Comme le terrain se réduit, on se rabat sur ce qui reste... par Athanase 2013-09-21 23:21:09 |
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C'est malheureusement ce que l'on peut constater quand des terrains (doctrine, liturgie, etc.) sont abandonnés. Par définition, Paul VI ne pouvait remettre en cause ouvertement le bazar liturgique ou la déliquescence théologique, parce que, en un sens, il les avait un peu ouverts. Non qu'il ait clairement souhaité ces brèches, mais, simplement, parce que par certaines ambiguïtés, il n'a pas osé les critiquer pour ne pas remettre en cause une ouverture au monde. Avec les résultats que l'on connaît. Hélas.
Mgr Lefebvre savait qu'il était vain de prêcher une morale, impossible de redresser les hommes, sans quelque chose de plus vaste qui repose sur une Foi transmise dans son intégralité. On ne peut reprocher aux gens leurs déviations si on ne regarde pas ce qui les cause. Ce qui les cause ? Et bien, justement, une absence de grands principes, une vie spirituelle déficiente engendrée par un flou total sur la Foi, une liturgie qui devient purement horizontale, etc.
On peut établir un parallèle avec les dilemmes d'une certaine gauche qui, elle aussi, n'a plus que la morale (sociétale) pour tenter d'exister. Pour quelles raisons est-elle arrivée au mariage homosexuel ? Un peu comme dans la situation espagnole avec Zappatero: impossibilité de remettre en cause le capitalisme, perte de l'électorat populaire, embourgeoisement des cadres, etc. Le discours sociétal cache un grand renoncement. Toutes proportions gardées, il en va de même dans l'Eglise: la morale est encore le domaine où l'Eglise peut s'illustrer.
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