Le jeunesse de Benoit XVI par Japhet 2013-02-16 14:02:29 |
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Petit résumé chronologique de la jeunesse de Benoit XVI pour appuyer mes premières affirmations:
En 1958 il est nommé professeur en dogmatique et théologie Fondamentale à l'École supérieure de Freising.
De 1959 à 1963 il est professeur titulaire de théologie fondamentale à l'université de Bonn.
De 1963 à 1966 il enseigne la théologie dogmatique et l'histoire des dogmes à l'université de Münster
Il participe au concile œcuménique Vatican II (quatre sessions de 1962 à 1965) en tant que consulteur théologique (peritus) auprès du cardinal-archevêque de Cologne Joseph Frings, qu'il aide à préparer ses interventions. L'un de ses travaux concerne la nécessité d'entreprendre une réforme du Saint-Office qui deviendra la congrégation pour la doctrine de la foi. Le cardinal Joseph Frings fit un discours, à l'élaboration duquel Joseph Ratzinger a participé, remarqué pendant le concile Vatican II, dénonçant avec vigueur le Saint-Office en novembre 1963 affirmant que les méthodes du Saint-Office « ne sont pas en harmonie avec les temps modernes et sont une source de scandale pour le monde entier ». Joseph Ratzinger était considéré pendant le concile comme étant réformateur. Pour Joseph Ratzinger l'Église devait revenir aux sources de la théologie catholique en remontant à la Bible et aux Pères de l'Église afin de pouvoir revivifier l'enseignement de la théologie et permettant de revitaliser la vie catholique. Cette revitalisation peut alors pour Joseph Ratzinger permettre d'effectuer l'aggiornamento, la mise à jour des pratiques, méthodes et structures de l'Église. Selon Joseph Ratzinger ce retour aux sources est la seule possibilité d'un dialogue authentique avec le monde moderne, l'Église étant alors « la continuation de l'histoire de la relation de Dieu avec l'homme ». La place du ressourcement ou retour aux sources vis-à-vis de l'« aggiornamento » est au cœur de la conception que se font les réformateurs du Concile Vatican II, certains ne considérant pas comme essentiel ce retour aux sources du christianisme dans la recherche de la modernité. Il soutient au cours du Concile la réforme de la Liturgie.
La thèse presque avortée de l'abbé Ratzinger sur Bonaventure et la place de la révélation de Dieu fut en grande partie reprise par le Concile Vatican II, dans la constitution Dei Verbum, qui considère que la révélation de Dieu, n'est pas une simple affirmation de Dieu, mais doit être comprise comme une rencontre de Dieu avec l'homme.
Après le concile, de 1966 à 1969, il enseigne la théologie dogmatique et l'histoire des dogmes à la faculté de théologie de l’Université Eberhard Karl de Tübingen, à la demande du directeur de l'Université le théologien Hans Küng .
Participant au comité de rédaction de la revue catholique libérale Concilium qui entend prolonger les travaux de Vatican II, il a fait partie des mille trois cent soixante théologiens qui, en 1968, signent une pétition demandant une réforme du Saint-Office de façon à donner plus de droits aux théologiens suspectés d'erreur doctrinale.
Face à l'augmentation des tensions, comme la pétition de l'été 1969 demandant « Qu'est ce que la croix de Jésus sinon l'expression d'une glorification sadomasochiste de la souffrance? », conduisent Joseph Ratzinger à considérer que « quiconque voulait dans ce contexte continuer à être progressiste était contraint de renoncer à son intégrité », il décida donc d'enseigner dans la nouvelle université de Ratisbonne.
En 1969, il devint titulaire de la chaire de dogmatique et d'histoire des dogmes à l'université de Ratisbonne et vice-président de celle-ci.
Un mémorandum signé de neuf théologiens allemands, dont fait partie Ratzinger, et daté du 9 février 1970 signale une « situation alarmante au sein de l'Église ». Adressée aux évêques d'Allemagne cette pétition affirme que « l'Église a l'obligation de procéder à une modification » au sujet du célibat des prêtres. On peut y lire : « Notre réflexion est centrée sur la nécessité d'examiner la question du célibat sous un jour critique pour l'Église latine en Allemagne et dans le monde ». Mettant en avant le criant manque de vocations et la difficulté pour l'Église de recruter de jeunes prêtres, les signataires demandent que soit étudiée la réelle nécessité de cette règle de discipline.
En 1972, il participe à la fondation de la revue théologique Communio, créée par plusieurs théologiens dont Urs von Balthasar, Henri de Lubac, Jean Daniélou.
Il est nommé à la commission théologique internationale par le Pape Paul VIA. Il développe des relations avec Henri de Lubac, Jorge Medina, Louis Bouyer et Hans Urs Von BalthasarA.
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