Merci, messieurs les abbés, par le torrentiel 2013-03-20 18:03:50 |
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Quelques réponses succintes, car j'espère vraiment, peut-être un peu vainement, que mon message pourra redonner du coeur pour recevoir le pape à nos chers coliseurs:
-Ce signe codifié par "la forme extraordinaire" est passé dans la piété de notre nouveau pape, et il n'est pas inutile d'en prendre exemple, pour faire passer notre foi de la tradition à la piété.
-De la piété à la piété filiale, il n'y a qu'un pas, et je saisis cette transition pour dire que de retrouver en effet le sens de notre appartenance à "la famille de dieu" pourrait revivifier notre attachement à la famille, élargie dans cette grande Famille où nous devenons fils du Père dans le corps du fils.
-L'eglise pauvre: tant que ça reste un slogan, on ne sait pas à quoi ça mène et ça rime. Mais je ne vous suis pas quand vous dites que l'eglise est déjà pauvre. Matériellement, c'est sans doute vrai; mais spirituellement, nous ne sommes pas assez dépouillés. De plus, l'eglise ne pourra faire l'économie de se démondaniser. Car si l'eglise est pauvre matériellement, mais reste mondaine en tenant essentiellement à occuper sa place dans le monde, elle me fait plutôt penser aux aristocrates ruinés qu'à nos malheureux SDF Un aristocrate ruiné ne vit pas bien, mais sait tenir son rang et donc ne connaît pas la pauvreté, qui consiste à tout perdre ou à savoir tout perdre sans avoir peur de perdre et en croyant devoir tout garder par devoir. Pauvreté spirituelle et mondaine, dépouillement et détachement. Il n'y a pas de vrai détachement sans dépouillement, ni de vrai dépouillement sans détachement.
Après "l'ouverture au monde", la démondanisation, c'est pas mal, quand même. C'est très mondain, la démondanisation? En profondeur, pas du tout.
Passer à un autre temps de l'eglise que le temps du concile, de la critique ou de la canonisation du concile et de l'après concile. Revenir aux fondamentaux scripturaires comme semble le faire le pape en s'abstenant pour le moment de citer le concile, qui n'est pas notre troisième testament ou notre second evangile de l'esprit-saint après les actes des apôtres. Revenir aux fondamentaux, à la pauvreté des anaouim et des béatitudes, voilà un moyen de sortir par le hautd'une chicane très séculière àpropos d'un ensemble de textes du siècle dernier. Maintenant, ne pas accompagner la pauvreté spirituelle d'un certain dépouillement, ce serait sauver le décorum. et trop insister sur la pauvreté matérielle, ce serait en effet de la démagogie. Le pape est latino-américain, qu'il soit un peu ostentatoire est peut-être dans son tempérament, faisons la part de celui-ci et inscrivons-nous dans le sillage de sa piété et de son invitation missionnaire à évangéliser, non pas assis sur un trésor que nous ne savons pas transmettre, mais en retrouvant l'esprit missionnaire et en reparlant de Dieu pour qu'à prier le Père Noël, grand régulateur de la consommation universelle, ou à contempler leur seule conscience, consolatrice de leurs âmes et régulatrice de leurs émotions, de leur moral et de leur morale, nos contemporains n'en viennent pas en effet à prier le diable sans le savoir.
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