La notion de "progressisme adolescent" est commune aux deux textes. par Scrutator Sapientiæ 2013-11-19 07:47:42 |
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Bonjour Castille,
La notion de "progressisme adolescent" est commune aux deux textes, et je me suis contenté de rappeler qu'elle avait déjà été utilisée par le Pape François, en juin dernier.
Je suppose que vous faites allusion au "style" du Pape François, particulièrement caractéristique, dans son deuxième texte, du 11 novembre dernier.
J'ai moi aussi le sentiment d'une linéarité ou d'une progressivité toute relative, car elle est, pour ainsi dire, en ligne brisée ; aucune idée n'est approfondie ou développée au moyen de plusieurs phrases consécutives qui en décriraient toutes le contenu, d'une manière qui serait méthodique et progressive (comme par exemple sur ce modèle : d'abord, ensuite, en outre, enfin).
Il me semble qu'il y a
1 - un début, consacré au lien
a) entre la mondanisation des êtres humains et de l'agir humain,
b) et la mondialisation contemporaine,
l'articulation entre l'une et l'autre risquant de déboucher sur une axiologie hégémonique, ou, si vous préférez, sur une conception des valeurs et une relation aux valeurs complètement dominatrices ;
2 - un milieu, consacré au fait que certains, les progressistes adolescents, s'imaginent que tout, ou presque, est
a) modifiable, en direction de "l'avenir",
ou
b) négociable, en direction du "pouvoir",
en l'occurrence, en matière de fidélité à Dieu ;
3 - une fin, consacrée, d'une manière allusive et indirecte, à l'avortement, qui semble être, pour le Pape, l'équivalent, contemporain, des sacrifices humains qui ont caractérisé, dans l'histoire humaine, certaines religions non chrétiennes.
J'espère n'avoir pas succombé moi-même à la tentation (si c'en est une) de recourir à la ligne brisée, et je vous souhaite une bonne journée.
Scrutator.
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