en essayant de mieux l'expliciter.
Tout d'abord j'écarte les irréductibles exaltés des "deux camps" que je confirme aussi néfastes à mes yeux.
Quant aux catholiques progressistes sans préjuger de leurs intentions ils sont convaincus que l’Église doit s'adapter au monde au point de risquer de perdre son identité
C'est ce que le Pape François condamne en parlant notamment du mondanisme du clergé.
Quant au contact avec le monde, une simple remarque en ce que concerne les prêtres. Le moyen sensible que permet ce contact direct et permanent avec les fidèles et avec ceux qui ne le sont pas, c'est le port de l'habit ecclésiastique
Entièrement d'accord cf ci-dessous Père Michel Marie Zanetti Sorkine
Les traditionalistes veulent tout simplement être avant tout catholiques, ils ne sont pas arque boutés sur des doctrines discutables, ils veulent tout simplement être fidèles aux dogmes que l’Église à clairement défini et sur lesquels aucun vrai catholique peut légitimement s'en écarter
Sauf qu'ils ont tout ce qu'il faut pour sortir sans crainte porter à l'extérieur le Verbe de Dieu dans sa Vérité, tels qu'ils sont fondés sur le roc, et l'occasion de le faire leur est apportée par le Saint Père. N'oublions pas que la doctrine est au service du Verbe et non l'inverse.
Ensuite sur un point je mets dos à dos les uns et les autres, ils n'évangélisent pas, ils ne sortent pas de leur train train quotidien.
En France et en Europe où est le résultat de l'évangélisation? C'est à pleurer d'indignation quand on entend il y a moins de pratiquants mais ils sont meilleurs!
Bien des curés restent enfermés dans leur sphère paroissiale et leur équipe d'animation pastorale, au lieu à la manière d'un Père Zanetti Sorkine de sortir porter le Christ au monde qui l'entoure.
Voilà un modèle de prêtre qui pour moi caractérise l'Eglise qui sort d'elle-même, il faut faire attention aux propos du Saint Père qui s'adresse avant tout à l'Eglise que certains appellent conciliaire, car elle représente 95% de l'Eglise, c'est une critique en creux de cette Eglise qui depuis des décades s'éloigne sur notre continent de sa mission.
Quant à la Tradition il est temps pour elle de quitter cette peur humaine qui a fini pour certains par l'habiter aux risques de ne plus pouvoir aller vers le monde de peur de s'y compromettre. Ce n'est pas en ressassant indéfiniment les faiblesses, erreurs, fautes réelles ou supposées qu'elle contribuera à étendre sur le monde le règne du Christ, il lui faut maintenant montrer qu'elle est capable tout autant sinon plus d'évangéliser hors de ses sympathisants naturels, à condition bien entendu que "l'on" ne lui mette pas de bâtons dans les roues.
C'est dans ce sens que je trouve que les paroles du Saint Père nous invite à nous bouger tous, et nous ne valons pas mieux les uns que les autres, moi le premier