leurs pères pour renoncer à leur succéder, tant le passif est un joug impossible.
L'Eglise, en réévaluant ses actifs, a voulu faire le tri dans son propre trésor: « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » (Mt 13, 52) Saint Jean-Paul II l'avait bien compris lorsqu'il disait que le Christ est la véritable nouveauté. C'est en marchant à Sa suite que nous pouvons remettre à la miséricorde nos parents.
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