Oui, mais la question posée par le torrentiel 2013-01-22 22:38:18 |
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serait forcément beaucoup plus précise qu'une pétition de principe, puisqu'elle devrait déboucher sur une loi.
bien sûr, le référendum est un risque, mais c'est le risque de mesurer le degré d'adhésion de "la volonté générale" aux lois et à la volonté de dieu.
Ne pas substituer un "totalitarisme naturaliste" qui ferait fi du fait que beaucoup (dont votre serviteur) doutent de l'existence de la loi naturelle sous la forme archi codifiée par un magistère qui ne se contredirait jamais, que beaucoup de liseurs défendent sur ce forum.
Le "totalitarisme de la loi naturelle" revient à se demander si on a encore moins le droit de douter de l'existence de la loi naturelle que de l'existence de dieu.
Je trouve que Jeanne smits est très indulgente avec la position de l'abbé de tanoüarn qui ne peut pas, dans le même article, rappeler une position de principe et, ensuite, récuser le référendum au nom de modalités pratiques, qui, chez lui, se ramènent à une peur dupeuple (que je n'ose appeler démophobie), une peur que les médias ne transforment le peuple en foule et que le peuple désinformé ne réponde pas à la question posée.
J'ai bien aimé une remarque d'un des commentateurs de cet article qui dit qu'il faut distinguer entre un débat et un vote, un débat cherchant la vérité et un vote renseignant sur l'état de l'opinion.
Je sais que c'est un raccourcis plaisant à faire pour les ennemis irréductibles de ce régime, mais la démocratie n'est pas totalitaire en ce sens qu'elle ne cherche, ni à détenir, ni à imposer la vérité. elle cherche le consensus, dans le meilleur des cas, d'une opinion (ou "volonté générale") adhérant aux lois de dieu.
Quoi qu'on en dise aujourd'hui, aucun régime politique ne s'est mis à l'abri d'adopter des lois arbitraires, opposées à la Loi de dieu. Le "droit divin" derrière lequel se drapaient les rois n'était qu'une tartuferie pour mieux se faire obéir. Un autre commentateur du métablog explique très bien que saint-Paul parle du respect de l'autorité civile en principe, mais qu'il ne donne pas une onction particulière et personnelle au détenteur de l'autorité civile.
A tout prendre, je préfère "le totalitarisme" (on aime les grands mots comme celui-ci, aujourd'hui), le totalitarisme du consensus au totalitarisme de "la loi naturelle" sur l'existence et l'interprétation de laquelle on n'aurait pas le droit de discuter.
J'écris cela, conscient que mon exemption de totalitarisme ne s'applique pas à "la démocratie idéologique", qui est un contenu de gouvernement plus qu'une forme de gouvernement, démocratie qui tend à s'imposer dans le Nouvel Ordre Mondial, mais le référendum lutte précisément contre cette "démocratie idéologique".
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